L'année zéro est arrivée !
Nous y sommes enfin ! Zero Year commence ici, ce fameux arc de Snyner et Capullo sur les tout-débuts de Batman, avant même que Bruce n'endosse son costume, avec une couverture conceptuelle et efficace. A l’image de cet épisode. A noter qu'on peut y voir la tête de chauve-souris, mais aussi la silhouette de l'immeuble de Wayne Enterprises qui jouera un grand rôle aussi dans ce récit.
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A tous ceux qui seraient tentés de lui reprocher sa lenteur voire, l’absence d’action, il faut avant tout rappeler que Snyder a préparé une histoire sur 11 issues. On commence donc en douceur, sous un ciel bleu, dans une ville de Gotham City tout en couleurs, ce dont on n’a pas l’habitude. C'est le coloriste qui devait être content d'utiliser des couleurs dans ce titre pour la première fois. La première scène détonne même par ses couleurs chaudes qui nous montrent en quartier en friche, un siège de Wayne Enterprises laissé à l’abandon, une bouche de métro inondée, un Batman qui arrive sur une moto... Vous l’aurez compris, Snyder et Capullo nous promettent un récit plein de rebondissements.

Car dans ce long arc qui se passe six ans en arrière, le scénariste nous ramène encore cinq mois avant pour commencer ici son récit, entrecoupé de scènes durant l’enfance de Bruce. Des voyages dans le temps qui demandent tout de même une gymnastique de l’esprit. Surtout si on essaie de replacer cette histoire par rapport à celle du #0, où apparaissait le gang de Red Hood que l’on retrouve ici. Ici le super-vilain annoncé depuis plusieurs mois, Edouard Nygma alias the Riddler mais qui ne se fait pas encore appelé ainsi, fait son entrée à la fin de cet épisode (mais pas dans les New52, on l'avait déjà aperçu notamment durant Death of the family) mais sans grand frémissement. Sa fameuse canne en forme de point d'interrogation est bien présente, son charisme moins. Est-ce lié au fait qu'il ne porte pas ce costume qui l'a rendu si célèbre ? Ou juste parce que son apparence le rend un peu trop geek ? Attendons de voir les prochains épisodes avant de nous prononcer.

Toutefois il faut louer la tentative réussie de Snyder de nous présenter un Wayne pas encore Batman mais déjà prêt à faire disparaître Bruce Wayne derrière de nombreux costumes et plein de gadgets en poche. Il est jeune, au caractère impétueux, quelque peu rebelle envers le protocole (il n’accepte pas qu’Alfred l’appelle « maître ») et véritable tête brûlée qui préfère rester vivre tout près de Crime Alley plutôt que dans son manoir. A l'instar de ce que la série Legends of the Dark Knight racontait peu après No man's land, début 2000 (notamment dans l'arc Siege)
Les artistes s’auto-censurent même sur une scène qui semble aux antipodes du Batman qu’on connaît. On apprécie également la petite référence de la casquette que porte Bruce. Et surtout, avec l’introduction d’un membre de la famille de sa défunte mère, le récit se présente sous les meilleurs auspices car il sera a priori constitué de plusieurs intrigues et pas juste linéaire. Et l’on sait déjà que ce parent ne fera pas long feu. Soulignons enfin qu’il n’y a ni surenchère, ni pathos, car on ne nous a pas (encore ?) servi de scène sur la mort des parents de Bruce Wayne.

Côté back-up, Albuquerque est de retour dans une histoire qui prend place pendant la longue période d’entraînement de Bruce, lorsqu'il parcourt le monde entier. Il a ici 19 ans et est au Brésil. A croire que pendant l’arc Zero Year nous aurons droit à des moments de cette période, avant son retour à Gotham. Rien d’incontournable ici mais très divertissant. Et surtout très beau.
Un premier épisode pour cet arc tant attendu qui plante un décor bien éloigné de celui qu'on connaît du Batuniverse, à la fois grâce à un Bruce Wayne au caractère moins posé, plus immature et sanguin et une ville qui se montre littéralement en plein jour. De nouveaux personnages signent le lancement de plusieurs intrigues qui promettent dans les 10 prochains épisodes plein de surprises, et de rebondissement. L'influence du Year One de Miller ne se fait pas (encore) ressentir, ce qui pour ma part est une bonne chose car Snyder peut garder toute latitude pour raconter sa propre histoire. Même s'il a déjà affirmé s'en être inspiré. Attention toutefois à ne pas trop chercher la facilité narrative avec une accumulation de flashbacks qui peut perdre le lecteur.
[conclusion=4,5][/conclusion]
[onaime]- Des couleurs chaudes et vives
- Bruce Wayne, jeune et impétueux
- Une mise en place de plusieurs intrigues tout en douceur[/onaime][onaimepas] - Les flashbacks dans les flashbacks
- Le look du Riddler[/onaimepas]




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