Daredevil entre dans l'arêne !
Après plusieurs numéros assez moyens car consacrés à des seconds couteaux de l'univers Marvel, la revue Marvel Classic revient pour son neuvième numéro et met cette fois à l'honneur Daredevil !
Synopsis: Daredevil débarque dans les pages de MARVEL CLASSIC avec des épisodes signés Stan Lee et John Romita Sr, le duo légendaire de la série Amazing Spider-Man. Ce n'est donc pas un hasard si on retrouve Spider-Man en invité de marque, entouré d'ennemis de toujours comme le Bœuf et le Gladiateur.
Date de sortie : 18/01/2013
Prix : 5.9€
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Au niveau de l'édition, nous retrouvons la présentation habituelle de Panini Comics avec un édito en début d'ouvrage replaçant les numéros que l'on s'apprête à lire dans son contexte, ainsi qu'un court article très intéressant en fin de revue, écrits par Christian Grasse. Je vous laisse le plaisir de lire tout ça, d'autant qu'ils forment à tous les deux une très bonne introduction au personnage de Daredevil.
Passons en maintenant au contenu de la revue. Nous y retrouvons le tout premier numéro de la revue Daredevil, puis les chapitres 15 à 19.
Dans le premier chapitre, nous découvrons Daredevil en situation, dans son tout premier costume jaune. En revanche, cette histoire autour des milieux mafieux n'est pas si importante, le principal intérêt de ce chapitre étant de découvrir la jeunesse de Matt Murdock et le cheminement l'amenant à devenir l'Homme Sans Peur. Nous retrouvons comme toujours un Stan Lee en très grande forme. la narration est excellente et l'on ne s'ennuie à aucun moment. les dessins sont assurés par Bill Everett, ce dernier a un style plutôt sympathique pour l'époque qui semble assez réaliste. Malheureusement, il ne réalisera que cet unique chapitre de Daredevil et sera remplacé par la suite par des dessinateurs un peu moins connus, dont la qualité des dessins varie forcément.
Heureusement, deux années plus tard exactement, la série se trouve un dessinateur régulier de qualité: le légendaire John Romita ! Son arrivée sur la série lui permettra d'ailleurs de s'entraîner avant de rejoindre Stan sur une des séries principales de la Maison des Idées: The Amazing Spider-man. Il pourra donc s’entraîner à dessiner ce dernier pendant deux chapitres (la double-histoire de cette revue contenue dans les chapitres 16 et 17). Et ce dernier y fait déjà des merveilles ! Les poses des super-héros sont très classes et les scènes d'action sont un plaisir à suivre. Il est soutenu par Frank Giacoia qui fait également du très très bon boulot à l'encrage, en effet, c'est l'encrage particulier de ce dernier qui donne toute sa personnalité à cette série. Au premier coup d'oeil, il est aisé de voir que l'on ne se retrouve pas dans les pages d'ASM, de Thor ou des Fantastic Four grâce à l'encrage de ce dernier.
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Mais revenons-en au scenario ! Stan Lee nous donne son meilleur lors de ces 6 chapitres. Ses histoires sont comme toujours passionnantes et je pense que si vous découvrez le personnage et son casting secondaire pour la première fois, vous loes trouverez tous extrêmement sympathiques et très humains, et c'est bien là le talent de Lee ! Il développe de l'empathie chez le lecteur pour ses personnages et ça marche à merveille ici aussi. A aucun moment on ne ressent de pitié pour la cécité de Matt Murdock, au contraire, il en fait justement une force et l'utilise pour établir un lien très fort entre le lecteur et le personnage. En effet, tous les personnages ignorent que les 4 autres sens de Matt sont sur-développés et compensent largement sa cécité. Cela crée un lien au final très étroit unissant Matt au lecteur, et cela nous donne l'impression d'être une sorte d'ami proche de ce dernier. Par contre, cela ne nous empêche pas du tout d'apprécier tout autant Foggy et Karen, dont nous suivons également les pensées. Ces cases où tous les personnages pensent mais aucun ne parle sont d'ailleurs très bien faites et correspondent totalement à des scènes de la vie de tous les jours.
Mise à part Matt Murdock et "son" casting secondaire, Stan Lee a également créé pour la série des villains très charismatiques. Ils sont tous un petit peu des losers mais n'en deviennent pas moins attachant, comme le Boeuf, se retrouvant dans le corps chétif du Docteur Stragg après que ce dernier se soit emparé de son corps. Pareil avec le Gladiateur, dont nous faisons la connaissance en fin de revue, qui énervé par tous ces héros masqués décide de se venger d'eux en devenant un super-villain, ou bien le Maraudeur, ce criminel à l'ego sur-dimensionné et à la rafale optique aveuglante.
Ils se révèlent au final tous presque sympathiques et cela fait partie des gros points forts de Stan Lee. Ce dernier arrive à créer des villains qui provoquent au moins un peu d'empathie, ce qui donne forcément envie aux lecteurs de les retrouver plus tard (c'est d'ailleurs le cas pour le Boeuf, qui est apparu entre les numéros 2 et 14 par exemple).
En définitive, après des numéros consacrés à des seconds couteaux à l'intérêt variable, la revue Marvel Classic est de retour sur la bonne voie avec un excellent numéro introductif à Daredevil, qui nous permet de redécouvrir ses origines, mais également de le voir affronter des ennemis plus drôles les uns que les autres, et même se battre contre Spider-man.
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[onaime]
- L'humour omniprésent
- Les super-villains presque sympathiques
- La relation Matt-lecteur
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- Rien
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