Salut à tous ! 18h30 exactement, l'heure pour notre habituelle review de Walking Dead. La critique d'aujourd'hui ? Celle du second épisode de la série, sobrement appelé « JSS » (j'y reviendrai un peu plus tard, pas d'inquiétudes), qui succède à l'excellent "First Time Again", qui a su combler notre âme de fan, et ce grâce à un scénario bien pensé, et à un travail sur les personnage plus que satisfaisant. Celui-ci sera-t-il à la hauteur ? Nous, on a notre avis, n'hésitez pas à nous donner le votre dans les commentaires !
Si le dernier épisode avait préféré nous plonger directement dans l'histoire, celui-ci débute par un petit retour sur le parcours d'Enid, avant qu'elle ne débarque dans la forteresse d'Alexandria. Des flashbacks sympathiques (plus pour nous que pour elle, soit dit en passant), qui donnent à l'épisode un démarrage en douceur qui se poursuivra sur une quinzaine de minutes, de quoi permettre une introduction indispensable. Un premier quart d'épisode aussi bien consacré aux nouveaux personnages, qu'aux oubliés du premier épisode (à savoir Jessie, Deanna, Eugene, j'en passe et des meilleurs). De quoi nous remettre dans le bain après un début de saison exclusivement basé sur l'offensive menée par Rick. Mais ce n'est pas là la seule utilité de cette introduction en douceur ! En effet, passé la quinzième minute, nous sommes totalement pris à contre-pied et l'univers impitoyable de Walking Dead refait surface : un univers froid, redoutable et violent. Ce sont d'ailleurs, les meilleurs adjectifs que l'on pourrait employer pour caractériser cet épisode, incroyablement sanglant. Les scènes sont choquantes et rudes, et le havre de paix que fut Alexandria n'est plus qu'un terrain de sable pour dangereux psychopathes. Une violence à laquelle on assiste, souvent impuissant, et avec une certaine distance qui se perd à mesure que l'épisode avance. La santé mentale de nos personnages est poussée dans ses extrêmes retranchements (j'y reviendrai plus tard), donnant lieu à des scènes souvent crues, parfois bien filmées, parfois pathétiques, voire grotesques. Eh oui Jessie, c'est bien de toi que je parle ! On aurait cependant tort d'en vouloir à Alexandra Brakenridge, qui réalise une performance loin d'être mauvaise.
En plus d'apporter son lot de suspens, le scénario (toujours aussi passionnant) de l'épisode propose un certain parallèle au niveau de ses personnages, preuve qu'il s'agit bien là d'un des gros points forts de la série. Les personnages en question ? Morgan et Carol. Tout d'abord, il nous paraît à présent très clair que la complexité de cette dernière est le fruit d'un travail sur presque 6 saisons, et que cet épisode est en quelque sort, l'aboutissement d'un développement qui a marqué les esprits. Si l'un tente de se montrer aussi empathique que possible, l'autre se voit peu à peu sombrer dans la violence la plus totale, une évolution sublimée par l'apport de quelques jolis détails. De son côté, Morgan se présente comme un personnage à part, encrée dans le monde dans lequel il vit, tout en gardant une certaine distance avec ce dernier. Il se présente comme un personnage à part, une preuve vivante qu'il est possible de survivre sans pour autant faire preuve d'un déchaînement meurtrier. Une place autrefois occupée par Rick, lui aussi, devenu méconnaissable. Le parallèle entre les deux personnages est d'ailleurs mis en valeur par la construction du dernier plan, qui n'est pas sans rappeler l'arrivée de Rick à Atlanta, entouré par les restes d'une civilisation désormais disparue.
Autre cas important, celui du Père Gabriel. Très souvent insupportable, il se révèle être un élément de choix pour la mise en place d'intrigues secondaires, que l'on prendra plaisir à suivre très bientôt, où il devrait être accompagné de Carl. Ce dernier occupe également une place non-négligeable, et si l'intrigue qui le concerne n'est pas passionnante, sa relation avec Edin a le mérite d'évoluer un tant soit peu. Et si cette dernière n'est clairement pas indispensable à l'épisode, elle est tout de même porteuse d'un message primordial, qui nous laisse penseur concernant le rôle d'Edin, et qui résume assez bien l'opposition que j'évoquais quelques lignes plus tôt.
Un épisode qui se caractérise également, par la qualité de son scénario. L'intrigue en elle-même, ne présente rien d'extraordinaire, et se révèle assez classique certes, mais elle n'en est pas moins efficace et nous offre par la même occasion, un rythme effréné digne des meilleurs épisodes de la série. Il n'y a pas un seul moment où l'on décroche nos yeux de l'écran, et on en serait presque déçu de ne pas avoir droit à un épisode de 60 minutes comme ce fut le cas pour le lancement de la sixième saison. Tant pis, on se contentera de ce que l'on a, et il faut le dire, c'est déjà pas mal !
Après s'être intéressé au sort d'Alexandria, il est temps pour nous de retrouver Rick, Daryl et Michonne. Mais il n'est cette fois-ci plus question de repousser les rôdeurs...
En Résumé
Points forts
-Le parallèle Morgan/Carol et le message qu'il délivre
-De l'action. Beaucoup d'action
Points faibles
Un rythme effréné, des personnages travaillés, un univers cru respectueux du comics et BAM, vous obtenez un excellent épisode de Walking Dead !



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