Les sorties du 24 décembre
Noël oblige, cette semaine fut un peu particulière pour Marvel qui a publié ses comics avec un jour d'avance par rapport à d'habitude, le mardi 24 décembre donc. Ces comics n'étaient en plus qu'au nombre de deux, vous retrouverez bien sûr dans ce Zap ces deux numéros critiqués, un peu plus longuement qu'à l'accoutumée d'ailleurs. Si le démarrage d'Avengers tient toutes ses promesses, celui d'Origins II déçoit !
Bonne lecture, et n'oubliez pas de consulter le Zap'DC dans lequel DavIds critique les deux publications DC Comics New 52 de la semaine.
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Un numéro très intrigant qui parvient à esquiver les obstacles qui auraient pu lui barrer la route ! En effet, ce numéro étant plus long qu’en temps normal, Marvel a fait appel à quatre dessinateurs différents pour s’en charger : Esad Ribic, Salvador Larroca, Mike Deodato et Butch Guice, et force est de constater que ce quatuor a franchement bien travaillé ensemble. Nous avons un numéro graphiquement cohérent, aux scènes de dialogues très efficaces et avec des planches galactiques plutôt convaincantes.
Du point de vu du scénario, Jonathan Hickman signe là une performance plutôt honnête avec un très bon numéro qui pourrait totalement être celui utilisé pour lancer une nouvelle série. L’histoire prend ses racines à la fois dans la fin d’Infinity, mais également dans la série New Avengers dans laquelle à l’occasion d’une discussion entre Illuminati, Steve Rogers avait eu sa mémoire effacée, et été en quelque sorte viré de ce club très fermé.
Hickman débutait d’ailleurs ce numéro de manière pour le moins inattendue, avec un aperçu de l’état du monde (… enfin de New York probablement quoi vu que l’on se trouve aux Baxter Buildings, notez le « s ») en l’an 3030. Malheureusement l’aperçu sera de courte durée et pas vraiment conséquent, si bien que l’on se demande dans quel environnement a grandi le descendant de la famille Rhodes se dirigeant vers notre époque.
A l’occasion du retour au présent, il fait le pari de nous montrer l’équipe en train de faire la fête, et les interactions entre personnages fonctionnent toujours aussi bien. Cette partie est très agréable à lire. Du coté de Tony et Steve, on travaille même lorsque les autres font la fête et une discussion entre les deux sera l’occasion de comprendre le concept de la nouvelle infographie représentant l’équipe présente juste avant les crédits.
Le contact entre les deux époques est plutôt doux et les équipes vont rapidement entré en action afin de régler le problème de cette « Rogue Planet » (une planète détachée de son système solaire et qui vagabonde à travers l’espace) menaçant la Terre. Nuous retrouvons à ce moment-là une phase de lutte cosmique bien gérée, avec un rythme suffisamment rapide pour que l’on ne s’ennuie à aucun moment.
Nous conclurons en mettant en avant le fait que Jonathan Hickman n’a pas franchement tenté de nous servir une histoire élaborée, mais cette dernière reste rudement efficace et propose un point d’entrée parfait pour les nouveaux lecteurs puisqu’une nouvelle situation initiale y est proposée. Il est en plus accompagné de quatre dessinateurs qui ont su travailler ensemble pour nous fournir un numéro très agréable à regarder.
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Ce premier numéro est plutôt prometteur pour la suite mais parvient difficilement à totalement convaincre lu séparé de sa suite. En fait, les deux artistes derrière cette histoire – Kieron Gillen à l’écriture et Adam Kubert au dessin – ont des très bonnes idées, mais ne les exploitent jamais à fond, et c’est justement le principal regret que l’on aura à la lecture de ce numéro.
Kieron Gillen propose un premier numéro muet du point de vue des personnages, mais avec un narrateur externe bien trop présent. Une histoire dans laquelle on assimile Wolverine à un animal aurait été particulièrement intéressante si elle avait été non seulement muette, mais avec un narrateur réduit au minimum. Faire un comics dépourvu d’écriture aurait été une erreur mais il aurait fallu trouver le juste milieu entre cette absence totale d’écriture, et la présence trop marquée du narrateur.
On retrouve dans ce premier numéro un Wolverine animal, mais il est très difficile de comprendre ce qui a pu motiver ce choix puisque ce dernier a déjà connu une aventure en tant qu’homme racontée il y a déjà bientôt une décennie. Faire un tel choix aurait semblé naturel si cette histoire avait été la première des deux, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Nous avons donc l’impression d’assister à une scène un peu surréaliste, presque illogique, d’autant que Gillen souligne ce fait dans son histoire.
Le déroulement de l’intrigue est assez théâtral mais encore une fois, le scénariste ne va pas au bout de son idée et nous sert un drame mal géré. Il aurait été bien plus intéressant de construire cette histoire en actes clairs, comme dans une pièce de théâtre, au lieu de cela, Gillen nous propose une histoire un peu trop linéaire pour passionner.
De son côté, Adam Kubert nous montre à travers certaines pages toute l’étendue de son talent. Notez bien le choix des mots dans la phrase précédente, en effet, ce dernier se montre au final assez irrégulier dans ce premier numéro. Certaines planches sont franchement sublimes, comme par exemple le face à face entre Logan et l’ours, tandis que d’autres sont franchement moins convaincantes. Nous pouvons à ce titre mettre en avant la plupart des planches à travers lesquelles on suit la meute qui sont rarement extraordinaires, parfois presque insipides. Au niveau du découpage des pages, on ne sait encore une fois pas sur quel pied danser. On sent une vraie volonté de proposer un contenu proche de la qualité d’un roman graphique, mais la mise en page est trop frileuse, très carrée, et lorsque l’artiste s’essaye à des choses un peu plus originales, la sauce ne prend pas vraiment.
Bref, ce premier numéro pose des bases intéressantes pour la suite de l’histoire, d’autant que son côté tragique est particulièrement réussi. Malheureusement, il se caractérise par d’excellentes idées pas suffisamment exploitées pour en faire une réussite totale.

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