Panini Comics

[Review VF] Ultimate Universe #6

La fin d'une ère
Ce sixième numéro de Ultimate Universe annonce la fin d'une « saison » qui a été pleine de promesses et de retournements de situation.
Miles Morales est dans la ce-pla ! Depuis Ultimate Universe #1 nous savons que Miles est LE nouveau spider-man. J'avoue avoir été un peu sceptique au début, car le personnage me semblait faible et inintéressant. Tout penaud et introverti. Mais depuis, il a pris un peu de courage. Dans ce numéro se termine l'arc qui marque le retour du Scorpion, et surtout, la relation entre le Rôdeur (qui est l'Oncle Aaron) et Miles. Son oncle essaye d'en faire son homme de main, de le manipuler, mais le petit n'est pas si bête et ne se fait pas avoir. Au départ il joue le jeu et aide même son oncle à battre le Scorpion (qui tentait de devenir le nouveau Caïd de la ville). Mais le final de cette première saison d'Ultimate Comics: Spider-man est à la fois poignant et violent. Le scénario est très bien consruit, on nous montre vraiment l'évolution et les doutes du petit Miles, sur qui le pouvoir et la responsabilité de Spider-man sont véritablement tombés dessus. A la fin de cette première saison, Miles est « fin prêt » pour être Spider-man. Les dessins sont toujours superbes, ce n'est plus Sara Pichelli mais nous gardons le même univers et la même ambiance graphique.
Cette première saison écrite par Jonathan Hickman aura été pour moi tape-à-l’œil et bordélique. Nous avons un vilain qui était tout mignon et héros des 4 fantastiques, qui crée une bulle ayant sa propre ligne temporelle, et a donc ici une évolution accélérée. L'idée de base était sympa, mais se retrouve beaucoup trop « apocalyptique » et « grosse ». Faire exploser Washington, résister à une attaque nucléaire, c'est pour moi beaucoup trop gros et inutile. La menace était gigantesque et au final le résultat est ridicule, la manière dont ça se termine est simpliste et minuscule par rapport a l'ampleur qu'a pris l’événement. Les dessins sont toujours aussi beaux par contre, contrairement à l'histoire qui se termine d'une bien mauvaise manière. Beaucoup de pistes et de choses ont été lancées dans cette saison une, mais très vite lâchées et abandonnées (quid du clan Eternels et des Célestes?).
Là c'est pour moi le même constat que pour Ultimates. Trop de choses lancées en l'air sans que ça retombe, on a suivi trop d'intrigues d'un coup (les sentinelles, le groupe de Jean Grey, le groupe de Kitty Pride, le camp d'enfermement, Magneto, Xavier et je dois en oublier). Mais aucune réponse à aucun, et on prend même le temps d'en lancer un autre à la fin de la saison … Les dessins ont été plutot bons pendant toute cette saison, avec un aspect très « Ultimate Universe », on a vraiment une marque graphique de qualité dans ces univers (X-Men ou Ultimates). J'avoue que cette fois-ci je n'ai pas critiqué vraiment le magazine, mais plutôt fait un point rapide sur cette fin de saison. Je parle depuis le début de saison, car nous pouvons considérer comme une saison, à la manière des séries américaines. Nick Spencer et Jonathan Hickman quittent leur série et concluent donc leur histoire (ou plutôt en ouvrent pour Spencer… ). C'était donc pour moi plus pertinent de parler de la fin de ces différentes ères. C'est au final un très bon Spider-man, et de moyens Ultimates et X-Men auxquels nous avons eu droit. Beaucoup beaucoup d'idées pour ces deux dernières, mais presque rien de terminer en 12 chapitres, et je pense qu'on ne verra pas la fin de sitôt vu qu'ils ont l'intention de lancer encore de nouvelles intrigues. Et c'est bien dommage. Spider-man reste la série fer de lance de l'univers Ultimates, même si le héros change et le ton de la série aussi, on garde du plaisir à le lire. C'est un univers toujours aussi sympa à lire et qui se suffit. Si vous n'avez pas réussi à vous procurer ou alors que vous n'avez pas eu l'envie de prendre ces premier numéros, vous pourrez vous lancer avec le #7 du mois de mai qui marquera le début de Bendis sur Ultimates et Wood sur X-Men. Mais attention ça ne sera pas pour autant facile d'accès. [conclusion=4][/conclusion] [onaime] – Spider-Man et Miles Morales - La qualité des dessins constante de l'univers[/onaime][onaimepas]- Trop d'histoires lancées en même temps... - Vraiment trop ! [/onaimepas]

Lordo

Fan de Comics, de Jeux Vidéo et de Catch, ancien rédacteur chez MDCU, je participe maintenant quand j'ai le temps sur le collectif Pop Fixion.

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Commentaires

  • Je trouve ça étrange de parler de saison et de comparer avec les séries US sachant que les 3 séries Ultimate ne sont pas du tout construite sur ce modèle là. Celle qui s'en rapproche le plus à la limite est Ultimate X-Men, mais à ce moment là, un arc représenterais simplement un épisode d'une série US et donc on est bien loin, très loin même d'une "saison complète" ^^' Dans le cas de Ultimate Spider-Man, c'est à peu près le même modèle que la V1 du titre, on passe d'un arc à un autre avec généralement un nouvel ennemis mais une continuité globale, pas du tout la construction d'une série US. Et Ultimates pourrait plus se comparer à un film (Comme l'a toujours été le titre avec ses différents arcs) que d'une série car la construction se rapproche bien plus d'un long métrage que d'une construction série.
  • Bendis sur Ultimates ? Il écrit Spiderman et Ultimates en même temps ? Sinon combien de temps va-t'il rester aux commandes ?
  • Bah là on est plus sur un principe de saison sur Ultimates et X-Men je trouve, car on nous lance beaucoup de piste qui seront surement résolu dans la prochaine "periode" (si tu prefere le mot période ^^). On a beaucoup de piste, de chose qui partent dans tout les sens comme une série, je pensais a Heroes par exemple, dans lequel on suivais plusieurs histoire sans en venir a bout directement, le cheminement était souvent long pour arriver a un final. Qui cette fois ci était quand même un peu faiblarde (que ce soit Ultimates, ou Xmen). Par contre pour Spiderman, je t'avoue que je n'ai lu que la partie Panini avec le reboot post ultimatum ^^ donc on a bien le même principe, mais je trouve que là on a vraiment eu une découverte du héros, les enemis était faiblard aussi voir inutile, le fameux Scorpion (que je ne connais pas dans l'univers Ultimates enfin pas vraiment est un meta humain d'aprés l'oncle de Miles), n'utilise même pas ses pouvoirs ou rien, on nous annonce le truc comme "LE RETOUUUUR DU SCOOOORPION" et au final en 2-3 pages c'est expédiés. On a du coup une découverte du héros plus qu'un récit classique avec un grand méchant par arc ^^ (ca ma rappellé un peu les premieres saison de smallville avec un freak of week qui servait de pretexte a la découverte des pouvoirs de Clark). C'est vraiment parceque l'on peux facilement trouver des similitudes a la construction de séries heroiques que j'ai mit ca ^^

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