Urban Comics

[Review VF] Brightest Day Tome 2 - Destins croisés

Voici enfin les épisodes inédits de la série
Après avoir tenu en haleine pendant deux ans les passionnés de DC, Urban Comics fait fort en sortant à deux mois d’écart entre chaque, les trois tomes regroupant la série Brightest Day. Le dernier crossover, rappelons-le qui a ébranlé l’univers des super-héros de la Distinguée Concurrence entre 2010 et 2011, avant son foudroiement par Flashpoint. Ce deuxième tome sorti aujourd’hui marque un plus grand rendez-vous encore que le premier car il propose 9 épisodes de la maxi-série tous inédits en France et traduits par Edmond Tourriol.
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Les aventures de six des douze personnages ressuscités à l’issue de Blackest Night se poursuivent ici. Le Limier martien, Deadman, Firestorm, Aquaman, Hawkman et Hawkgirl continuent leur quête et enquête pour tenter de comprendre pourquoi ils ont pu revenir à la vie. Et chacun va croiser sur son chemin des individus pour les aider, même dans l’adversité. C’est le cas notamment d’Aquaman qui vient tout juste d’apprendre la véritable identité de sa femme Mera et s’en retrouve quelque peu bouleversé. Mais il n’aura pas le temps de souffler car il retrouve vite son vieil ennemi Black Manta. De son côté le Limier martien retourne à Star City et partagera la vedette avec Green Arrow tandis qu’Hawkgirl fera une surprenante rencontre dans le monde d’Hawkworld, Firestorm va faire face un alter ego bien sombre dont les premières actions procureront la malheureuse sensation d'un retour en arrière dans l'histoire.
Le scénariste Geoff Jonhs poursuit donc ici toutes les intrigues lancées dans le premier tome de Brightest Day mais en apportant quelques modifications au schéma narratif qui malheureusement crée un déséquilibre. En effet dans les sept premiers chapitres, chaque super-héros revenu à la vie avait droit à un espace imparti de quelques pages dans chaque épisode, créant un ensemble parfait puisqu’aucune histoire ne dominait une autre. Mais malheureusement ici, les séquences sont plus longues et peuvent même couvrir tout un chapitre. Par exemple dans l’épisode 9, on ne verra que le Limier et Aquaman. Puis dans le suivant, on suivra encore l’histoire du roi de l’Atlantide ainsi que celle de Firestorm. Exit donc cette juste répartition dans chaque numéro entre les six héros que l’on suit depuis le début. Le couple Hawkman-Hawkgirl sera justement le grand perdant car ce sont eux qui sont les moins présents même si quasiment tout le chapitre 13 leur est consacré. Quant aux péripéties vécues par Firestorm et son nouvel ennemi, elles ne sont pas des plus convaincantes même si la carte du sensationnalisme est jouée à fond, en témoigne la fin du tome. Un changement dans le schéma narratif donc, qui est d’autant plus fragrante lorsque le lecteur n’apprécie pas tous les personnages présents dans cette série. On pourra également reprocher à Johns ce chapitre 14 qui met en scène Batman, alias Bruce Wayne revenu de son voyage dans le temps. Le scénariste a-t-il eu un moment de faiblesse en voulant créer un passage avec ce héros qui n’avait pas forcément sa place dans cette maxi-série mais qui permettait de satisfaire tous les nombreux fans du chevalier noir ? Car rappelons-le, Brightest Day marque avant tout le retour sur le devant de la scène des super-héros de l’âge d’Argent. Et il n’en fallait pas moins à l’éditeur français Urban Comics pour glisser en quatrième de couverture une image représentant Batman.
Ce deuxième tome propose donc les épisodes 8 à 16 de Brightest Day. Autrement dit le cœur de la série qui offre alors deux moments de respiration dans son récit principal réparti entre tous les super-héros. Le premier est matérialisé justement par l’apparition de Batman et les flashbacks qui retracent les moments de vie de Deadman réputé pour son égoïsme et égocentrisme. Mais le moment fort et en totale rupture avec ce que l’on a pu lire jusqu’ici est cet épisode 15 qui nous montre un Limier en paix qui règne sur une planète Mars reconstruite et un peuple qui lui est reconnaissant. Il reçoit alors la visite de ses anciens collègues de la JLA pour son anniversaire. Un sujet trivial par rapport à l’intrigue principale autour de l’anneau et la lanterne blancs qui offre au passage un petit memento mori car Batman est vieillissant et continue surtout d’exploiter le caractère de détective du Limier. Ce télépathe nous est montré sous un nouveau jour dans une ambiance qui passe d’un extrême à l’autre. Alors que tout semble lui réussir enfin, l’horreur détruit tout et pas même le lecteur n’est épargné par les dessins réalistes et peu avares en détails de Patrick Gleason et Scott Clark. Pour finalement aboutir sans surprise à cette conclusion que l’on attendait tous. Et c’est ici que l’on s’aperçoit que le découpage de ce tome, à l’identique de celui en VO, est pertinent car ce chapitre ne pouvait pas être le dernier de l’édition française, étant trop en rupture avec les précédents. Alors fort heureusement nous avons ce seizième épisode qui reprend l’histoire principal, relance de nouvelles intrigues et engage le lecteur sur une nouvelle voie qu’il ne pourra emprunter que dans deux mois avec la sortie de la fin de la série.
Côté défaut, cette édition n'en présente guère en dehors d'une absence de contenu éditorial comme l'éditeur en avait proposé dans le premier tome. Et comme à l'accoutumé, il est dommage de voir que nulle part n'est fait mention ni de l'autre maxi-série de l'époque Generation Lost ou les tie-ins qui racontent les aventures des autres ressuscités. Quant aux dessins, rien de nouveau sous le soleil, ceux-ci restent toujours aussi maîtrisés par Reis, Gleason et Finch pour les couvertures, pour ne citer qu'eux. Autrement dit, les traits et même la colorisation sont identiques à ceux du premier tome.
Deux ans après la parution des premiers épisodes par Panini la suite inédite de Brigthest Day arrive enfin. Et avec elle cette sensation que l'équilibre narratif présent dans le tome 1 et créé par les différentes aventures racontées simultanément a disparu. Résultat, certains super-héros sont plus présents que d'autres. Chacun continue tout de même leur quête de vérité à leur vitesse, s'intégrant encore plus dans l'univers DC jusqu'à croiser d'autres héros. Un parfait exemple, s'il en fallait encore un, qui montre que Geoff Johns maîtrise son sujet et qu'il est plus à l'aise sur de longues séries que de courts crossovers. Mais clairement des trois tomes celui-ci reste le plus faible niveau intrigue. Toutefois la série reste un classique que tout fan de DC doit avoir dans sa bibliothèque et offre un large panorama de l'univers partagé de DC pour les plus curieux et motivés. Et rendez-vous dans deux mois pour sa conclusion. [conclusion=3,5][/conclusion][onaime]- Les destins parallèles mais pas encore croisés de tous les personnages - Du 100 % inédit - L'apparition d'autres personnages de l'univers DC[/onaime][onaimepas]- Un déséquilibre dans l'apparition des personnages ressuscités - Trop peu de contenu éditorial dans cette édition - Des dessins de qualité inégale [/onaimepas]

DavIds

Commentaires

  • Acheté !!! Plus qu'à lire puis, faire review et posé à côté du tome 1 dans ma bibliothèque !!!
  • Je l'ai déjà lu en vo cet été, puis j'ai lu ultimate spider-man, Wolverine Origin, Marvel 1602, secret invasion et Fear Itself (en vo également)ainsi que Kick-ass (qui n'est ni Marvel ni DC mais leurs auteurs sont de chez Marvel et John Romita Jr est mon dessinateurs préféré puisqu'il officie entre autre sur mes deux séries préférées à savoir Spider-man et Kick-ass et je dois avouer que je ne comprend pas tout ses detracteurs qui n'ont comme unique argument que que tout ses personnages se ressemblent ou que ses personnages féminins ne le sont pas assez (c'est à dire moins de formes qu'un Jim Lee par exemple) et s'il ils lisaient du Romita plus souvent ils sauraient que c'est faux) et autant dire que DC fait pas le poids, à part Batman (mais sa brève apparition dans ce tome ne change pas grand chose) je préfère definitivement l'univers Marvel!
  • @Spider-sam : Balancer comma ça que l'univers DC ne fait pas le poids, c'est assez facile et très subjectif. Après que tu préfère l'univers Marvel ça je peut l'entendre, moi par exemple c'est l'inverse ;) Sinon concernant Brightest day, je l'aurais samedi, j'ai bien aimé le 1er mais sans plus j'espère que les différentes intrigues vont finir par se croiser plus sérieusement.
  • Malheureusement, pour avoir survolé le tome les différentes intrigues ne se rejoignent que très peu hormis une rencontre de 2 pages entre Colombe/Deadman et Aquaman/Méra. Vivement le dernier tome où tout sera achevé.
  • Spider-sam => Pourtant tu as tout faux, Kick-Ass fait bien parti de Marvel.
  • Salut ya pas batman en 4 eme de couverture ,c est deadman .Urban ne se moque pas des lecteurs en general
  • Bah si y a Batman en White lantern. Mais je n'ai pas dit qu'Urban se moquait des lecteurs. :D
  • Verra t on superman dans les brightest day??? vu qu il y a batman
  • @bowser: oui je me suis mal exprimé, ce n'est que mon himble avis et c'est totalement subjectif puisque c'est Marvel (et en particulier spiderman) qui à été mon point d'entré dans l'univers des superhéros et je peut comprendre qu'on préfère l'univers DC ce que je veux dire c'est qu'ils ont deux approches assez différente: Marvel et beaucoup plus "réaliste" (kickass et ultimate en sont le parfait exemple) et ses super héros plus humains (tiraillé entre la fac et de "grandes responsabilitées" ou entre des problèmes cosmiques et financier et traite plus de sujet de sociétés, plus proche de nous et en phase avec son temps et Ultimate l'a bien compris avec Miles Morales par exemple) contrairement à DC qui fait plus facilement appel à la magie et au surnaturel exception faite de Batman ce qui fait qu'il est un peu à part je trouve et ses super héros plus demi-dieu donc plus eloignés de nous, superman en tête (après ça ne veut pas dire que Marvel ne fait pas appel à la magie (Dr.Strange)ou aux demi-dieu (Thor) mais je peux me tromper puisque je lis moins de DC) et puis j'avais cru comprendre qu'avec les new 52, l'univers DC était un peu en disgrace et au cinéma DC est un peu à la traine (et c'est encore Batman qui sauve la face). Ceci dit Marvel n'est pas non plus exempt de défauts. Après ce n'est pas parce que je préfère Marvel que je n'aime pas DC, au contraire: Batman est un de mes superhéros préféré (non seulement grace à Christopher Nolan mais aussi Tim Burton, deux de mes réalisateurs préférés) et grace à Man of Steel, même s'il m'a un peu déçu (mais il faut dire qu'il portait une lourde responsabilité: resuciter le premier super héro et de fait le plus iconique de tout les temps et de ce côté là, c'est plutôt réussi: exit le slip rouge et le costume kitch et place au man of style) superman est remonté dans mon estime et j'attend impatiament Man of Steel 2 (ou superman/Batman) et JLA comme tout fan de super héro qui se respecte ;) @oskiki: autant pour moi, je n'était pas sur (le logo Marvel ne figure pas sur le comics du moins pas en évidence) il n'en demeure pas moins qu'il est en dehors de l'univers partagé de Marvel (on n'aura jamais de crossover kickass/spiderman) à l'instar des Watchmen dans l'univers DC.

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