Un hommage infidèle mais ...
Les X-Men sont de retour, Bryan Singer aussi, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le film n’emprunte pas la voie de la facilité et se révèle être un bel hommage à l’œuvre dont il est tiré.
Lorsque l’on adapte une histoire connue au cinéma se pose toujours la question de la fidélité à cette dernière. Dans le cas de ce nouvel opus des aventures des X-Men, Bryan Singer ne s’encombre pas de tout cela et cherche en premier lieu à nous livrer un bon film. Il est donc allé piocher les éléments lui semblant pertinents et intéressants dans le comic book Days Of Future Past et les a intelligemment actualisés. On garde par exemple le futur dystopique dans lequel l’essentiel des mutants sont tombés face aux Sentinelles de Bolivar Trask, mais on y ajoute le fait que ces dernières se sont à un moment retournées contre les humains. D'ailleurs mise à part l'essentiel des idées qui ont été tirées du comic book, tout le reste est inédit et n'a franchement pas grand chose à voir avec ce dernier.
Il est bien entendu également question de voyage dans le temps, et si Kitty Pryde n'y ets pas étrangère dans le film, c’est bel et bien Wolverine qui sera de la partie.
Ce dernier effectuant le voyage, Wolverine sera bien entendu encore une fois le personnage le plus en vue du film. Un choix qui en agacera probablement certains mais qui est plutôt cohérent si l'on se réfère aux précédents épisodes de la saga. Logan a toujours été au centre des débats et a très largement été mis en avant comme étant LE héros de la saga.
Sa personnalité peu commode tranche avec sa mission et cela permet une belle inversion des rôles lors de sa rencontre avec le jeune Charles Xavier. Hugh Jackman est bien entendu toujours très bon dans ce rôle, il est en plus terriblement affûté physiquement. On a presque l’impression que plus les années passent, et meilleur Wolverine il devient.
Qui dit deux trames temporelles dit deux générations de X-Men ! Si le futur apocalyptique nous permet de revoir quelques têtes connues avec grand plaisir, on notera que les équipes ont eu l’intelligence d’ajouter des petits nouveaux comme Warpath, Blink, Sunspot et Bishop. Omar Sy est d’ailleurs plutôt bon dans son rôle, même si malheureusement son texte se limite à environ deux répliques.
On retrouve avec énormément de plaisir les Charles Xavier et Magneto de la première trilogie, et leur histoire continue de nous passionner. Storm, Kitty, Iceman et Colossus complètent le casting des anciens que l’on retrouve un peu plus longtemps que les autres. Bryan Singer leur rend d'ailleurs plutôt hommage en nous les montrant bien plus badass que lorsque nous les avions quittés, il y a 8 ans déjà. Le reste des personnages majeurs de la première trilogie revient pour un petit passage à l’écran qui fera plaisir aux fans.
En revanche, la présence d’anciens mutants a provoqué la disparition de nombre de plus jeunes des années 1960. Ainsi, on retrouvera principalement Charles, Erik, Raven et Hank, Havok ne sera là que pour un passage éclair et la plupart des autres sont morts ! Si Charles Xavier est devenu un peu agaçant au début, Erik est devenu encore un peu plus fou et il fait parfois un peu peur. Mystique reste très présente tandis que la disparition de beaucoup a permis la consolidation du rôle de Beast, qui gagne un peu en importance dans cette suite.
La bonne surprise vient de Quicksilver dont l’apparition apporte une petite dose de fun dans le film à un moment vraiment opportun.
Si la promotion a largement mis en avant le choc des générations et le fan-service, force est de constater que le film évite intelligemment de tomber dans le trop-plein en ce qui concerne ces deux aspects.
Le retour de Bryan Singer ne signifie pas le retour au rythme décousu de la première trilogie, ce Days Of Future Past est la digne suite de First Class et lui emprunte son rythme et sa progression. On a ainsi moins l’impression de passer d’un point à l’autre comme c’était le cas dans la première trilogie, mais plutôt de suivre une aventure au déroulement naturel.
Le passage d’une époque à l’autre est très bien géré et chaque saut dans le temps se révèle agréable puisqu’ils répondent systématiquement à une envie créée par le déroulement même de l‘histoire.
Le traitement des personnages est franchement réussi et on appréciera de suivre un Xavier fragile, avec Wolverine forcé d'agir en mentor.
Encore une fois, Singer insistera sur l’absence d’un réel ennemi, identifié comme tel. Tous les points de vue sont rendus acceptables, y compris celui de Bolivar Trask. Ce dernier est d’ailleurs très bien campé par un Peter Dinklage en forme. Tout au long du film, il y aura donc confrontation de ces points de vue avant l'affrontement final. En plus d’être visuellement impressionnant, ce dernier nous offre de jolis échanges verbaux.
Le film se termine d’une manière plutôt classique pour une histoire de voyage temporel et si la situation finale clarifie énormément d’éléments un peu incohérents nés au fur et à mesure de l’avancement de la saga, force est de constater que tout n’est pas parfaitement clair et elle pose de nombreuses questions. De nombreux spectateurs sont d'ailleurs sortis de la diffusion avec les idées un peu embrumées.
Ce qui surprend dans ce nouvel opus, c’est le parti pris visuel semblable à celui de First Class qui se retrouve ici exacerbé. La technologie employée en matière d’effets spéciaux pour tout ce qui concerne les années 1970 a pour but de rendre la présence des mutants dans ce monde naturelle. Ainsi, le réalisateur n’hésitera pas à nous proposer des images filmées par les journalistes sur place, avec un grain d’image particulier qui évoque la technologie de l’époque, mais aussi des caméras volontairement moins maîtrisées. De la même manière, exit les pouvoirs accompagnés d’effets flashy. Même lorsque Havok utilise son pouvoir, l’énergie qui émane de son corps semble naturel. Les effets spéciaux plus évidents sont réservés aux X-Men du futur, et cela leur sied à merveille. Que ce soient les portails de Blink, la peau métallique de Colossus ou les gerbes enflammées de Sunspot, tout est visuellement impressionnant et de bon goût.
Fort heureusement ni dans le passé ni dans le futur nous n’échappons aux scènes de grande ampleur caractéristiques de la saga, et tout a été vu en grand dans cet opus. Si l’échelle paraît gigantesque dans le futur, la scène finale dans le passé n’a rien à lui envier et est extrêmement bien gérée de bout en bout.
On ne peut pas finir cette critique sans aborder la bande originale de John Ottman, déjà à l’origine de celle plutôt discrète de X-Men 2. Elle est ici très lourde, dans la continuité de ce qui a été proposé dans le précédent opus. Si l’on regrette l’absence de plus de morceaux des années 1970, les sonorités un peu industrielles collent néamoins parfaitement à la situation futuriste. Cette bande originale reste néanmoins encore une fois discrète et aucun morceau ne semble vraiment plus marquant qu’un autre.
En définitive, Days Of Future Past fait honneur au matériau d’origine en le trahissant intelligemment. Hugh Jackman est toujours aussi convaincant, même lorsqu’il s’agit de camper un Wolverine plus pédagogue. On retrouve avec plaisir des têtes connues même si cela se fait au détriment des petits jeunes qui nous avaient fait vibrer dans First Class. Les effets spéciaux participant à rendre l’ensemble plus réaliste sont un vrai plus, et la bande originale, bien que discrète, remplit son objectif. Le dénouement permet une remise à plat de l’univers de cette saga et prépare ainsi le terrain pour, on l’espère, des années à venir.
[conclusion=4][/conclusion][onaime]- Un hommage infidèle
- Les effets spéciaux au service du réalisme
- Le traitement des personnages[/onaime][onaimepas]- La confusion de la fin
- L'absence de beaucoup de mutants de First Class
- Le critique qui ne parle même pas de la scène post-générique[/onaimepas]
[galerie3]http://www.mdcu-comics.fr/upload/news/news_illustre_1399983631_712.jpg[/galerie3]
Un film agréablement infidèle à son modèle
Lorsque l’on adapte une histoire connue au cinéma se pose toujours la question de la fidélité à cette dernière. Dans le cas de ce nouvel opus des aventures des X-Men, Bryan Singer ne s’encombre pas de tout cela et cherche en premier lieu à nous livrer un bon film. Il est donc allé piocher les éléments lui semblant pertinents et intéressants dans le comic book Days Of Future Past et les a intelligemment actualisés. On garde par exemple le futur dystopique dans lequel l’essentiel des mutants sont tombés face aux Sentinelles de Bolivar Trask, mais on y ajoute le fait que ces dernières se sont à un moment retournées contre les humains. D'ailleurs mise à part l'essentiel des idées qui ont été tirées du comic book, tout le reste est inédit et n'a franchement pas grand chose à voir avec ce dernier.
Il est bien entendu également question de voyage dans le temps, et si Kitty Pryde n'y ets pas étrangère dans le film, c’est bel et bien Wolverine qui sera de la partie.
Un barbu griffu omniprésent
Ce dernier effectuant le voyage, Wolverine sera bien entendu encore une fois le personnage le plus en vue du film. Un choix qui en agacera probablement certains mais qui est plutôt cohérent si l'on se réfère aux précédents épisodes de la saga. Logan a toujours été au centre des débats et a très largement été mis en avant comme étant LE héros de la saga.
Sa personnalité peu commode tranche avec sa mission et cela permet une belle inversion des rôles lors de sa rencontre avec le jeune Charles Xavier. Hugh Jackman est bien entendu toujours très bon dans ce rôle, il est en plus terriblement affûté physiquement. On a presque l’impression que plus les années passent, et meilleur Wolverine il devient.
[img_reelle]http://www.mdcu-comics.fr/upload/news/news_illustre_1399983737_566.jpg[/img_reelle]
Double avalanche de mutants
Qui dit deux trames temporelles dit deux générations de X-Men ! Si le futur apocalyptique nous permet de revoir quelques têtes connues avec grand plaisir, on notera que les équipes ont eu l’intelligence d’ajouter des petits nouveaux comme Warpath, Blink, Sunspot et Bishop. Omar Sy est d’ailleurs plutôt bon dans son rôle, même si malheureusement son texte se limite à environ deux répliques.
On retrouve avec énormément de plaisir les Charles Xavier et Magneto de la première trilogie, et leur histoire continue de nous passionner. Storm, Kitty, Iceman et Colossus complètent le casting des anciens que l’on retrouve un peu plus longtemps que les autres. Bryan Singer leur rend d'ailleurs plutôt hommage en nous les montrant bien plus badass que lorsque nous les avions quittés, il y a 8 ans déjà. Le reste des personnages majeurs de la première trilogie revient pour un petit passage à l’écran qui fera plaisir aux fans.
En revanche, la présence d’anciens mutants a provoqué la disparition de nombre de plus jeunes des années 1960. Ainsi, on retrouvera principalement Charles, Erik, Raven et Hank, Havok ne sera là que pour un passage éclair et la plupart des autres sont morts ! Si Charles Xavier est devenu un peu agaçant au début, Erik est devenu encore un peu plus fou et il fait parfois un peu peur. Mystique reste très présente tandis que la disparition de beaucoup a permis la consolidation du rôle de Beast, qui gagne un peu en importance dans cette suite.
La bonne surprise vient de Quicksilver dont l’apparition apporte une petite dose de fun dans le film à un moment vraiment opportun.
[galerie2]http://www.mdcu-comics.fr/upload/news/news_illustre_1399983625_369.jpg[/galerie2]
Un scénario très bien géré
Si la promotion a largement mis en avant le choc des générations et le fan-service, force est de constater que le film évite intelligemment de tomber dans le trop-plein en ce qui concerne ces deux aspects.
Le retour de Bryan Singer ne signifie pas le retour au rythme décousu de la première trilogie, ce Days Of Future Past est la digne suite de First Class et lui emprunte son rythme et sa progression. On a ainsi moins l’impression de passer d’un point à l’autre comme c’était le cas dans la première trilogie, mais plutôt de suivre une aventure au déroulement naturel.
Le passage d’une époque à l’autre est très bien géré et chaque saut dans le temps se révèle agréable puisqu’ils répondent systématiquement à une envie créée par le déroulement même de l‘histoire.
Le traitement des personnages est franchement réussi et on appréciera de suivre un Xavier fragile, avec Wolverine forcé d'agir en mentor.
Encore une fois, Singer insistera sur l’absence d’un réel ennemi, identifié comme tel. Tous les points de vue sont rendus acceptables, y compris celui de Bolivar Trask. Ce dernier est d’ailleurs très bien campé par un Peter Dinklage en forme. Tout au long du film, il y aura donc confrontation de ces points de vue avant l'affrontement final. En plus d’être visuellement impressionnant, ce dernier nous offre de jolis échanges verbaux.
Le film se termine d’une manière plutôt classique pour une histoire de voyage temporel et si la situation finale clarifie énormément d’éléments un peu incohérents nés au fur et à mesure de l’avancement de la saga, force est de constater que tout n’est pas parfaitement clair et elle pose de nombreuses questions. De nombreux spectateurs sont d'ailleurs sortis de la diffusion avec les idées un peu embrumées.
[galerie2]http://www.mdcu-comics.fr/upload/news/news_illustre_1399983634_89.jpg[/galerie2]
Une technique au service du réalisme
Ce qui surprend dans ce nouvel opus, c’est le parti pris visuel semblable à celui de First Class qui se retrouve ici exacerbé. La technologie employée en matière d’effets spéciaux pour tout ce qui concerne les années 1970 a pour but de rendre la présence des mutants dans ce monde naturelle. Ainsi, le réalisateur n’hésitera pas à nous proposer des images filmées par les journalistes sur place, avec un grain d’image particulier qui évoque la technologie de l’époque, mais aussi des caméras volontairement moins maîtrisées. De la même manière, exit les pouvoirs accompagnés d’effets flashy. Même lorsque Havok utilise son pouvoir, l’énergie qui émane de son corps semble naturel. Les effets spéciaux plus évidents sont réservés aux X-Men du futur, et cela leur sied à merveille. Que ce soient les portails de Blink, la peau métallique de Colossus ou les gerbes enflammées de Sunspot, tout est visuellement impressionnant et de bon goût.
Fort heureusement ni dans le passé ni dans le futur nous n’échappons aux scènes de grande ampleur caractéristiques de la saga, et tout a été vu en grand dans cet opus. Si l’échelle paraît gigantesque dans le futur, la scène finale dans le passé n’a rien à lui envier et est extrêmement bien gérée de bout en bout.
[galerie2]http://www.mdcu-comics.fr/upload/news/news_illustre_1399983626_155.jpg[/galerie2]
Une bande originale lourde
On ne peut pas finir cette critique sans aborder la bande originale de John Ottman, déjà à l’origine de celle plutôt discrète de X-Men 2. Elle est ici très lourde, dans la continuité de ce qui a été proposé dans le précédent opus. Si l’on regrette l’absence de plus de morceaux des années 1970, les sonorités un peu industrielles collent néamoins parfaitement à la situation futuriste. Cette bande originale reste néanmoins encore une fois discrète et aucun morceau ne semble vraiment plus marquant qu’un autre.
En définitive, Days Of Future Past fait honneur au matériau d’origine en le trahissant intelligemment. Hugh Jackman est toujours aussi convaincant, même lorsqu’il s’agit de camper un Wolverine plus pédagogue. On retrouve avec plaisir des têtes connues même si cela se fait au détriment des petits jeunes qui nous avaient fait vibrer dans First Class. Les effets spéciaux participant à rendre l’ensemble plus réaliste sont un vrai plus, et la bande originale, bien que discrète, remplit son objectif. Le dénouement permet une remise à plat de l’univers de cette saga et prépare ainsi le terrain pour, on l’espère, des années à venir.
[conclusion=4][/conclusion][onaime]- Un hommage infidèle
- Les effets spéciaux au service du réalisme
- Le traitement des personnages[/onaime][onaimepas]- La confusion de la fin
- L'absence de beaucoup de mutants de First Class
- Le critique qui ne parle même pas de la scène post-générique[/onaimepas]

Commentaires