Wonder Woman en action !
A l\'occasion de la sortie du nouveau film d\'animation des studios DC Comics, Justice League : Crisis On Two Earths, le 27 février prochain, voici une interview très intéressante du grand Bruce Timm, producteur exécutif.
Question : Qu\'est-ce qui vous plait à propos de Justice League : Crisis On Two Earths ?
Bruce Timm : Assez bizarrement, c\'est un retour à ma série préférée, Justice League Unlimited. Le script originel étant censé être le lien entre Justice League et Justice League Unlimited pour expliquer comment ils passent de 7 membres à plus de 50. Nous aimions l\'histoire et le script, et il est resté en suspend des années alors qu\'on essayait de savoir quoi en faire - il y a eu l\'idée d\'en faire un comic mais ça n\'a pas suivi. Alors on a sauté sur la chance de pouvoir en faire un film DC Universe movie.
Question : Qu\'est-ce qui le différencie de la série TV Justice League ?
BT : C\'est un film d\'aventure à grande échelle très satisfaisant, avec beaucoup de personnages intéressants et excentriques. C\'est incroyable comme ça ressemble à un grand épisode de Justice League Unlimited mais dans un grand film épique avec différents styles visuels. C\'est une bonne chose.
Question : Est-ce que ce film représentait un plus gros challenge que les 6 autres précédents ?
BT : Le plus gros challenge, et c\'est un peu ésotérique, était de réussir à transformer le matériel d\'origine en un film indépendant, que ceux qui ne regardaient pas JLU puissent suivre et comprendre. On a pas eu à beaucoup changer le script, 95 % n\'ont pas été touché. Au niveau du design on voulait aussi qu\'il soit indépendant et qu\'il ne suive pas celui de la série. On a ce brillant designer de personnages, Phil Bourassa - qui dessine un peu comme moi en matière de simplicité, mais un peu différemment. Donc ça n\'est pas complétement l\'opposé de la série TV mais c\'est quelques chose d\'unique.
Question : Quels sont les avantages d\'avoir deux réalisateurs sur le même film ?
BT : L\'avantage pour Sam et Lauren c\'est que ça réduit la charge de travail, c\'est un gros film. Ils ont les même forces, et sont tous les deux très bons dans ce qu\'ils font. Ils sont tous les deux très talentueux en terme de compréhension de l\'histoire, des personnages, du cœur émotionnel de l\'histoire, et ils sont très doués pour diriger des scènes d\'action de dingues. Mais leur méthodologie est différence. Sam réfléchit beaucoup, il est très analyste. Lauren est plus intuitive. Je restais en dehors de ça quand ils avaient des désaccords - heureusement je n\'ai jamais eu à trancher, ils ont simplement réglé les choses entre eux.
Question : Quels sont les forces de Dwayne McDuffie ?
BT : Dwayne est un très bon scénariste - il connait parfaitement les comics, il comprend les traditions et habitudes, il sait ce qui fait une bonne histoire de super-héros, et en même temps il est très bon avec les dynamiques et conflits entre les personnages. En plus, c\'est l\'un des meilleurs pour les dialogues.
Question : Avez-vous un personnage préféré ?
BT : Dans cette histoire, c\'est probablement Owlman. Il est fascinant en lui-même, mais sa relation de couple avec Superwoman est tellement déglinguée, et en même temps, de manière bizarre, assez attirante. C\'est assez semblable à la relation entre Huntress et Question dans la série JLU. Superwoman est cette femme dure à cuire, forte et sexy, il est le mec silencieux et intelligent. C\'est un couple improbable intéressant. En plus j\'adore les performances de James (Woods) et Gina (Torres). Ce qui est assez incroyable c\'est qu\'on aime avoir nos acteurs qui doublent en même temps, mais cette fois-ci c\'était pas possible, donc il ne se sont jamais rencontrés mais ça s\'est très bien emboité. C\'est une alchimie vraiment intéressante considérant qu\'ils ne se sont jamais rencontrés.
Question : Vous avez encore un casting d\'enfer pour ce film. Des choses que les fans ne savent pas sur les choix du casting ?
BT : Il y a une chose intéressante avec Vanessa Marshall, qui joue Wonder Woman, elle était vraiment proche de jouer le rôle dans Justice League. Elle faisait partie des deux finalistes, elles étaient au coude à coude. Vanessa avait la voix parfaite pour Wonder Woman. Mais Susan Eisenberg avait cette vulnérabilité. On se disait que ce serait bien de ne pas la jouer trop \"costaux\", ce qui a finalement été très bien. Pour ce film on s\'est dit pourquoi ne pas prendre la voix qu\'on n\'avait pas prise pour la série, donc on a choisi Vanessa et elle est très bien.
Question :\"Justice League : Crisis on Two Earths\" inclut le premier DC Showcase animation short (court métrage), \"Le Spectre\". En quoi ces Showcase shorts changent votre travail quotidien ?
BT : DC Showcase est fun parce que ça nous donne l\'opportunité de jouer avec des personnages qui ne sont peut-être pas assez connus pour avoir un film à eux seuls. Autant j\'aime Batman, Superman, etc, autant les personnages moins connus et moins mis en avant me fascinent vraiment. Les super-héros sont chouettes, mais c\'est sympa de changer de rythme, et c\'est ce qu\'on a fait ici. \"Le Spectre\" est un thriller surnaturel, Jonah hex est un western, et ça continu comme ça.
Question : Après une coupure avec les épisodes de séries TV depuis plusieurs années, prenez-vous du plaisir à revenir à des versions plus courtes avec DC Showcase ?
BT : Ce qui est intéressant c\'est que ce sont vraiment des versions très courtes - ils durent deux fois moins de temps qu\'un épisode TV d\'une demi-heure. Donc l\'histoire doit être courte et condensée, il faut faire beaucoup de coupures, mais ça ne peut pas être 100% action non plus. Par chance nous travaillons avec de très bons scénaristes, et grâce à ça, à chaque qu\'on regarde un court-métrage on a l\'impression d\'avoir vu un épisode entier de quelques chose. Il y a un début, un milieu et une fin, une histoire complète. Donc mission accomplie.
Question : Qu\'est-ce qui a fait de Steve Niles la bonne personne pour écrire \"Le Spectre\", et comment l\'avez-vous convaincu de le faire ?
BT : J\'admire le travail de Steve Niles depuis un moment, honnêtement, ça me serait jamais venu à l\'esprit de le choisir. C\'était l\'idée de Todd Casey. Il a contacté Steve et celui-ci était très excité par le job. C\'est un grand fan de Michael Fleisher/Jim Aparo, et un grand fan du Spectre - surtout la période des années 70. Steve est passionné par les fictions criminelles et l\'horreur, il était donc parfait pour le job.
Question : Le Spectre a-t-il une signification particulière pour vous ?
BT : Le Spectre était l\'un de mes personnages préférés dans les années 70. Encore aujourd\'hui, ces comics sont très \"hardcore\", et ils ont été écrit en 1974, je ne sais pas comment ça a pu ne pas être censuré à l\'époque. C\'était tellement différent des autres comics. C\'est vraiment sombre, vraiment obscène. Le personnage est assez facile à comprendre - il est le sombre vengeur de la nuit, encore plus que Batman. Il punit les méchants de manières horribles. Il est comme Freddy Krueger. Je voulais utiliser le Spectre depuis bien longtemps mais on en a jamais eu l\'occasion, ça a été notre chance de le faire.
Et voici donc le nouveau teaser du film, mettant en scène la princesse Amazone, Wonder Woman, face à Owlman, entre autres.
Question : Quels sont les forces de Dwayne McDuffie ?
BT : Dwayne est un très bon scénariste - il connait parfaitement les comics, il comprend les traditions et habitudes, il sait ce qui fait une bonne histoire de super-héros, et en même temps il est très bon avec les dynamiques et conflits entre les personnages. En plus, c\'est l\'un des meilleurs pour les dialogues.
Question : Avez-vous un personnage préféré ?
BT : Dans cette histoire, c\'est probablement Owlman. Il est fascinant en lui-même, mais sa relation de couple avec Superwoman est tellement déglinguée, et en même temps, de manière bizarre, assez attirante. C\'est assez semblable à la relation entre Huntress et Question dans la série JLU. Superwoman est cette femme dure à cuire, forte et sexy, il est le mec silencieux et intelligent. C\'est un couple improbable intéressant. En plus j\'adore les performances de James (Woods) et Gina (Torres). Ce qui est assez incroyable c\'est qu\'on aime avoir nos acteurs qui doublent en même temps, mais cette fois-ci c\'était pas possible, donc il ne se sont jamais rencontrés mais ça s\'est très bien emboité. C\'est une alchimie vraiment intéressante considérant qu\'ils ne se sont jamais rencontrés.
Question : Vous avez encore un casting d\'enfer pour ce film. Des choses que les fans ne savent pas sur les choix du casting ?
BT : Il y a une chose intéressante avec Vanessa Marshall, qui joue Wonder Woman, elle était vraiment proche de jouer le rôle dans Justice League. Elle faisait partie des deux finalistes, elles étaient au coude à coude. Vanessa avait la voix parfaite pour Wonder Woman. Mais Susan Eisenberg avait cette vulnérabilité. On se disait que ce serait bien de ne pas la jouer trop \"costaux\", ce qui a finalement été très bien. Pour ce film on s\'est dit pourquoi ne pas prendre la voix qu\'on n\'avait pas prise pour la série, donc on a choisi Vanessa et elle est très bien.
Question :\"Justice League : Crisis on Two Earths\" inclut le premier DC Showcase animation short (court métrage), \"Le Spectre\". En quoi ces Showcase shorts changent votre travail quotidien ?
BT : DC Showcase est fun parce que ça nous donne l\'opportunité de jouer avec des personnages qui ne sont peut-être pas assez connus pour avoir un film à eux seuls. Autant j\'aime Batman, Superman, etc, autant les personnages moins connus et moins mis en avant me fascinent vraiment. Les super-héros sont chouettes, mais c\'est sympa de changer de rythme, et c\'est ce qu\'on a fait ici. \"Le Spectre\" est un thriller surnaturel, Jonah hex est un western, et ça continu comme ça.
Question : Après une coupure avec les épisodes de séries TV depuis plusieurs années, prenez-vous du plaisir à revenir à des versions plus courtes avec DC Showcase ?
BT : Ce qui est intéressant c\'est que ce sont vraiment des versions très courtes - ils durent deux fois moins de temps qu\'un épisode TV d\'une demi-heure. Donc l\'histoire doit être courte et condensée, il faut faire beaucoup de coupures, mais ça ne peut pas être 100% action non plus. Par chance nous travaillons avec de très bons scénaristes, et grâce à ça, à chaque qu\'on regarde un court-métrage on a l\'impression d\'avoir vu un épisode entier de quelques chose. Il y a un début, un milieu et une fin, une histoire complète. Donc mission accomplie.
Question : Qu\'est-ce qui a fait de Steve Niles la bonne personne pour écrire \"Le Spectre\", et comment l\'avez-vous convaincu de le faire ?
BT : J\'admire le travail de Steve Niles depuis un moment, honnêtement, ça me serait jamais venu à l\'esprit de le choisir. C\'était l\'idée de Todd Casey. Il a contacté Steve et celui-ci était très excité par le job. C\'est un grand fan de Michael Fleisher/Jim Aparo, et un grand fan du Spectre - surtout la période des années 70. Steve est passionné par les fictions criminelles et l\'horreur, il était donc parfait pour le job.
Question : Le Spectre a-t-il une signification particulière pour vous ?
BT : Le Spectre était l\'un de mes personnages préférés dans les années 70. Encore aujourd\'hui, ces comics sont très \"hardcore\", et ils ont été écrit en 1974, je ne sais pas comment ça a pu ne pas être censuré à l\'époque. C\'était tellement différent des autres comics. C\'est vraiment sombre, vraiment obscène. Le personnage est assez facile à comprendre - il est le sombre vengeur de la nuit, encore plus que Batman. Il punit les méchants de manières horribles. Il est comme Freddy Krueger. Je voulais utiliser le Spectre depuis bien longtemps mais on en a jamais eu l\'occasion, ça a été notre chance de le faire.
Et voici donc le nouveau teaser du film, mettant en scène la princesse Amazone, Wonder Woman, face à Owlman, entre autres.
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