Zap' DC

[Zap'DC#24] Semaine 40 (Lights Out)

Les sorties VO du 2 octobre
Eh bien oui, le Villains Month c'est fini. Quoi, vous n'avez pas encore parcouru notre dossier consacré à ce mois spécial ? Donc le Zap'DC revient à son format classique pour vous proposer sa sélection hebdomadaire. Une reprise tout en légèreté pour l'éditeur car seulement 9 titres estampillés New 52 sont sorties ce mercredi, dont le tant attendu Forever Evil 2. Quoi ?! Vous n'avez pas non plus lu la review de l'épisode ? Toujours est-il, DC nous a vraiment gâtés cette semaine avec des titres qui concluent des arcs, d'autres qui ouvrent de petits crossovers et la qualité est vraiment au rendez-vous. Sauf que certains titres sont mieux que d'autres. Et comme d'habitudes, on attend vos avis dans les commentaires. De son côté Susano dans son Zap'Marvel continue de chroniquer le crossover Infinity. Bonnes lectures et à la semaine prochaine ! Earth 2 16 (5/5)
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Euh… ouah !!!! Non mais… ouah !!! Oui, il est temps développer un petit peu, même si au sortir de cette lecture transcendante, les mots se perdent, les impressions sont submergées par cette indescriptible sensation de bien-être, lorsqu’on se dit que non seulement la série a retrouvé ses lettres de noblesse mais surtout que ce reboot peut encore nous offrir de très beaux moments. Puis sans prévenir, on se souvient qu’il s’agit ici du dernier épisode écrit par Robinson, le papa d’Earth 2, et on est triste, au point d’oublier tous les mauvais moments passés en sa compagnie. Et j’ai beau essayé de rédiger une phrase argumentée pour tenter de vous convaincre de vous jeter sur ce titre, de le dévorer, de ne faire qu’un avec lui, un petit coup d’œil vers les pages et la tentation grandit de tout relire, au cas où j’aurais raté un petit détail. Il faut dire que la première page mettait déjà sur la voie. Une pleine page réalisée par Nicola Scott, non pardon, Maître Nicola Scott montrant en plongée Steppenwolf, une mise au point faite sur la hache qu’il brandit vers le lecteur comme un signe de défi. Mais il s’agissait en fait d’une mise en garde : Lecteur, toi qui franchis cette première page, tu ne ressortiras pas indemne de ta lecture ! Dire que c’est grandiose ne serait pas encore suffisant pour lui donner tous les honneurs qu’il mérite. Mais surtout, cette intensité dans l’histoire, comme si Robinson savait qu’elle serait son chant du cygne, alors que le récit mûrissait surement dans sa tête bien avant de se voir proposer un nouveau poste chez la concurrence. Du coup, on plaint son successeur, même si on lui amène sur un plateau doré une voie royale pour la suite de la série. Mais ouah, quoi !!! Green Arrow (4,5/5)
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L’épisode d’Earth 2 restera la merveille de cette semaine mais la série de l’Archer vert nous offre comme à son habitude depuis l’arrivée de Lemire et Sorrentino une véritable pépite. Mais quelque chose de perceptible se met en place ici, plus qu’auparavant. Il s’agit de l’influence que la série TV a sur ce titre alors qu’on aurait préféré que ce soit l’inverse. Non, on ne voit pas encore Green Arrow déambulé, dans toutes les pages, torse nu et muscles saillants. Mais on ressent cela avant tout par cette couverture qui ressemble à une affiche de film ou de série, avec cette disposition des différents protagonistes. Et puis dans la première page on a l’impression d’entendre le petit résumé énoncé par l’acteur au début de chaque épisode rappelant qu’il est Oliver Queen, qu’il a passé quelque temps sur une île, qu’il en est revenu changé, bla bla bla. Car en effet, toute la première page propose plusieurs cartouches pour résumer tout ce que le scénariste a mis en place. Pourquoi pas, d’autant que c’est très orienté new-reader-friendly. Surtout qu’après cela on retrouve tout ce qu’on aime dans la version Lemirienne de Green Arrow avec, évidemment, ces incroyables dessins de Sorrentino, toujours aussi doué pour les mises en scènes qui rendent ce titre unique. Jusqu’à la dernière scène. Le coup de grâce que l’éditeur n’avait pas hésité à dévoiler depuis plusieurs semaines. Ce coup de couteau marketing dans le dos qui rappelle que la télé est un empire dont le monde des comics est devenu qu’un triste vassal. Pour ne pas dire serf. Mais pourtant, l’épisode est deuxième de ce classement cette semaine, me direz-vous. Oui car d’une part, il ne s’agit que de mon point de vue et je suis convaincu que de nombreux lecteurs y trouveront leur compte dans le fait de voir la série TV et comics se rapprocher et s’influencer autant. Et surtout parce que même sans cette introduction simulacre de voix off et cette conclusion qui introduit un personnage de la série TV, l’histoire qui clôt l’arc autour du Comte Vertigo reste passionnante à suivre. Et les grands fans de DC apprécieront également le retour d’un vieux personnage disparu depuis trop longtemps. Detective Comics 24 (3,5/5)
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Cet épisode marque la fin du duel qui opposait Batman à son double maléfique Wrath, alias le riche homme d’affaires E. D. Caldwell. Et le moins qu’on puisse dire c’est que cette histoire marque un tournant dans la nouvelle continuité du Chevalier Noir car ses relations avec toute la police de Gotham s’en retrouvent changées. A tel point qu’ici on remarquera l’absence de back-up avec une pagination moindre qu’auparavant. Mais avant cela, l’essentiel de l’épisode se résume au gros combat assisté par de la technologie de pointe et de la grosse artillerie qui oppose les deux protagonistes. C’est un peu à celui qui aura la plus grosse. Toutefois, non seulement Layman parvient à retranscrire ce duel de façon intelligente mais surtout le dessinateur Fabok a su trouver son plaisir tellement les pages sont remarquablement réussies. Du grand art qui empêche de rendre les scènes confuses. Les détails fourmillent et jamais le lecteur ne se perd dans les explosions qui rythment l’histoire. Un véritable feu d’artifice quelque peu gâché par une scène qui se veut très sentimentale mais vu l’univers actuel dans lequel évolue Batman, reste un peu bancale. Mais dans les dernières pages, le scénariste se reprend à temps pour ouvrir l’histoire sur trois nouvelles intrigues : la première qu’on retrouvera le moins prochain dans le tie-in à l’arc Zero Year qui montrera un jeune Gordon prêt à détruire la corruption au sein de la police de Gotham. Une autre qui introduira le prochain arc dès décembre et une dernière qui reste très cohérente avec ce que Layman a jeté comme indice jusqu’ici et qui devrait favoriser le retour sur le devant de la scène d’un récent ennemi de Batman. Tout un programme, le tout subtilement bien amené. Action Comics 24 (3/5)
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La suite de l’histoire lancée dans Superman 23, avant le Villains Month se poursuit ici. Un mauvais calcul d’une part pour l’éditeur qui oblige à nous remémorer l’arrivée de Psycho Pirate dans la psyché de Superman, déjà bien mise à mal par Queen Bee et H.I.V.E. Surtout, Psi War dont cet épisode est le deuxième chapitre est en fait la conclusion d’un très long récit pas vraiment passionnant qui a débuté dans Superman 18. Et dont on ne comprend pas la présence dans cette série puisque celle-ci est censée raconter les premières aventures de l’homme d’acier. Mais force est de constater qu’après avoir mis le scepticisme de côté, cet épisode trouve un très bon équilibre entre les explications avancées par Psycho Pirate pour justifier ses actes et les scènes d’action qui font retourner Clark dans son passé. . Et pour une fois, le super-héros ne tape pas sur tout ce qu’il bouge avant de réfléchir même s’il perd totalement le contrôle de ses actes. Un récit cohérent et bien construit qui frôlait le sans-faute jusqu’à cette fin certes surprenante mais pas dans le bon sens du terme. Le principal bien sûr est que le scénariste Mike Johnson parvient à se débarrasser du fantôme de Scott Lobdell qui hantait encore les placards de la franchise grâce à une écriture très rythmée et deux dessinateurs, Kirkham et Merino qui sont parvenu à fusionner leur talent. Si l’histoire de Psycho Pirate aurait presque mérité de figurer dans le Villains Month, la fin de cet épisode n’augure rien de bon pour la suite de l’arc. On regrettera également le nouveau design du vilain, trop esthétique même si l’ambiguïté du personnage est séduisante car elle le rend incernable. Green Lantern 24 (2,5/5)
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Cet épisode qui ouvre le nouveau crossover de la franchise Lights Out est loin d’être mauvais mais par rapport aux autres titres sortis cette semaine, il présente trop de défauts. Déjà, encore un crossover pour les titres Green Lantern… on en est déjà au troisième en 24 numéros. Alors certes toutes les séries de la franchise avancent ainsi de concert mais quitte à obliger le lecteur à acheter les quatre séries, Larfleeze ne faisant pas partie de Lights Out, autant tout regrouper dans un format anthologie. En plus de cela, et encore une fois comparé aux autres titres, les dessins de celui-ci réalisés par Billy Tan sont beaucoup moins soignés. Le personnage de Relic est très impressionnant mais les cases sont plutôt vides et décors inexistants. Enfin côté scénario, si Venditti ose rajouter de nouveaux chapitres à la mythologie des Green Lantern et le fait très bien comme l’épisode de Relic du mois précédent le prouvait, il n’en reste pas moins l’impression de relire une histoire déjà racontée : Oa est une nouvelle fois menacée, ainsi que la Batterie Centrale. Tous les Lanterns vont devoir s’allier et finalement ils parviendront à détruire l’ennemi. Même si on ne sait pas encore comment. Et il ne faut pas compter sur cet épisode pour nous en dire plus. Surtout qu’il manque cruellement de rythme. En effet, Relic est sur Oa, met en place son petit plan de destruction et tous les Lanterns mettent un certain temps pour réagir, sauf l’impétueux Hal Jordan évidemment. Dont la caractérisation est plutôt maladroite. On sent bien que Venditti a du mal avec ce personnage qui est devenu chef de tout le Corps mais continue d’être une tête brûlée. Et qu’a-t-il fait du nouveau Green Lantern, Simon Baz, introduit pas Geoff Johns ? Carton rouge pour l’éditeur au passage. Le premier épisode du crossover vient à peine de sortir qu’il dévoilait déjà cette semaine un aperçu… de son final. Swamp Thing 24 (2/5)
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Il ne fallait donc pas se fier à l’épisode du Villains Month écrit par Charles Soule. Parce que, pour rappel, il était très bon. Mais depuis son arrivée sur la série, le scénariste s’égare avec le personnage de Swamp Thing qu’il ne semble pas avoir bien appréhendé. Souffrant d’un problème de charisme, il se fait tout simplement voler la vedette ici par le Seeder dont on apprend la véritable identité. De quoi ravir les fans de la créature des marais puisqu’il était déjà connu avant le reboot. Et il fait le poids face à l’Avatar du Green. D’où certains passages ici plutôt agréables à lire mais qui sont très vite rattrapés par les défauts de l’épisode. En premier lieu, une colorisation fade, triste. Il est donc conseillé de lire ce titre en premier, parmi tous ceux de la semaine. Et surtout pas après Earth 2. Surtout que les dessins n’aident pas à rentrer dans l’histoire. Bressan se contente du minimum syndical, n’apportant aucun dynamisme dans les pages qui s’en retrouvent dénuée de charme et de passion. Et encore une fois, c’est le personnage du Seeder qui viendra briser la monotonie de l’épisode grâce à un look floral réussi mais pas abouti. Le personnage de Capucine n’a de son côté toujours pas trouvé sa place. Aurait-on obligé l’auteur à la faire apparaître, tellement il semble gêné avec elle ? Tout comme il semble gêné avec la langue française. Pour apporter un peu d’exotisme, le scénariste a voulu placer une insulte dans la bouche de la jeune femme, ce qui donne : « fis a putain » (sic). Mais plus sérieusement, la série emprunte une nouvelle voie à l’issue de cet épisode qui étonne mais sans être palpitant. Batwing 24 Cette série est la digne héritière du concept de Batman Inc. Les idées de Morrison prennent enfin vie dans cette série qui n’a rien perdu de son dynamisme ni de son rythme effréné lancé par le duo Palmiotti et Gray. Le thème de la famille s’alterne toujours ici avec le nouveau statut de super-héros de Lucas Fox, un beau contre-pied au Batman qu’on connaît. Pas le temps de s’ennuyer. The Movement 5 Ce titre mérite le détour rien que pour l’incroyable couverture réalisée par Panosian. Et puis aussi un peu pour le scénario de Gail Simone qui prend un peu de relief et de profondeur. Même si les dessins ne sont pas très beaux, l’intrigue prend un nouveau tournant qui laisse à penser que cette série en a sous le capot. Un potentiel distillé au compte-goutte mais les personnages deviennent de plus en plus attachants.

DavIds

Commentaires

  • Pour le green lantern, je trouve que Venditti "gache" Hal Jordan, il le rend en un chef moitie arrogant et irrespectueux sous le pretexte qu'il est le chef. Et à propos de Simon Ba il "appartient" toujours à Geoff Johns, il dans forver evil, avec la justice league of america (c'est d'ailleur le seul Lanter qui y participe POUR LE MOMMENT (rappelez vous le trailer de la terrienne green lantern))
  • [quote=Fanatique]Pour le green lantern, je trouve que Venditti "gache" Hal Jordan, il le rend en un chef moitie arrogant et irrespectueux sous le pretexte qu'il est le chef. Et à propos de Simon Ba il "appartient" toujours à Geoff Johns, il dans forver evil, avec la justice league of america (c'est d'ailleur le seul Lanter qui y participe POUR LE MOMMENT (rappelez vous le trailer de la terrienne green lantern))[/quote] Pour le traitement d'Hal tes impressions rejoignent les miennes. Et en fait je me posais la question pour Simon Baz parce que Didio disait que toutes les séries qui n'étaient pas directement rattachées à Forever Evil se passaient avant. Donc dans Green Lantern on devrait le voir avant qu'il n'embarque avec la JLA vers ce qu'on a vu dans Trinity War. Sauf que oui, c'est Johns qui a dû vouloir le caser et aucun autre scénariste n'en veut. Alors que dans Lights Out, c'est tout le Corps qui est attaqué donc on devrait le voir ou au moins le mentionner...
  • Moi j'en ai pas terminer avec le Villain's Month. Mais y'a beaucoup de purge alors j'pense que j'vais me concentrer sur Forever Evil et la reprise normale des titres !!!
  • Je fais comme toi Kit Fisto ^^ D'ailleurs l'an dernier j'avais suivi le zero month comme ce villains month. Plutôt bien les deux premières semaines et j'ai eu la flemme pour la suite car pas très convaincu de la qualité générale. Le problème, c'est que ce mois de septembre est venu couper pas mal d'intrigues excellentes dans les séries, j'ai trouvé ça dommage. Et c'est pas près de finir quand on voit qu'en novembre, il y aura plein de tie-in à Zero Year.

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