Superman III

Synopsis

August Gorman est engagé par un véreux homme d'affaire pour ses talents d'informatique. Son patron désire utiliser les ordinateurs pour vaincre l'Homme d'Acier et arrive pour cela à créer une kryptonnite artificielle, capable de modifier la personnalité de Superman. Clark retrouve de son côté Lana Lang, son premier amour.


Bande-annonce

Informations

[b]Anecdotes[/b] - Annette O'Toole, Martha Kent dans Smallville, interprète ici Lana Lang. - Margot Kidder n'apparait que cinq minutes dans le film. des rumeurs ont dit que c'était en représailles de sa violente réaction après le licenciement de Richard Donner de Superman 2. - Contrairement aux autres films de la saga, le générique du film ne se déroule pas dans l'espace mais en ville, et donne le ton humoristique. - Dans l'intro du film, le garçon qui attend devant le photomaton pendant que Clark Kent se change en Superman, est celui qui interprétait le bébé Kal-El dans le premier film cinq ans plus tôt.


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Les avis (2)

  • Toujours réalisé par Richard Leister, le 3ème opus de Superman se fait sans Lex Luthor mais avec un méchant de la même trampe.....LE scénario reste bien inférieur aux numéros précédents bien que s'attachant à marquer les fans par un retour par Smallville et sa mythologie autrour du perso de Clark Kent !
  • Re Richard Lester, avec l'idée de présenter dès le début l'antagoniste du film, dans un générique audacieux "à ras du sol", et avec un enchaînement de gags émulant Jacques Tati... Sauf que ce troisième volet sera d'abord un film de Richard Pryor, engagé à cause d'un opportunisme mal placé (il a dit à la télé qu'il aimait le film, point). Mais un Richard Pryor limité, avec pas de gros mots, et que des gaffes pataudes à son actif. Ce doux dingue qui se découvre de supers capacités de piratage informatique, et accepte de commettre des infractions, c'est l'antagoniste quand-même, non ? Non, ça sera plutôt Robert Vaughn, équivalent du Lex Luthor homme d'affaires, dans un scénario traitant des crises énergétiques et de ceux qui en profitent - thème encore pertinent avec les années. Pas mal en fin de compte, ses acolytes (une sœur affreuse et une pépée faussement bête) étant également amusants. On a une continuation du thème de la dichotomie pour Superman, revenant au bercail à Smallville, sur la base de cette courte scène du premier film où il était incapable de s'intégrer au lycée. À cause d'une kryptonite de synthèse, lointainement inspirée de la version rouge, cette fois c'est lui qui deviendra progressivement une brute, qu'il devra non seulement affronter mais aussi tuer. Le moment le plus mémorable du film certes, mais toujours dans une déconstruction du personnage, comme si sa transition des histoires 2D des comics vers la réalité devait passer aussi par l'égoïsme, le sexe ou la vie normale. En l'occurrence Lana Lang montrée comme une femme ordinaire, qui a vécu, divorcée avec un enfant - donc que Clark aurait pu avoir (bien que la biologie kryptonienne...). Enfant qui représente aussi le parfait innocent, qui supplie le héros de guérir - il n'y aura pas vraiment une version sombre de Superman (pas eu le temps pour en arriver là), mais plutôt une version con et machiste, joué surtout comme un addict, et dont il existe aussi une autre version à Smallville - le pathétique Brad Wilson. En exergue de l'intrigue il y aura un pan du scénario qui traitera du danger de l'excès de technologie, mais tout ça est à peine survolé... et même l'IA vient s'ajouter au dernier moment, peut-être inspiré de Brainiac (qui était présent dans le traitement original) et réglé grâce à un setup moyen. Encore la routine et des raccourcis scénaristiques. Encore un simple épisode qu'on aurait pû juste avoir à la télé, capable de se passer de Lois Lane (comme de tous ceux qui ont trop soutenu Dick Donner), laquelle passe en coup de vent au début et à la fin, gâchant la possibilité d'un triangle amoureux avec Lana. Si peu de moyens (Pryor qui raconte une intervention de Superman, le même qui affronte des missiles sur un jeu vidéo), ça donne des scènes épiques bien trop raccourcies, sans vigueur. Toutefois, avec le recul, ça tient assez la route, il reste encore quelques bonnes qualités... tant qu'on détourne le regard quand Richard Pryor fait son numéro.