Quoi ? Vous n'êtes pas d'accord avec le titre de cet article ? Vous pensez réellement que Spider-Man est un grand héros ? Soyez objectifs et regardez les faits : il est à l'exact opposé de ce qu'est un super-héros. Peter Parker est l'incarnation du super-raté.
Plus fort que Cosette et Jean Valjean
Tout d'abord, il faut avouer qu'à ses débuts, Parker n'est pas gâté par Mère Nature : c'est un maigrichon doté d'un physique peu avantageux. Comme s'il n'était pas assez repoussant, il porte d'horribles lunettes et s'habille comme le dernier des ringards. Maintenant, sortez vos mouchoirs et regardez sa vie : il est orphelin, il est élevé par un couple qui ressemble plus à ses arrières-grands-parents qu'à ses oncle et tante, il est perpétuellement fauché et passe son adolescence à servir de souffre-douleur à ses infects camarades de lycée. Bref, il est la dernière personne au monde à laquelle vous voudriez ressembler.
A grande poisse, grande risibilité
Allez, comme il existe une justice en ce bas-monde, le destin va lui donner des super-pouvoirs pour compenser. Mais comme Parker n'arrive jamais à faire quoi que ce soit correctement, même ce don du ciel va se transformer en catastrophe. Il gagne ses pouvoirs en se faisant mordre par une araignée, une des pires créatures qui soient. Pas étonnant que le pauvre biquet nous en fasse un malaise. Mais une fois qu'il a compris qu'il avait obtenu des super-pouvoirs, que croyez-vous que notre raté de service va tenter de faire ? Du pognon pardi ! Avec 40 ans d'avance, il se prend pour une star de la télé-réalité ou une vedette éphémère du show-biz. Pour une fois qu'il est en avance d'une mode... Ses pouvoirs d'araignée (pouvoirs d'araignée, essayez de dire ça à voix haute sans éclater de rire) lui montent à sa grosse tête et il croit que la belle vie s'offre enfin à lui. C'est là que, patatras, son oncle se fait tuer. Et devinez qui est indirectement responsable de la mort de son tonton parce qu'il a négligé ses responsabilités ? Parker, le mioche pleurnichard, devient le premier super-héros de l'histoire des comics à être motivé par la culpabilité.
N°1... des ennemis publics
Cette horrible genèse a-t-elle au moins permis à Parker de mener une carrière super-héroïque plus glorieuse que ce qui l'a précédé ? Que nenni les amis. Sa vie de justicier va s'avérer aussi désastreuse que sa vie privée. Pete-la-poisse va réussir se faire haïr en un rien de temps par la presse, la police et le public. Décidé à battre tous les records, Spider-Man devient le premier super-héros ennemi public n°1 de l'histoire. Et pour garantir son impopularité, Parker, en bon masochiste, se met à vendre à l'irascible Jonah J. Jameson, le patron du Daily Bugle, les photos de son alter-ego les plus compromettantes qui soient. Tout cela pour un salaire de misère, bien entendu.
S'il se débrouille très bien pour abîmer son image, qu'en est-il de ses ennemis ? C'est simple, il se coltine la galerie de vilains la plus ridicule qu'on ait connu. Tous les super-zouaves avec un nom d'animal sont pour lui, du stupide Rhino à Frog-Man en passant par... le Lapin blanc. Certes, il serait injuste de limiter sa collection d'ennemis à ces parodies animalières alors que certains de ses adversaires ont des noms tellement plus cools : la tache, par exemple. Mais il ne se contente pas d'affronter que des super-vilains. Rappelons qu'il a mené un périlleux combat contre une menace qui a failli le terrasser : la grippe.
D'accord, ses ennemis sont ridicules. Cela ne signifie pas pour autant que Spider-Man n'a pas connu des moments angoissants. Rappelons qu'il a tout de même été démasqué devant tout le monde par Octopus. Heureusement pour lui, ni ses proches, ni Doc Oc n'ont cru une seconde que Spider-Man pouvait être Peter Parker tellement cet ado est un loser. Sauvé par la nullité de son identité civile, y a-t-il pire indignité ? Pas étonnant qu'il ait voulu raccrocher. Son costume et sa carrière avaient en effet toute leur place dans une poubelle. Mais il faut croire que même pour abandonner, Peter n'est pas très doué.
Quand on a un ami comme Parker, on n'a pas besoin d'ennemi
Au moins, ce qu'il y a d'amusant quand on a une poisse comme Parker, c'est qu'elle déborde tellement qu'elle en devient contagieuse. Tous ses proches y passent : sa tante ? Entre deux crises cardiaques et une fausse mort, elle a failli épouser le Docteur Octopus. Sa petite amie Betty Brant ? On a tué son frère et son mari a fini assassiné dans un costume de Super-bouffon (oui, encore un ennemi de Spidey avec un nom terrifiant). Sa petite amie Gwen Stacy ? Elle a seulement assisté à la mort de son père, été tuée, clonée et mise en cloque par un super-vilain. Son meilleur ami Harry Osborn ? Son père est un criminel fou, sa petite amie aussi. Ah, lui aussi, à l'occasion. Son ancien patron Jonah Jameson ? Il est sans cesse attaqué par des super-vilains, l'un d'entre eux a tué sa femme et son fils est un loup-garou... Bref, n'approchez jamais Parker, ce type a tôt fait de transformer votre vie en cauchemar.
Ses collègues super-héros ont-ils eu plus de chance ? Seulement ceux qui l'ont fuit. Alors que tous les super-héros Marvel, même les plus asociaux, ont un moment ou un autre rejoint une équipe ou travaillé en binôme, personne n'a voulu de Spidey pendant quarante ans. Dès ses débuts, Reed Richards l'a refusé dans les Fantastic Four. Pas besoin d'être un génie comme Mr Fantastic pour deviner pourquoi. Et quand notre arachnide parvient enfin à rejoindre les Avengers, c'est pour servir de pantin à Stark qui le pousse à se démasquer en public. Vous remarquerez qu'à peine Parker a rejoint ce groupe que celui-ci s'est déchiré dans une terrible guerre civile et que le clan que Pete-la-poisse a décidé de suivre s'est aussitôt retrouvé hors-la-loi. On vous avait prévenus, fallait pas l'embaucher.
Toujours pas convaincus que Parker est le nul ultime ? Faut-il vraiment évoquer la saga du clone ? Ou la spider-mobile ? Et que dire de la situation actuelle où un des pires ennemis du Tisseur a pris sa place et se débrouille mieux que lui ? D'un autre côté, ce n'est pas trop dur de se montrer supérieur à Parker....
L'art est niais, les lecteurs aussi
Finalement, les principaux pouvoirs de Spider-Man, ce sont sa poisse et son incompétence. Tel les lapins crétins, Nabila ou Rantanplan, il n'est connu que parce qu'il excelle dans la médiocrité. D'ailleurs, les lecteurs se délectent des malheurs du Tisseur. Ils se ruent chaque mois dans les comic shops pour savourer le plaisir de le voir souffrir et persévérer dans l'échec. Le fan ne s'identifie pas à Petey, il assouvit seulement son instinct sadique et se dit que, finalement, sa vie n'est pas si mal à côté de celle de ce minable Parker. Oui, Spider-Man, ton pire ennemi n'est ni Osborn, ni Octavius, ce sont tes lecteurs.
Et toi, cher lecteur, que penses-tu de Parker ? Est-il un loser ? Et si oui, est-ce pour cela qu'il a touché ton petit coeur ? Qu'aimes-tu chez lui ? Le fait qu'il combatte l'adversité avec humour ? Qu'il ait supporté sa tante 50 ans sans jamais tenter de la tuer ? Son costume qui te fascinait quand tu étais enfant ? Le générique de son dessin animé des sixties ? Allez, les déclarations dégoulinantes sont exceptionnellement autorisées : viens déverser dans les commentaires ton trop-plein d'affection pour cette créature arachnéenne, petit pervers !







Commentaires
Et enfin Spider-Man le plus nul des super héros? Regarde Stone-Boy; Bouncing-Boy; Squirrel Girl, Matter-Eater Lead.... Et tant d'autres inutiles, et mauvais mais qui même eux ne peuvent pas être insultés par un loser comme toi juste jaloux de l'impact que peut avoir un personnage fictif comme L'Araignée sur un monde réel comme le nôtre, impact que tu n'as pas
Au Plaisir de te répondre
Thorondor