Le puissant guerrier Conan est chargé, par la maléfique reine Taramis, d'escorter la princesse Jehnna en territoire ennemi, dans le but d'aller voler la corne du dieu Dagoth, contre la promesse du retour à la vie de la femme qu'il aimait et que la mort lui a ravie. Mais Conan se laisse duper par Taramis dont les motifs réels cachent de plus noirs desseins.
Deuxième épisode réalisé cette fois sous la houlette de Richard Fleischer, ce Conan est résolument plus familial. Beaucoup d'humour est introduit, notamment via le personnage de Malak, mais Conan également fait des plaisanteries. Il y a toujours de l'action, mais s'en est fini des grands thèmes lyriques et le scénario peu poussé noie le côté prestigieux qu'on trouvait dans le premier opus. Les scénaristes ont voulu être plus prêts des comics, il y a donc plus de fantastique même s'il prend source également dans les nouvelles de Howard. Mais le côté niais introduit par les personnages de Shadizar plombe l'ensemble. Un film donc pour un public plus jeune, plus féminin. On retrouve l'aspect guerrier de Valeria via le personnage de Zula, mais celui de Jehnna est parfaitement ridicule et juste bon à tenter de vendre le film auprès d'une clientèle féminine adepte - mais pas trop - des biceps de Schwarzy. Arnold est tout de même le bon point du film, il a pris du muscle par rapport au premier volet. Son costume, ses cheveux et sa posture sont très proches de la version de John Buscema. Akiro est beaucoup plus présent, moins mystique mais il fait le lien avec le premier film et donne une certaine dimension au personnage de Conan, via son rôle de narrateur. Quand on se penche sur l'histoire du film, il aurait pu être pire. Le lien avec Valeria n'existait pas dans la première version du script. Heureusement, Roy Thomas a pu finalement intégrer des éléments de ses histoires écrites pour Marvel (l'offre de résurrection ; Zula...). Le succès ne fut pas au rendez-vous, le public voulait du barbare et de la mythologie. La troisième partie voulue par Roy Thomas ne verra jamais le jour. Fleischer réalisera tout de même Red Sonja, adapté du personnage éponyme. Pour des problèmes de droits, le personnage de Conan ne put être utilisé dans ce film, alors qu'il croise l'héroïne dans les comics. Mais Schwarzy y interprète un personnage similaire nommé Kalidor (Red Sonja est d'ailleurs sorti en France sous le titre "Kalidor" avec Arnold sur les affiches – alors qu'il n'a qu'un rôle secondaire dans ce film). En conclusion, un film à voir, non pas pour un grand moment de cinéma mais ça reste un film sympa. Les plus fans vont encore me dire que je suis trop sympa, mais ayant découvert ce film très jeune, j'en garde le souvenir d'un bon moment d'aventures, qui a certes vieilli mais reste parmi ma liste de films que je pouvais voir trois fois dans le même après-midi. Encore aujourd'hui, regarder Conan le Barbare me donne envie de voir la suite de ses aventures. [b]Le saviez-vous ?[/b] - Une scène avec une araignée géante devait être tournée. Mais comme Krull se tournait en même temps avec une scène du même type, ils ont renoncé pour éviter le plagiat. - Dans la version comics du scénario, réalisée avant/pour le film, Dagoth a des ailes et le combat final a lieu en plein ciel. Il est également beaucoup plus violent. - Sarah Douglas (Taramis) joue Ursa dans le Superman de Richard Donner. Tracey Walter (Malak) joue Bob the Goon dans le Batman de Tim Burton. - Grace Jones a été nommée pour le meilleur second rôle féminin par l'Académie des films de science-fiction, fantastique et horreur de 1985. - Olivia d'Abo a eu le prix de la plus mauvaise nouvelle star et la nomination pour le plus mauvais second rôle féminin au Razzie Awards de 1985.
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