Zap' Marvel

[Zap'Marvel#38] Semaine 2 (All-New Marvel NOW!)

Les sorties du 8 janvier
Le Zap'Marvel est toujours fidèle au poste pour vous proposer une critique (parmi une infinité possibles) d'une sélection de titres sortis cette semaine.
2014 débute et All-New Marvel NOW! bat déjà son plein avec trois nouvelles séries lancées, un one-shot pour démarrer Revolutionary War et des séries qui se mettent à la page de l'événement. Vous n'y retrouverez par contre pas la critique d'All-New Marvel NOW! Point One, qui aura droit à sa critique rien qu'à lui. Bien sûr, Marvel a également proposé la suite de séries comme Iron Man, mais j'ai fait le choix de ne vous parler que des nouveautés ou pseudo-nouveautés les plus marquantes.


Rendez-vous demain pour le Zap'DC de DavIds, dans lequel Forever Evil continue et les numéros 27 débarquent !




Avengers AI #8.NOW (4,5/5)

Quoi de mieux qu’un numéro bourré d’action et à l’évolution riche pour donner envie aux gens de prendre une série en route ? C’est ce que propose ce #8.NO, ou #1 de l’ère All-New Marvel NOW! pour la série !


Sam Humphries gère admirablement bien sa barque dans ce numéro en se payant le luxe de faire un état des lieux complet, même grâce à un espace très réduit pour certains. Deux pages sont suffisantes pour nous faire découvrir la situation de Victor, prisonnier du Diamond et recherché par la milice en place. Ce dernier commence à s’habituer à son environnement et c’est agréable à voir. La situation de l’antagoniste principal, Dimitrios, est étudiée en un nombre de pages identique au cours d’une discussion passionnante avec Alexis (qui faisait pourtant précédemment parti de l’équipe de Pym).

La suite du récit est majoritairement dévolu aux effets des attaques orchestrées par Dimitrios, et il faut avouer que le scénariste ménage ses effets. Chaque événement est mis en scène de sorte que son impact en soit grandi. La menace est globale et mérite même l’intervention des vrais Avengers. Une partie de ces derniers décidera en fait de s’associer à Pym pour traiter le mal directement à sa source, mais la discussion entre Hank et Cap amenant cette décision est passionnante à suivre, d’autant qu’Humphries n’oublie pas de faire en parallèle l’état des lieux des effets de la menace à travers « le monde » (…. principalement les USA quoi).

La série bénéficie en plus d’un ton très moderne et il nous prouve qu’il est possible de faire une excellente histoire autour des dérives de l’évolution de l’intelligence artificielle sans tomber dans la caricature.
 
Parallèlement à ça, le style très BD européenne d’Andre Lima Araujo est toujours aussi plaisant à admirer. Il y a un vrai décalage entre la modernité de l’histoire et le classicisme de ses dessins et de a mise en page. On retrouve cependant bien sûr un petit nombre d’éléments caractéristiques du comics comme la double splash page lors de la discussion entre Dimitrios et Alexis, ou la superbe page lors du voyage dans le Diamond. Ce dernier montre ici qu’il est très à l’aise dans les scènes où la discussion prend toute la place, on a hâte de le revoir dans de l’action !
 

Un excellent redémarrage qui devrait faire envie à de nouveaux lecteurs de s’y mettre. La situation est posée, divers élément sont eu lieu avant cela, mais Sam Humphries fait en sorte que ce huitième chapitre soit un excellent premier numéro d’une nouvelle ère.
 

 
Avengers World #1 (4/5)

Nick Spencer lance sa série dans d’excellentes conditions. Assisté par Jonathan Hickman, il donne le sentiment que cette dernière démarre à peine quelques jours après la fin d’Infinity. Le concept un peu flou de la série prend tout son sens dès ce premier numéro puisque nous retrouverons le casting des Avengers, comptant désormais bon nombres de membres, à divers endroits du globe très éloignés les uns des autres. Les deux scénaristes développent d’entrée de jeu le côté global du concept et le font plutôt bien. Deux événements d’une ampleur assez énorme ont lieu durant ce numéro et si leur impact à l’échelle de la situation de l’univers marvel reste flou, il est d’ores et déjà réussi visuellement.
 
Stefano Caselli a vraiment haussé son niveau de dessin ces dernières années, et il est très convaincant dans ce numéro. Chaque lieu a droit à son ambiance propre mais le tout reste très cohérent visuellement. Il a également un talent certain pour mettre en scène les héros, chaque apparition des Avengers se fait via une planche réussie faisant ressortir le côté héroïque de ces hommes et femmes.
 
Bref, un premier numéro très réussi qui confirme les dires de Jonathan Hickman, cette dernière ne fait pas office de série de second plan au sein de la franchise. Au contraire, on a d’entrée de jeu l’impression que de gros événements vont s’y dérouler, et ça fait plutôt plaisir !
 
 

Revolutionary War : Alpha (4/5)
 
Une excellente mise en bouche pour cette série constituée du huit one-shots. Cela fait du bien de s’éloigner de New York, et même des Etats-Unis. La Londres de l’univers Marvel a toujours été une ville baignant dans la magie, et c’est bien entendu ce que l’on va retrouver dès ce premier numéro. Mys-Tech, l’entreprise/groupe qu’ont régulièrement affronté les super-héros britanniques durant les grandes heures de Marvel UK, il y a de cela une vingtaine d’année, semble de retour. En effet, plusieurs bases secrètes abritant des artéfacts anciens semblent reprendre vie, et c’est cela que Dan Abnett et Alan Cowsill vont utiliser pour faire monter la tension du début à la fin de ce premier numéro.

 On retrouve avec plaisir des personnages comme Captain Britain et Pete Wisdom. Il est vrai que le Captain, ainsi que divers super-héros britanniques, n’ont jamais vraiment disparus, mais ils n’étaient généralement de retour qu’à l’occasion de simples mini-séries tie-ins aux grands events de l’univers marvel comme Civil War ou Secret Invasion.
 
Mais si la mise en place de l’histoir développée dans ce premier numéro est très agréable à suivre, on ne peut nier que le succès du numéro tient beaucoup aux superbes dessins de Richard Elson. Il suffit de voir avec quelle force il met en scène le retour de Captain et de Pete en seconde page. Ses dessins sont plutôt détaillés mais sans donné de sentiment de lourdeur, on prend vraiment plaisir à admirer sa vision de Londres. Les visages sont suffisamment expressifs, mais ce qui fait plaisir, c’est qu’il a eu l’occasion de faire parler so talent à l’occasion de superbes splash-pages. Dès qu’il a un dessin à faire sur un page, voire une double-page complète, le dessinateur excelle, la scène de la Bataille du London Bridge est par exemple superbe. Les scènes de discussion sont entrecoupées de scènes de combat durant lesquelles le dessinateur laisse parler ses crayons, et cela donne un résultat global franchement convaincant.
 
Un très bon démarrage pour l’event Marvel qui devrait permettre de réinjecter quelques personnages injustement laissés de côté dans son univers au sens général.
 
 
 

 
All-New X-Factor #1 (3,5/5)

Un bon concept, bien présenté par Peter David. Une équipe de super-héros associée aux intérêts d’une entreprise, c’est une expérience quasi inédite. On peut penser au business fait autour de X-Force au début des années 2000, mais le scénariste a l’intelligence de nous faire dans un premier temps penser que les super-héros choisis travaillent pour un philanthrope à la tête de Serval Industries, une nouvelle grosse entreprise dans l’univers Marvel.
 
Si la scène initiale est plutôt classique, la maîtrise du développement de relations entre personnages de Peter David est tout de suite manifeste. Ce dernier a l’habitude des séries d’équipe et ça se voit. La rencontre entre Gambit et Polaris conforte cette idée. Cela dit, il a également l’intelligence de choisir Gambit comme narrateur de l’histoire, ce dernier servant un peu d’ancre au récit pour le lecteur. La découverte de Serval et de ce que laisse transparaître Harrison Snow,  son PDG, est plutôt intéressante à suivre, et David nous propose de suivre un héros qui doute. Bref, tout est plutôt malin du côté du scénario.
 
Les dessins de Carmine Di Giandomenico semblent cependant un peu trop chargés par moment, les visages de ses personnages sont parfois assez étrangement représentés d’ailleurs. Ils sont loin d’être mauvais mais pour une raison difficile à expliquer, ils ne sont pas totalement cionvaincant. Ce dessinateur semble avoir un style plutôt classique, tout en possédant une spécificité un peu déroutante. Il faudra donc attendre plusieurs numéros pour vraiment se faire une idée sur son travail.
 
All-New X-Factor est donc sur de bons rails avec à sa tête un scénariste rompu à l’exercice des séries d’équipe qui propose avec cette dernière un concept rarement – voir jamais vu – dans les comics Marvel, et on ne va pas s’en plaindre !
 
 
 
Black Widow #1 (3/5)

Un lancement en demi-teinte pour Black Widow. En effet, si le scénario de nathan Edmonson est loin d’être mauvais, force est de constater qu’il nous joue là du plutôt classique. On ne peut cependant que saluer son efficacité puisque nous découvrons deux missions différentes en un seul numéro, là où la plupart des séries aurait rendu l’une des deux missions bien plus longues pour simplement y intercaler la discussion entre Natasha et son associé. Bref, Edmonson montre qu’il a tout de même de l’ambition et ce premier numéro est plutôt bien ficelé.
 
La déception vient plutôt des dessins de Phil Noto. Ce dernier a un style excellent que l’on retrouve ici. Malheureusement, il utilise bien trop d’effet pour mettre en valeur ses dessins et cela le dessert complètement tant ils font office d’artifice. Phil Noto n’est jamais aussi bon que lorsqu’il fait uniquement parler ses crayons. Il a dans ce numéro utilisé bien trop de flous, et d’effets de lumière exagérés. Cela dit, il faut mettre en avant que les quatre lieux distincts visités par la veuve dans ce numéro ont tous un aspect bien particulier qui fait que l’on ne peut les confondre les uns des autrs. Nathan Edmonson semblant avoir la volonté de nous faire voyager, on peut facilement imaginer que le voyage sera plaisant tant Noto dessine bien les ambiances des pays visités.
 
Bref, Edmonson tient le bon bout, il ne reste plus qu’à espérer que Phil Noto arrête d’utiliser autant d’effets graphiques inutiles pour que cette série soit totalement convaincante.
 
 
 
Savage Wolverine #14.NOW (3/5)

La série accueille cette fois Richard Isanove , qui nous propose de vivre une aventure de Logan à la fin de la Prohibition du côté des Etats-Unis. En 1933, se procurer et distribuer de l’alcool a ses dangers et fait que l’on est obligé d’avoir affaire à des gens peu recommandables. Et c’est bien entendu ce qu’il va arriver à Logan, qui accompagne ici un père de famille américain qu’il connait apparemment de longue date.

Richard Isanove essaye de faire une histoire où l’ambiance prime, plutôt que de nous immerger dans la capitale du crime de l’époque, Chicago, il fait le choix curieux de délocaliser dans l’Ontario, une province du Canada. Nous avons donc vraiment la confrontation entre le monde de Logan, et celui du crime de l’époque. La fin du récit sera le moyen de ramener l’action sur un terrain plus connu, Minneapolis, qui a connu dans les années 1920 une énorme montée du crime organisé, qui en fera l’un des empires du crime des années 1930, bien que dans une moindre mesure à Chicago. Au niveau de l’ambiance, nous retrouvons tous les poncifs du genre, cependant, Isanove ne cherche pas à aller plus loin et son histoire n’est pas originale pour un sou. Bref, si on retrouve avec plaisir une ambiance sympathique pour peu que l’on aime le genre, il n’y a malheureusement pas grand-chose d’autre à se mettre sous la dent…
 
Heureusement, les dessins du monsieur sont franchement bons et donnent une sacrée personnalité à son histoire. Il a un style qui colle parfaitement au genre d’histoire qu’il nous raconte, et son trait, au final assez proche de celui des très bons dessinateurs de pulps du début du XXe mais bénéficiant de la modernité des outils graphiques actuels, est une bénédiction, puisqu’il donne une raison de suivre son histoire.
 
Ce numéro est donc une très belle coquille qui mérite d’être remplie.
 
 

Susano-wo

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Commentaires

  • J'aime bien l'idee de la phrase de conclusion en gras a la fin :D
  • Ouais ça rythme l'article visuellement ;)

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