Ce #10 est une petite perfection à lui tout seul. L’action y est alléchante, fluide mais pleine de rebondissements. Graphiquement c’est parfait (Ah je l’ai déjà dit ? Bon…). La scène de l’évasion d’œil de Faucon restera culte dans l’histoire de l’univers Ultimate. J’ai eu des frissons même si ce n’était pas la première fois que je l’a découvrais. A la rédaction de cette critique, j’en rigole encore. Fallait oser, Millar l’a fait et je lui en remercie ! Plus cette saison se rapproche de sa fin, plus je me dis qu’elle est encore meilleure que la première. L’intrigue est vraiment géniale.
Mais quel numéro ! A chaque fois je me répète mais putain, c'est de la bonne ! On a vraiment la crème de la crème en ce qui concerne les comics ! Millar nous offre un grand cru de premier ordre qui attèle scénario, romance, sentiments, dialogues et dessins de hauts niveaux.
Il n' y a pas à dire, Ultimate de Millar est l'une des plus belle parutions de ses dernières années.
Ca ne traîne pas en longueur et ça ne va pas trop vite.
On y voit les origines des libérateurs et ceci est une sévère critique du gouvernement Bush qui se croit le gendarme du monde et qui veut tout contrôler : ainsi, Millar réussit un tour de maître en plaçant les Ultimates dans un contexte tout a fait réaliste et moderne : les héros sont à la solde du gouvernement et les autres pays craignent ceux-ci. On comprends mieux la démarche des Libérateurs maintenant et on en viendrait presque à respecter leurs actions.
On a aussi certaines scènes cultes de part leur intensité et les dialogues notamment celle avec Œil de Faucon qui démontre les talents du personnages mais aussi celle entre Natasha / Tony qui est superbement mise en scène : il pense a tout ce petit malin et il est presque aussi parano que Batman ! Et la façon dont il sort ses répliques : bah, mythique !
Le cliffanger n'est pas aussi attelant que les précédents mais rien que pour l'intensité de l'arc, on veut la suite.
10/10
Un numéro qui ressemble un peu à un numéro de transition après tout ce qui s'est passé dans le dernier mais n'empêche que ça bouge quand même bien et on a le droit à de super moments. Les origines des Liberators n'en sont pas vraiment mais permettent au moins de savoir d'où ils sortent et de dévoiler encore un peu plus la menace, tout en en gardant sous le bras. Les Ultimates eux gèrent chacun de leur côté ce qui se passe et les situations compliquées dans lesquelles ils sont et il s'en sortent plutôt pas mal les bougres. Les scènes Black Widow/Stark et l'évasion d'Hawkeye sont juste énormes, encore une fois on a là tout l'étalage du talent scénaristique de Millar. On voit donc les héros reprendre le dessus petit à petit, ce qui va surement être encore le cas dans les prochains numéro, préparant le terrain pour la grosse baston finale. Et c'est bien parce que de voir les héros en danger et surpassés par les "vilains" ça nous fait nous attacher à eux encore plus et avoir très envie qu'ils se délivrent pour taper du méchant, c'est une recette qui marche toujours.
Pour le côté géo-politique, Millar continu dans sa lancée et n'a pas froid aux yeux, il va au bout de ses idées, respect.
Ce numéro est donc dans la lignée de ce qui se fait de mieux sur la série, on peut dire ce qu'on veut la qualité baisse à aucun moment dans cette saison. Du très grand comic book.
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