Et ce fut le drame...
C'est la semaine dernière que sortait le #23 de la série régulière The Flash, notre bolide vivant en ce moment sa première rencontre avec sa Nemesis Reverse Flash. Avec ce deuxième annual, DC a décidé de partir explorer d'autres pistes (contrairement à l'annual Batman) pour permettre au lecteur de voir autre chose de notre héros. C'est donc pourquoi nous revenons sur la toute première rencontre entre Flash et Hal Jordan, un duo bien connu dans l'univers DC, puisque les personnages sont de grands rigolos.
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Ce numéro diffère du premier annual de par le fait que nous ne retrouvons guère Francis Manapul, qui fait les beaux jours du héros de DC depuis un petit moment maintenant. Nous retrouvons cependant Brian Buccellato au scénario, ainsi que Sami Basri au dessin.
Le récit n'est pas bien compliqué. Nous retrouvons les deux personnages embarqués dans une drôle d'affaire, pour ensuite avoir le droit à un flashback qui nous conte la première fois où Hal et Barry se sont rencontrés. Le tout sous fond d'enlèvement d'enfants, de recherche dans l'espace, et de combat contre des extraterrestes dans un lieu du nom de Battle Arena. Bref, un truc comme on en voit souvent dans les comics. Du coup, cela n'apporte pas grand-chose aux personnages et selon moi n'approfondit pas réellement la relation qu'entretiennent ces deux membres de la Justice League. Nous les voyons surtout se découvrir, s'impressionner mutuellement, et faire leur boulot habituel. Je n'irai pas jusqu'à dire que le lecteur s'ennuie, car ce n'est pas pour autant que la lecture se révèle sympathique, or on ne dépasse pas ce stade de simple "fun". Rien n'impressionne vraiment, ni ne surprend. L'exercice est pour le coup des plus basiques. Et ce n'est pas la menace en face qui va rendre le tout un peu plus corsé.
Certains s'amuseront peut-être de voir Flash endosser l'anneau d'Hal Jordan, ce ne fut pas mon cas.
Avec une telle paire, j'attendais un peu d'humour, de quoi me faire au moins décrocher un sourrir. C'est raté, car soit je ne comprend rien à rien, soit Buccellato n'est pas parvenu à retranscrire cette part de leur personnalité.
Si la série The Flash se distingue du lot dans le New52, c'est aussi grâce au trait de Manapul, dommage, il n'est pas crédité sur l'issue. Basri n'a pas un mauvais style en soi, sauf qu'il ne propose rien d'extraordinaire, et n'exploite pas assez bien selon moi le pouvoir de Barry, ni celui de Green Lantern qui demande tout de même un peu de fantaisie. On passera ensuite le design des ennemis, eux non plus n'ont pas grand-chose pour eux. le problème majeur étant finalement la colorisation que je n'apprécie pas, il y a de la couleur, mais le tout reste trop fade, et ne réussit pas une fois de plus à retranscrire l'ambiance que l'on attend d'une telle série.
Pour clore le tout, l'annual s'offre un rapide back-up très moyen ou Flash vient vous offrir une leçon de vie des plus philosophiques, vous avez le choix dans votre vie. Un simple choix peut engendrer bien des conséquences. La lecture se passe sans trop de soucis, et pour le coup si les dessins ne plairont certainement pas à tout le monde, il y a au moins une certaine part d'originalité.
Vous l'aurez donc compris, rien ici n'a réellement réussi à me satisfaire. L'histoire entre Flash et Green Lantern n'apporte rien au duo, et n'est en plus de cela pas des plus intéressantes. L'enrobage n'est pour le coup pas non plus folichon.
Ajoutons à cela un back-up qui vous offre une morale digne d'un dimanche matin sur TFOU.
[conclusion=2][/conclusion][onaime]- Le binôme Flash/Green Lantern... [/onaime][onaimepas]-...Cependant pas exploité au maximum
- Des dessins trop classiques
- Un back-up peu utile [/onaimepas]
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