Batman

Synopsis

Gotham City abrite un ange gardien silencieux: Batman. Sous le masque se cache Bruce Wayne, un playboy millionnaire encore hanté par l'assassinat de ses parents alors qu'il n'était qu'un enfant. Il jura de les venger et d'éradiquer le crime. Mais malgré son action, Gotham est toujours corrompue. C'est alors qu'un nouveau criminel apparaît: le Joker.


Bande-annonce

Informations

- C'est suite au succès de Superman que les studios ont décidé de lancer la production de Batman. Il va falloir dix ans pour que le film voit le jour. - Harvey Dent est joué par Billy Dee Williams (Star Wars) qui espérait être le méchant d'un prochain film. Dent est donc joué par un afro-américain. La Warner rachètera son contrat pour le remplacer par Tommy Lee Jones, plus bankable. - Vicky Vale devait être interprétée par Sean Young (Dune, Blade Runner) mais elle se cassa un bras à une semaine du début du tournage. Elle auditionna pour le rôle de Catwoman sans succès. - Robin devait apparaître dans le film, en tout cas le personnage de Dick Grayson. Kiefer Sutherland avait été retenu. Mais Burton rejeta l'idée, la scène ayant pourtant été story-bordé. Voici la version storybordée avec Mark Hamill dans le rôle du Joker (et le reste du cast VO de la série). - Le film a obtenu l'Oscar de la meilleure direction artistique et des meilleurs décors. - Michael E. Uslan, le producteur exécutif, est le seul à avoir participé aux 4 films ainsi qu'à la trilogie de Nolan. - Une première version comique a été envisagée avec Bill Murray (Batman) et Eddy Murphy (Robin) - Les studios ne voulaient pas de Keaton, trop axé comique, et ont fait auditionner Mel Gibson, Kevin Costner, Charlie Sheen, Pierce Brosnan et Tom Selleck. - Pour le Joker ont été envisagé Tim Curry, Willem Dafoe, David Bowie, James Woods et Robin Williams. Dans les deux cas, c'est Burton qui a eu le dernier mot. - Pour sa sortie VHS, le film a été éclairci car jugé trop sombre pour une diffusion salon. - La série Batman TAS s'inspire directement de ce film et reprend même certains thèmes musicaux.


Donnez votre avis !

Les avis (9)

  • Revu récemment pour différencier les œuvres de Tim Burton et de Christopher Nolan sur l'homme chauve-souris de Bob Kane... A vrai dire j'apprécie les deux réalisations de leurs deux films respectifs. On retrouve ici un Batman obnubilé par la justice et torturé par la mort prématuré et sauvage de ces parents..Mickael Keaton , le julien Lepers US est ecellent comme son ennemi de toujours le Joker interprété par un cartoonesque Jack Nicholson. Un chouette film à voir et à revoir comme les derniers sortis de Nolan avec Christian Bale. Une œuvre noire, gothique et divertissante comme le personnage de Tim Burton.
  • Totalement d'accord, Gothique est le mot parfait pour cette œuvre qui me rappelle justement les dessins de Janson dans l'arc "Gothique" de Morrison. L'oeuvre dans son style est parfaite, et reste la meilleure adaptation dans son style id est avant l'arrivée du réalisme Nolanien (autre époque, autres moeurs) Je trouve juste dommage de créer des origines au Joker (perso, le fait que ce soit un parfait inconnu me foutait la chair de poule), et de l'avoir autant connecté au Chevalier Noir (Le Joker crée le Drame, Batman crée la Comédie, ça fait too much).
  • Je trouve que c'est un bon film, avec une réel orientation artistique etc ... Mais en tant qu'adaptation, je lui met un zéro au feutre rouge indélébile, pour la scène qui m'a marqué étant petit. La scène dans l'usine avec la batmobile, ou batman TUE froidement sans remord et sans une once d'hesitation les sbires du joker
  • Un film au top ... Certe il a un peu vieilli visuellement (certains effets spéciaux sont un peu kitch et nous font sourire) mais le sombre mélange des décors, de la musique et des acteurs dégage vraiment une ambiance "Batman". Selon moi, c'est le film a voir pour découvrir l'univers de ce héros hors du commun.
  • Inutile de comparer le Batman de Burton et celui de Nolan, chacun ayant son point de vue sur le héros de la nuit. L'univers gothique de Burton, directement inspiré de l’impressionnisme allemand, rend la ville de Gotham vivante. Ce style colle tellement bien à la cité que les illustrateurs de comics s'en inspireront ensuite. Keaton est bon mais Nicholson est un virtuose qui "manie" le joker avec brio !!!
  • Bon film, je l'ai vu une bonne centaine de fois quand j'étais gamin. Bien sûr c'est un film de 1989 et il n'y a pas les effets spéciaux d'aujourd'hui mais c'est quand même bi n lieu que Batman et Robin de 1950 (rires).
  • LA référence Batman au niveau cinématographique.
  • Film exceptionnel.
  • Manifestement dans la continuité du "Superman" de 1978, rien qu'avec son casting réunissant acteurs récents, du vieil Hollywood, du Nouvel Hollywood... mais aussi de la Hammer, ou de Star Wars. Ou bien son générique de début et son thème musical grandiose... sauf qu'au lieu d'un voyage dans les étoiles, on erre dans des méandres dont on comprendra ensuite ce qu'elles représentent. Sur une musique pas aérienne mais sourde, funèbre, wagnérienne. Donnant l'impression d'être dans film d’épouvante gothique, avec même de l'Expressionnisme allemand - ces immeubles et cette batmobile semblant sortir de l'imagination déglinguée d'un quelconque architecte facho (en fait le regretté Anton Furst). Impressionnant et plein de l’énergie folle de Burton et de Nicholson, ce film est donc à l’instar du "Superman" de Donner une sorte d’opéra grandiose, mais plus dans un style sombre et taré. L’héroïsme au milieu de la noirceur. Tim Burton passe des petites villes aux grandes métropoles, et donc des films à moyen budget vers les gros blockbusters tirés de licence... en étant au bon endroit au bon moment, celui où ces blockbusters pouvaient encore se permettre d'être plus bruts, plus sales, plus sexués alors qu'ils visent pourtant un public large. Et pourtant on voit bien qu'il n'a pas toute la liberté qu'il voudrait, sa mise en scène étant régulièrement ampoulée, le point de vue passant de journalistes qui enquêtent (représentant les spectateurs néophytes) aux personnages costumés, ses scènes s'enchaînant souvent bizarrement - l'arrivée du Joker en montage alterné avec le joli rendez-vous entre Bruce Wayne et Vicki Vale... de ce point de vue d'ailleurs, il est intéressant de noter le traitement de Bruce, pas du tout un homme en contrôle de de ses sentiments, se laissant aller à être séduit. Ce romantisme étant capital dans les adaptations de comics de ces années là, enchaînant les histoires à la Belle et la Bête. Il y a même un peu de Clark Kent chez ce Bruce, un peu emprunté, discret, vraiment lunetteux... intéressante façon de se mettre en scène comme un milliardaire quasi reclus plutôt que comme un playboy futile. Le film joue avec la connaissances des fans, montrant l'agression d'un couple avec son enfant dès le début, sans que ça ne soit les Wayne - on ne les verra que plus tard, et ils seront bien lointains : un article de fait divers, et un flashback qu'on peut remettre en cause (Bruce voit-il ce qu'il veut voir ?). On est un peu à la croisée des chemins, entre les frères Fleischer (l'ambiance Rétro et Art Déco), le Batman de 1966 (ce Gordon inefficace, ces repères criminels richement garnis, quelques dutch angles), et l'ère Reeve donc... Bref, une époque où déjà, la lourdeur de la production pousse le scénario dans ses retranchements, et amène à un moment donné à de gros raccourcis scénaristiques (Vicki dans la cave - ce qui sera raillé dans la suite). Comme une ébauche ayant pavé la voie à la version, plus complète, de Nolan, plus explicite en ce qui concerne l'utilisation de la force létale chez Batman - et qui reprendra une quantité de scènes ("Je suis Batman", l'ennemi trop intime, l'attaque au gaz, le nihilisme du Joker, son absence de thème musical, sa chute finale mais différente), ainsi qu'un tournage en dur... mais avec maquettes et décors, la caméra restera toujours moins restreinte pour Burton, en comparaison. Jack Nicholson (tel César Romero, mettant le Joker à son niveau plutôt que l'inverse) et Michael Keaton (le Bruce Wayne mince, frisé et raide comme la justice) partagent des yeux furibards aux sourcils circonflexes... Kim Basinger est une magnifique dulcinée qui crie beaucoup... les "jouets" sont fantastiques et la Batmania sera totale... la musique de Danny Elfman donne un tel rythme que ça permet de passer les diverses incohérences. Notamment dans un dernier acte absolument dantesque. Formidable ! Succès monstre. Inspiration d'un paquet d'autres films (on réentendra régulièrement Elfman). Un vrai film, autocontenu... Et pourtant, ça n'est encore qu'un amuse-gueule par rapport à ce qui va suivre.