Reverie
Après la conclusion du run de Rick Remender sur la précédente version, Secret Avengers renaît un mois plus tard de ses cendres encore fraiches avec cette nouvelle mouture écrite cette fois-ci par Nick Spencer, scénariste des douze premiers chapitres d'Ultimate Comics: X-men et Iron Man 2.0. Il est accompagné du dessinateur brésilien Luke Ross, qui a officié sur Spectacular Spider-man et Uncanny X-men.
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Comme la couverture le laisse penser, ce premier chapitre n'est ni une présentation de l'équipe, ni une introduction à cette série. Nous y découvrons l’enrôlement de Black Widow et Hawkeye dans la nouvelle initiative Secret Avengers, il semble donc que les plans de Nick Spencer soient de former cette équipe en quelques chapitres avant de les faire véritablement travailler ensemble. C'est une très bonne idée, car un peu à la manière des films précédant Avengers dans le Marvel Cinematic Universe, les premiers numéros de la série nous permettront de mieux connaître le nouveau statu quo de tous les membres, avant de les voir enfin évoluer ensemble dans une première aventure que nous espérons explosive.
Ces débuts sont plutôt efficace. Luke Ross donne d'entrée le ton de la série au niveau visuel, ses dessins sont plutôt convaincants. Ils sont assez réalistes tout en gardant un bel aspect dessiné, son encrage renforce cette impression et le gros plan de l'agent Coulson en milieu de numéro le montre tout à fait sérieux, entièrement grâce aux talents d'encreur de cet artiste. Ses dessins sont en plus très bien mis en valeur par la colorisation de Matthew Wilson, qui donne une teinte réaliste mais pas sombre, ce qui tranche d'entrée avec l'ambiance du run précédent.
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En ce qui concerne le scenario, nous nous concentrons ici donc sur l'enrôlement de Black Widow et Hawkeye et nous suivons donc une affaire les emmenant jusqu'à Budapest. Ce qui est intéressant, c'est que d'une équipe typée "black ops" agissant sous les ordres de Steve Rogers initialement en charge du SHIELD, puis non gouvernementale, cette dernière revient à la case départ et c'est une nouvelle fois l'agence qui s'occupe d'eux. Depuis Age of Heroes, l'équipe avait changé et s'était légèrement rapproché d'Uncanny X-force dans sa philosophie (.. la violence à un degré plus raisonnable cela dit), elle revient donc dans une mouture plus officielle, moins sombre, mais toujours dans un soucis d'efficacité et de discrétion.
Mais cette fois, la série pose la question de jusqu'à où une telle organisation a le droit d'aller pour protéger ses intérêts. Comme on le voit dans ce premier numéro, les membres de l'équipe subiront des lavages de cerveaux répétés afin de ne pas laisser entre de mauvaises mains des informations sensibles. On se rend bien compte de l'efficacité du processus puisque Hawkeye n'a rien à révéler, même sous la torture, tout simplement car il ne sait plus rien au moment de la mission. Ce premier numéro nous envoie donc au visage une question d'éthique et nous amène à réfléchir et c'est assez intéressant. Ces questions d'éthiques sont en plus renforcés par la conclusion de cette première histoire qui est tout de même assez horrible et nous renvoie directement à la question soulevée plus tôt.
Nick Spencer donne donc l'impression qu'il souhaite faire réfléchir le lecteur sur pas mal de questions d'ordre morale, ce qui est assez plaisant, mais la mécanique n'est pas très bien huilée et nous avons l'impression de ne pas avoir appris grand chose en fin de numéro.
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La série démarre donc relativement bien, mais le parti pris de faire réfléchir le lecteur est peut-être malvenu car bien trop présent d'entrée de jeu. Luke Ross imprime sa marque à la série et l'envoie visuellement dans une direction différente de la précédente mouture.
[conclusion=3,5][/conclusion]
[onaime]- La nouvelle direction artistique
- Les questions soulevées[/onaime][onaimepas]- Trop de questions morales soulevées
- Relative immobilité au niveau de l'histoire[/onaimepas]
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