Image Comics

[Review VO] Velvet #1

Brubaker et Epting de nouveaux réunis
Quand deux artistes qui ont laissé une empreinte indélébile sur l'un des personnages Marvel les plus iconiques, Captain America, se retrouvent quelques temps après pour créer une nouvelle série ensemble sur une femme fatale, ça donne Velvet !
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Il faut avouer que du côté d'Image Comics, la production récente est très marquée par quelques femmes fatales tout simplement sublimes. De Lazarus par Greg Rucka, en passant par Saga de Vaughan, ou Fatale de Brubaker, la troisième plus grande maison d'édition de comics américaine ne manque pas de femme forte. Il faudra désormais compter également sur Velvet, série éponyme des aventures d'une femme espion.
Velvet Templeton est Secrétaire du Directeur d'Arc-7, une agence d'espionnage américaine à portée mondiale. Nous sommes au coeur de l'âge d'or de l'espionnage (la fin des années 1960) et le récit nous fera voyager de Paris à New York. Velvet Templeton est en fait la symbiose entre plusieurs femmes citées plus tôt, elle partage la noirceur de l'héroïne de Fatale, mais nous rappellera forcément une rousse célèbre que les deux artistes ont d'ailleurs déjà écrit... Natasha Romanov alias Black Widow bien entendu.
Nous sentons vraiment les deux artistes dans leur élément, aucun mot utilisé par Ed Brubaker n'est superflu, même si la série commence de manière tout à fait classique, on ne peut s'empêcher de déguster avec bonheur les écrits du Monsieur, en effet, ce dernier maîtrise à la perfection ce genre et nous en fait là une très belle démonstration. Ce premier numéro est donc mené tambour battant bien que l'action soit reléguée au second plan. l'auteur préfère insister sur la mise en place de l'atmosphère de la série, sombre au possible. Les héros évoluent de nuit, personne ne sait vraiment qui ils sont et tous ces agents n'ont pour simple identité que X-00 (remplacez les 00 par le nombre que vous souhaitez, sachez simplement que l'organisation compte plusieurs dizaines d'agents dispersés à travers le monde.
Brubaker nous sert donc un polar tout à fait classique, mais noir au possible et avec une ambiance digne des plus grands films d'espionnage hollywoodiens de l'époque. Steve Epting est comme toujours en très grande forme et nous tenons vraiment là un univers dans lequel il eut briller et laisser libre court à son talent. Que ce soit à l'occasion de plans rapprochés dans lesquels l'expression des visages est clé, ou lors de phases plus mouvementées, par des tirs au pistolet ou du combat à main nue, le dessinateur est d'une efficacité à toute épreuve. Il utilise parfaitement le noir, et donne grâce à lui beaucoup de cachet à ses dessin et une ambiance la plus sombre possible. Elizabeth Breitweiser est excellente à la colorisation, ses choix de couleurs sont parfaits et donnent à ce comics un rendu parfois quasi cinématographique. Nous avons presque l'impression de voir évoluer devant nous des acteurs. Avec une ambiance noire au possible et un futur aux accents de La Femme Nikita, Velvet se positionne parfaitement pour son avenir et nous pouvons d'ores et déjà affirmer que cette nouvelle association entre Ed Brubaker et Steve Epting est un véritable succès. [conclusion=4,5][/conclusion][onaime]- L'ambiance noire - Une héroïne qui a la classe - Deux artistes rompus à l'exercice[/onaime][onaimepas]- Des débuts un brin classique[/onaimepas]

Susano-wo

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Commentaires

  • Classique mais efficace ^^ Quant à la colo elle correspond parfaitement à l'ambiance Avec Velvet , Saga et Zero , Image va clairement pouvoir dominer au niveau qualité par rapport à Marvel et DC

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