Harry Potter + Morning glories + Soul Eater = Five Weapons
Vous ne connaissez sans doute pas Jimmie Robinson. Cet artiste américain est surtout connu pour son titre Bomb Queen, qui tourne autour d'une super-vilaine qui a banni tous les héros de sa ville. Le scénario est assez classique et ce sont surtout les dessins, très sexy, limites vulgaires qui font la renommé du titre.
Bref, Robinson n'est pas reconnu comme un auteur de génie et l'annonce d'une mini-série n'avait pas excité grand monde. Pourtant, son Five Weapons est une série très agréable à lire.
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Le scénario est à la frontière entre le manga et le film pour ado. C'est le premier jour de Tyler Shainline dans sa nouvelle école. Jusque là, tout pourrait être normal sauf que Tyler est le fils d'un des plus grands tueurs de la planète et que cet établissement est un centre d'entraînement pour tous les futurs assassins du monde.
Tyler débarque sans trop connaître le règlement et doit choisir entre l'un des cinq groupes qui composent l'école, chacun ayant sa spécialité: les couteaux, le bâton, l'arc, les pistolets ou les arts exotiques.
Mais Tyler ne veut pas choisir et va apporter son petit grain de sel dans les rouages de l'école et cela va entraîner des conséquences très intéressantes.
Cela pourrait paraître classique mais Robinson arrive à créer une atmosphère à la fois décalée, drôle, violente et intrigante. En 20 pages, il parvient à introduire une dizaine de personnages forts et ouvre de nombreuses pistes pour de nombreuses intrigues. L'école n'est pas le seul lieu ou se déroule l'action, on apprend vers la fin du numéro une information importante et le twist préparé par Robinson est très bien trouvé. J'ai hâte de voir la suite.

Côté dessin, il n'hésite pas à mettre de nombreux éléments graphiques secondaires dans les décors. Des posters détournés pour faire une blague par exemple.
La mise en page est assez stricte. Robinson n'utilise que des case de la largeur de la page et ces bandeaux sont à la fois très inventifs mais frustrants pour le lecteur. C'est très déroutant mais les dessins sont très beaux, et fournis donc on ne peut pas se plaindre.

J'ai cru, au départ que j'allais lire un ersatz de Morning Glories mais finalement, Five Weapons a sa propre atmosphère et un ton décalé qui le rendent moins dramatique que le titre de Nick Spencer. On tend vers du manga avec un statu-quo qu'on pourrait voir dans un shonen asiatique.
Servi par des dessins très frais, cela donne une série qu'on lit avec plaisir.
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[onaime]- Les blagues dans les décors
- Le concept de l'école
- Le ton léger et frais[/onaime][onaimepas]- Trop d'éléments pour une mini-série
- la mise en page trop stricte[/onaimepas]


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