[galerie2]http://www.mdcu-comics.fr/upload/news/news_illustre_1366308735_654.jpg[/galerie2]
Voici venue la suite et fin de cet event qui aura assombri l’univers DC pendant quasiment un an, entre 2009 et 2010.
Blackest Night s’impose comme étant l’un des titres phare de la continuité pré-reboot. Un must-have à ranger précautionneusement aux côtés de
Crisis on Infinite Earths et
Infinite Crisis. D’autant que la réédition en librairie d’Urban Comics n’est pas pour nous déplaire. On décrypte.
[galerie2]http://www.mdcu-comics.fr/upload/news/news_illustre_1366308323_672.jpg[/galerie2]
Pour ceux qui ignorent encore la valeur scénaristique de cette œuvre, rappelons juste que
Blackest Night raconte la résurrection de nombreux héros ou proche de super-héros décédés en tant que Black Lantern. Munis d’un anneau noir, leur seul objectif est de satisfaire leur immense faim en se nourrissant du cœur et des émotions des vivants. A la fin du tome 1, on apprenait alors que cette armée de zombies était en fait commandée par le dieu de la Mort,
Nekron. Sa vaste machination est alors révélée dans ce tome 2, les combats s’enchaînent pour la contrecarrer et Geoff Johns, le scénariste de cette série en 8 épisodes (plus un #0 publié dans
Blackest Night 1) confirme son statut de génie. Surtout grâce à un grand final certes légèrement hâtif mais qui promet une suite d’envergure.
Les Green Lantern restent toujours maîtres à bord de ce récit qui oscille entre le cosmique et la Terre, même si, comme je le disais dans la review du tome 1 (
ici), chacun de ces univers à son super-héros leader. Hal Jordan et les autres corps de Lantern parviennent enfin à se mettre d’accord pour s’unir contre Nekron et ses Black Lantern, les répliques de Larfleeze prêtent toujours autant à sourir, tandis que Barry Allen, le Flash ressuscité, tente tant bien que mal de défendre notre chère planète aux côtés de nombreux autres héros. Et pour renforcer encore plus la franchise Green Lantern, les combats ont lieu dans la ville d’Hal Jordan, Coast City où décidément il se passe peut-être un petit peu trop de choses.
[galerie2]http://www.mdcu-comics.fr/upload/news/news_illustre_1366309179_804.jpg[/galerie2]
Cette fin d’event se concentre essentiellement sur les combats. Les coups fusent de tous les côtés, les rayons de lumières illuminent les pages grâce à une équipe artistique toujours menée par
Ivan Reis qui est irréprochable tant les doubles-pages fourmillent de détails. Des super-héros en pagaille qui promet de longues heures de « Où est Charlie ». Mais le côté tape-à l’œil surgit quelque peu dans les dernières pages. Les couleurs vives sont sobrement mises en valeur par les fonds de page aussi obscurs que l’histoire, tout en évitant les aplats de noir. Et lorsque les cadres retrouvent le classique blanc, on sait déjà qu’on entame la transition vers la suite,
Brightest Day.
L
’édition d’Urban n’oublie pas de séparer chaque chapitre en rajoutant des croquis qui plairont aux fans de design de personnages. L’éditorial est toujours aussi clair et didactique mais aurait pu être amélioré en rappelant notamment ce qu’il se passe dans la série
Green Lantern Corps. Car l’arrivée soudaine de Guy Gardner, Kyle Lantern et Cie peut paraître confuse. En bonus, nous retrouvons toujours les extraits du
livre noir de Black Hand ainsi que les commentaires des auteurs qui nécessitent toujours autant d’aller-retour dans les pages. Viennent s’y ajouter, deux courtes scènes tirées de l’issue
Untold tales of Blackest Night qui ont été « coupées au montage. On regrettera d’en avoir que deux alors qu’
Untold tales en contient huit. Mais le nombre de pages aurait alors augmenté, donc le prix aussi.
[galerie3]http://www.mdcu-comics.fr/upload/news/news_illustre_1366312042_360.jpg[/galerie3]
Et quant à la présence d’un tie-in dans ce tome 2,
The Atom and Hawkman 46 que rien ne laissait préméditer, la seule explication qui me semble possible est la volonté d’Urban de faire le lien entre
Identity Crisis, publié en début d’année, et
Blackest Night. Et encore, lien, le mot est fort. Disons que ce tie-in contient des références que tous les lecteurs d’
Identity Crisis comprendront (hormis le passage avec Eclipso qui aurait pu également être un peu plus expliqué). Certains y verront un effort de l’éditeur, d’autres sûrement une volonté de remplissage pour atteindre un quota de pages. On lui accorde le bénéfice du doute.
(Et pour en savoir plus sur ce tie-in qui fait partie des séries DC ressuscitées, c’est ici).
Mais je reste convaincu que pour saisir l’ampleur de cet événement, certains tie-ins, notamment
les mini-séries centrées sur Wonder Woman, la JSA ou encore Flash, doivent être lus. Et par-dessus tout, on ne peut qu’espérer voir un tome annexe contenant les issues de
Green Lantern Corps qui se réfèrent à B
lackest Night, même si la version
Panini est encore trouvable.
[galerie2]http://www.mdcu-comics.fr/upload/news/news_illustre_1366309540_871.png[/galerie2]
Suite et fin donc de Blackest Night. Et place à la castagne pour contrer Nekron, le gros vilain dont les actes le rangent aux côtés d’un Anti-Monitor mais doté d’un faible charisme (il radote un peu en souhaitant la mort de tous). Mais ce qui rend ce récit si baroque, tout en mouvement et largement bigarré, ce sont les dessins d’un Reis au top de sa forme qui viennent illuminer le scénario d’un Geoff Johns aux multiples coups de théâtre dans son sac. Blackest Night a permis de redonner ses lettres de noblesses à DC, les ventes ont largement suivi et Urban nous propose encore une fois un produit de qualité mais dont le contenu éditorial aurait pu être un plus enrichi. Place à présent à de l’inédit avec Brightest Day !
[conclusion=4][/conclusion]
[onaime]- Le vaste projet de Geoff Johns autour de la franchise Green Lantern continue
- Les doubles-pages remplies de super-héros prêt à en découdre
- La transition toute en lumière vers
Brightest Day [/onaime][onaimepas]- Un contenu éditorial léger
- L’absence des tie-ins de
Green Lantern Corps[/onaimepas]
Commentaires