Glénat

[Review VF] The Wicked + The Divine tome 1

Boom! Clap! Les dieux sont des rock stars!

En ce 31 octobre, jour d'Halloween, je vous propose de découvrir mon avis sur le premier tome de la série The Wicked + The Divine qui est (enfin) disponible en français. Acclamé dans les pays anglo-saxons, ce titre méritant d'avoir une parution en France. C'est chose faite. Mais, est-ce que cet engouement dans les comics indé, est-il vraiment justifié ? 


Le scénariste Kieron Gillen et l’artiste Jamie McKelvie qu’on avait pu admirer sur le titre Young Avengers chez Marvel, reviennent après une pause avec cette série parue pour la première fois en juin 2014, et qui est toujours en cours. Le récit aborde les sujets de l’art, de la célébrité et de la mythologie, tout en gardant le charme de ce qui avait fait le succès de leur précédente collaboration. Ce premier volume rassemble les 5 premiers numéros, et porte le nom de Faust Départ. L’histoire met en scène douze dieux qui tous les 90 ans se réincarnent et reviennent sur Terre, où ils vivent la grande vie non-stop. Et après deux ans sous les feux des projecteurs ils disparaissent pour ne revenir que 90 ans plus tard, répétant ainsi ce mystérieux cycle.

Après un prélude de cinq pages se déroulent le 31 décembre 1932, nous rentrons tout de suite dans le vif du sujet, qui se déroule dans le présent (au moment de l'écriture du récit), en 2014. La protagoniste servant au lecteur de guide répond au nom de Laura. La jeune fille habite dans le sud de la ville de Londres, au Royaume-Uni. C’est durant un concert qu’elle va avoir l'honneur de rencontrer les stars Baal, sorte de Kanye West, Amarterasu qui rappelle Florence Welch du groupe Florence and the Machine, jusqu’à Luci qui a un style très proche de celui de David Bowie ou d'Annie Lennox.

Après une tentative de meurtre sur l’un d’eux, ils vont mener l’enquête pour trouver celui ou celle qui veut leurs morts. Si je ne devais ne retenir que deux personnages parmi la galerie, ce seraient Luci et Laura, qui sont à mes yeux ceux qui séduisent le plus l’audience. La première par son charme (non sérieux admirez son visage de bad ass), son côté rock’n’roll et son fort caractère. Et Laura, car elle est comme le reflet contraire de Luci, mais en même temps possède beaucoup de points communs avec la blonde rebelle.

Même si au fil de l’histoire de minimes faiblesses se font sentir, on ne peut que passer outre tellement on veut savoir ce qui se trame. Les personnages sont attachants, drôles et sérieux au besoin. Et je dois avouer, que certains moments de l’histoire m’ont pris de court, et surtout la fin qui en a fait crier plus d’un sur le web après sa parution en VO. Ce qui montre que les auteurs n’ont pas froid aux yeux, et quitte à faire hurler les fans, ne se laissent pas influencer et nous offrent une histoire qui sait prendre de court.

Cette œuvre pourrait n’être qu’un comics de plus parmi tant d'autres mais ce n’est absolument pas le cas. Ce projet est fait pour ceux qui voudraient lire quelque chose de différent de tout ce qui se fait en ce moment, avec l’attrait des super-héros qui ne cessent de grandir dans les comics et au cinéma. Avec ce récit, Kieron Gillen place ses connaissances en matière de musique, d'art et de mythologie comme les grands piliers du récit. L'auteur sait tellement de quoi il parle, qu'il est facile de se plonger dans cet univers. Je noterais aussi la volonté de montrer des personnages issus de de cultures et de milieu sociaux différents sans qu'on ne ressente que cela nous est imposé.
 

Pour mettre son monde en lumières, Gillen peut compter sur Jamie McKelvie qui réalise un travail graphique d'une justesse incroyable, sans jamais tomber dans l'excès niveau détails. Nous avons ensuite les sublimes couleurs de Matthew Wilson qui viennent donner plus de relief aux traits de McKelvie.

Au final, WicDiv (c’est le surnom que les auteurs et fans donnent au titre) est une véritable surprise, et trouve parfaitement sa place parmi les titres que l’éditeur Image Comics et Glénat Comics savent si bien nous présenter. Le seul reproche que je pourrais faire à cette histoire, et en quelque sorte le cliffhanger de fin, qui du coup en est vraiment un. Pour ceux qui n'ont pas encore acheté ce premier tome, sachez que ce 2 novembre paraîtra une version collector contenant encore plus de bonus que la version classique déjà parue. Maintenant, j'espère que Glénat proposera très vite le tome 2, vu qu'en VO la série en est déjà à son quatrième tome.

En Résumé

Points forts

- Les thèmes de l'univers de l'art
- Les dessins et couleurs sublimes
- La construction des différents personnages
- La mythologie de l'univers

Points faibles

- Le temps d'attente avant le tome 2, pas encore annoncé
4.5/5

Prenant dès le début, The Wicked + The Divine est une série qui mérite qu'on la suive, et je suis ravie de voir que Glénat a eu l'excellente idée de proposer cette série au lectorat français. A ne pas manquer !

Sofia

La seule fille du staff.

Me Suivre:

Commentaires

  • Très bonne série effectivement, j'ai pas encore lu le 5ème numéro mais la série est prenante, et surtout magnifiquement dessinée.
  • Et bien prépare toi à hurler après la lecture du 5 ^^
  • Je n'ai pas compris. Surement à cause de mon manque de culture dans le monde musical. Du coup, je trouve que c'est un gros point noir.
    J'adore les sélections de glenat comics (Letter 44, Lazarus, sex criminals) mais là, j'accroche pas. 
    3.5/5 c'est ma note pour le moment.
    Il y a beaucoup de pub et je suis assez deçu du contenu. 
    J'ai eu la même impression avec East of West (mais c'est Hickman).
  • Sur les titres que tu as cité, je n'ai lu que le premier tome de East of West et je n'ai pas accroché non plus.
  • Letter 44 et  Lazarus, tu n'as pas lu ? sex criminals encore je comprends.
    Après tout est une question de goût, je le concède.
  • Vous savez ce qu'il y aura exactement dans l'édition collector ?
  • La version collector comprend uniquement le tome 1 et des bonus (pour moi cette version collector ne vaut clairement pas son prix).

    Le tome 2 est attendu - pour le moment - pour le 01/02/2017...Va falloir patienter...

Laisser un commentaire