Superman II

Synopsis

Superman doit affronter Zod et ses acolytes, libérés de la Zone Fantôme et bien décidés à conquérir la Terre.


Bande-annonce

Informations

[b]Répliques cultes :[/b] Le président (VO) : Oh my God... [i](Seigneur Dieu...)[/i] Zod : Zod... [i](Seigneur Zod !)[/i] Zod : Qu'est-ce que vous voulez ? Luthor : Trois fois rien... L'Australie... Luthor : Bravo, notre plan a fonctionné ! Superman : Tu es une crapule, je savais que tu me trahirais Luthor. Luthor : Moi ! Je n'ai pas cessé de jouer votre jeu. [b]Anecdotes :[/b] - Superman I et II ont été tournés en même temps, mais vu le dépassement de budget Donner fut viré après avoir fini le I, ayant tout de même tourné la majeure partie du II. - Lorsque les 3 super-méchants arrivent à la Maison Blanche, on peut apercevoir l'acteur français Jean-Pierre Cassel qui joue le rôle d'un chef d'état major. - Superman pousse Zod dans un gouffre après l'avoir vaincu, Lois pousse Ursa et Non y tombe accidentellement. On les considère morts à la fin du film. Cela provoqua des critiques chez les fans, car Superman est un héros qui ne tue pas ainsi ses ennemis, et encore moins de sang-froid. Des scènes coupées mais non montées montrent les trois ex-Kryptoniens, devenus impuissants, emmenés par la police.


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Les avis (2)

  • La suite des aventures de l'homme d'acier venu de Krypton! Ici Kal-El/Superman/Clark Kent doit faire face au trio infernal du général Zod (vu brièvement dans le N°1) campé par l'excellent Terence Stamp (Star Wars Episode I/ Priscilla folle du désert/l'Anglais)..... Comme à son habitude beaucoup d'humour et d'action mais la director's cut de Richard Donner parti en cours de route est encore meilleure !!!! La version que Richard Donner aurait voulu voir au cinéma avant de se faire ravir sa place de réalisateur par Richard Lester suite à une mésentente avec la production. Une douleur apparemment persistante pour Donner (cf le bonus sur la director’s cut). Une mésaventure affligeante sachant qu’il avait réalisé efficacement Superman I. La director’s cut de Donner varie de la version ciné sur le début de l’intrigue, sur la révélation de Kal-El/Clark Kent/Superman à Loïs Lane (on passe d’une flamme à un revolver), sur la présence de Marlon Brando alias Jor-El (absent dans la version ciné), le sacrifice des images de son père et de la Forteresse de Solitude et sur le dénouement qui va dans le même sens que Superman I (la modification du l’Histoire humaine). Une version plus courte mais bien meilleure que la version ciné même si une scène importante qui n’était qu’un essai a des problèmes de raccord et si les effets spéciaux rajoutés sur certaines scènes sont assez visibles. A noter le dur choix de Kal-El entre un amour inconditionnel pour sa bien aimée et son destin de héros de l'humanité.
  • Richard Lester prend la suite d'un Richard Donner en conflit avec les Salkind. Pas un mauvais réalisateur, emblématique des Swinging Sixties anglaises, époque du Pop Art et donc complètement raccord avec les comics. Il y injecte des petits gags du quotidien, humour pas si lourd avec le recul (c'est mieux dosé que certains blockbusters modernes), ça fait partie de la screwball comedy et du cartoon - et ça permet bien sûr de rallonger la sauce quand on n'a plus les moyens pour avoir des scènes spectaculaires. Permettant de contraster avec des instants dramatiques qui ne sont pas du tout ignorés. S'y installe la routine habituelle - musique de John Williams (pas présent le reste du score), final souriant aux spectateurs - il y a encore quelques raccourcis faciles, poussant les limites de la Science (Superman met du temps pour arriver à Paris, on parle facilement dans l'espace), mais pas trop pour être complètement gênant. Car il s'agit d'un vrai film, suffisamment autocontenu, avec un résumé du précédent au sein du générique, un prologue à la James Bond, et une réécriture plus astucieuse des stratagèmes de Lois pour démasquer Clark - au final, elle le pousse à inconsciemment surjouer la maladresse, ce qui aura l'effet inverse. Certes avec l'arrivée des Kryptoniens, introduits dès le premier volet, on est dans une ambiance à la "Les Visiteurs" mais à l'envers - ce sont les terriens les "primitifs". S'ils passent beaucoup de temps à mettre le souk, surtout en zone rurale, ça sert l'histoire racontée ici : il faut des gens bien pour affronter les brutes, qui persécutent les plus modestes. Or en alternance des actions de la troupe du général Zod, tous bien caractérisés et aussi drôles que cruels (c'est connu, Terence Stamp joue très bien les intrus perturbateurs), la comédie romantique entre Lois, Clark et Superman met à nouveau au défi le héros de choisir d'avoir une vie ordinaire. L'éjection de Marlon Brando (question de fric) étant finalement une bénédiction tant l'acteur n'avait de toute façon pas grand chose à faire du film... ainsi la Mère (Lara /Susannah York) prend la place de "Dieu le Père", dans un scénario on l'on mêle la recherche d'humanité avec la sexualité. Jusqu'à ce qu'une confrontation avec une brute bien ordinaire lance le début des hostilités, ainsi que le sempiternel chemin de croix de Superman (littéralement, quand il doit revenir à la Forteresse à pieds) : être au service des autres, ça n'est pas compatible avec une vie d'amour exclusif. En tout cas pas à l'époque, où les scénaristes ne peuvent alors conjuguer Superman avec Vie de famille (à partir des années 90, ils y arriveront). Il faudra se battre, et ça sera spectaculaire, explosif, vicieux (Superman est prêt à frapper Ursa, Zod comprend qu'il faut s'en prendre aux civils)... Même avec un manque de fluidité - les effets spéciaux commencent à atteindre leurs limites - c'est encore assez excitant d'avoir une bataille aérienne en pleine ville. Déception par contre pour ce qui est de la place de Lex Luthor, réduite à celle d'un opportuniste lèche bottes d'aliens (scandaleux !), ayant un bol incroyable (rentrer fastoche dans la Forteresse de Solitude) ou juste avec une incroyable capacité de survie. Présent pour mieux voir Superman manipuler intelligemment Lex à la fin, un petit clin d'œil au premier film. Mais pour lui comme pour la brute dans le restaurant Diner, il s'agira de donner une leçon à des types qui terrorisent les innocents, pas de se venger - disons que les kryptoniens sont maintenant prisonniers dans les tréfonds de la Forteresse. Et le baiser final "amnésiant" peut être de la super hypnose (un vieux pouvoir dans les comics), ou être juste un mécanisme de défense kryptonien, tandis que qu'on y ajoute un chouïa de patriotisme... mais le sacrifice du grand amour, lui, reste. Dans les larmes d'une Lois qui comprend qu'elle ne peut pas partager l'homme qu'elle aime avec le reste du monde. Bouleversant !