Walking Dead

[Review] The Walking Dead 6x04 Here's not here

"I have come to believe that all life is precious"

Bonsoir à toutes et à tous, et bienvenue pour cette toute nouvelle review de The Walking Dead. À l'honneur ce mercredi, Here's not here, quatrième épisode d'une sixième saison d'ores et déjà très mouvementée, et qui nous l'a une fois de plus prouvé la semaine dernière. Un troisième épisode qui avait su nous convaincre, tant par son intérêt pour les personnages que par un retournement de situation aussi surprenant que choquant. Et pourtant, quelques jours de thérapie plus tard, me revoilà, frais comme un gardon et prêt à vous donner mon avis sur cet épisode particulier, de « quatre-vingt-dix minutes », centré sur le personnage de Morgan et sur son parcours, depuis le douzième épisode de la troisième saison à son retour à la fin de la saison 5. Enjoy !

 

 

En effet, alors qu'ils poussent à bout les fans en ne donnant aucune réponse précise concernant le dénouement de Thank You (voir la review juste ici), les scénaristes ont pris l'étonnante décision de marquer une pause dans l'intrigue qu'ils développent depuis First Time Again, en centrant cet épisode sur Morgan, et sur son parcours après la dernière visite de Rick, quelques mois auparavant. Marquer une pause, pas vraiment, l'épisode commençant après l'attaque des Wolves sur Alexandria, alors que Morgan converse avec un interlocuteur pour l'instant inconnu. Vous l'aurez compris, le reste de l'épisode se déroulera dans un immense flashback (en couleur, cette fois-ci), qui a pour principal objectif de nous faire découvrir un personnage bien différent de celui qu'on a pris l'habitude de voir. Et il faut dire que ça marche plutôt pas mal ! Lennie James (toujours aussi convaincant dans son rôle) interprète ici un Morgan bien plus faible qu'à l'accoutumée, à la fois mentalement et physiquement. Présenté comme instable et terriblement dangereux pour quiconque qui aurait le malheur de croiser son chemin, toujours affecté par la mort de sa femme et de son fils peu après, il ne voit plus qu'au travers une mission, celle de « nettoyer » ce monde des vivants et des morts. Il ne va pas sans dire que découvrir cette étonnante facette du personnage est un réel plus, qui témoigne également de la volonté des scénaristes à nuancer celui que l'on retrouvera comme un rival de Rick, et ce sur tous les plans. Ses actes seront à l'avenir, plus compréhensibles, de quoi apporter toujours plus de profondeur à un personnage, et répondre à toutes nos interrogations le concernant.

 

 

Il n'est pourtant pas seul durant cet épisode, puisqu'il fera la rencontre d'un certain Eastman, incarné par John Carrol Lynch, un acteur que l'on a pu voir à l'oeuvre dans la quatrième saison d'American Horror Story, ou encore dans des films comme Zodiac avec Robert Downey Jr. et Mark Ruffalo, ainsi que Shutter Island, toujours avec Mark Ruffalo. Il fait au travers cet épisode, office d'un "vieux sage" qui enseigne à Morgan l'art de l'Aïkido, un art martial japonais basé sur la légitime défense. Si la situation peut paraître assez grotesque, le personnage n'en est pas moins sympathique et touchant, en apportant à l'épisode des thématiques assez intéressantes. Le fait que l'homme ne soit pas fait pour tuer, que tout n'est qu'un éternel recommencement et que "all life is precious" comme il le dit si bien. De quoi nous motiver à revoir l'épisode une seconde fois afin de prendre en compte tous ces détails, qui font parfois écho aux précédents épisodes, et parfois même, à la saison précédente. 

 

 

Concentrons-nous un peu plus sur le rythme de l'épisode, résolument plus lent que ses prédécesseurs, ce dont on ne se plaindra pas. Un épisode consacré à Morgan était nécessaire, et il était tout aussi nécessaire que ce soit un épisode posé, afin de développer au mieux la personnalité tordue du personnage. Et pour cela, il faut avouer qu'elle prend son temps, et préfère même utiliser un épisode spécial pour s'y consacrer tranquillement. Pas de doute, la série a fait un bon choix et à utiliser ces soixante-cinq minutes à bon escient. On ne pourra s'empêcher de râler contre la promo, qui le vendait comme un épisode de quatre-vingt-dix minutes. Pas de surprise cependant, ce fut déjà le cas lors du final de la cinquième saison. Enfin, quelques lignes pour évoquer l'esthétique de l'épisode. Si ce dernier ne présente rien qui sorte réellement de l'ordinaire, on notera la présence de plans aussi poétiques que bien filmés, un bon point en plus ! 

 

On en vient déjà à la fin de cette review, mais avant cela, un petit mot pour vous parler de la fin de l'épisode. Ça n'a rien d'un véritable spoil, mais si vous ne voulez pas en savoir plus, je vous conseille de déguerpir, et ce rapidement. À la fin de l'épisode disais-je, nous découvrons qui était le fameux interlocuteur de Morgan : l'un des membres des Wolves. Et pas n'importe lequel, le premier qu'on a eu la chance de rencontrer il y a quelques mois. Si cela reste un détail, cela témoigne assez bien du bouleversement dans l'attitude de Morgan, de sa bonté aussi ahurissante, mais également du jeu psychologique auquel s'adonnent les Wolves, enfoui sous une folie meurtrière qui n'annonce que du bon pour le reste de la saison.  

 Retour à Alexandria dans le cinquième épisode de cette saison 6, intitulé Now.

 

En Résumé

Points forts

-Le duo Morgan/Eastman
-Les thématiques traitées
-C'est bien filmé

Points faibles

-90 minutes huh ?
4/5

Un épisode qui parvient à répondre à nos questions et qui nuance parfaitement le personnage de Morgan, on ne peut pas dire non !

K'Ian

Lycéen passionné par le cinéma et la musique, mon amour pour les super-héros remonte elle, à ma plus tendre enfance bercée par les Strange usés et les adaptations sur petit écran..ahh, le bon vieux temps...

Commentaires

  • Oui, oui, 90 minutes, avec les publicités. les épisodes de 45 minutes sont bien vendu comme des épisodes de 60.
  • J'ai trouvé génial de transposer le cliché du maître et de l'élève s'entraînant aux arts martiaux dans le cadre d'une apocalypse zombie ! C'est plutôt original et ça apporte une nouvelle touche à la série !
  • Comme l'a dit Sly, aux USA ils comptent les pauses de pub comme des temps d'épisode. Donc quand ils annoncent 90 minutes, c'est pub comprise. Sans ça donne un épisode d'un peu plus d'une heure. De la même manière, pour eux les épisodes de 42 minutes sont en fait des épisodes de quasiment 60 minutes ;) Donc il n'y a pas d'erreurs à la lecture des news américaines. C'est à nous de faire le calcul sans la pub à l'annonce d'une durée.

    Sinon j'ai beaucoup aimé cet épisode et ce début de saison ! J'ai longuement donné mon avis sur mon blog, je me permets de vous proposer un lien ici des fois que ça intéresserait des gens ^^ (vous trouverez aussi un article sur la place de la moralité dans The Walking Dead où j'aborde les thèmes de moralité, violence, bien et mal, etc...) :

    https://thewritingsonthewallsite.wordpress.com/2015/11/04/review-the-walking-dead-saison-6-episodes-1-a-4/
  • Pour le coup le 4/5 est presque sévère ! C'est dire à quel point effectivement c'est un sans faute.
    Un épisode génial, une nouvelle fois, avec une très belle morale sur le pardon, et sur la vie en général. A noter la très belle performance de Lennie James qui est un acteur vraiment épatant. 
    Si tous les épisodes pouvaient durer 90 minutes ça ne me dérangerait pas !

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