Après une tentative infructueuse de French Comics d'importer les comics Doctor Who dans le pays de Molière et de Johnny, c'est l'éditeur Akiléos qui se lance dans l'aventure. Il décide d’utiliser d'ailleurs un format différent, et finalement assez étonnant pour un petit éditeur, mais on ne va pas s'en plaindre. En effet, chaque numéro anglais sera publié individuellement dans un fascicule, avec une offre d'abonnement pour recevoir tous les numéros chez soi. Chacun des fascicules sera apparemment limité à 500 exemplaires. Et si vous préférez les albums librairie, ne vous inquiétez pas, c'est prévu ! Bref, les numéros 1 des trois séries sont disponibles depuis le 20 janvier, et étaient présents au stand Akiléos durant le festival BD d'Angoulême. L'occasion de mettre nos doigts dessus, et de vous dire ce qu'on en pense, alors que les numéros 2 sont tout juste disponibles.
Commençons par la plus ancienne version du Docteur proposée par Akiléos : le dixième, incarné par David Tennant. Si 4€ peut sembler un prix assez élevé pour un nombre de pages assez limité, le premier coup d’œil suffit à nous rassurer : le papier est épais, la maquette et l'impression exemplaires. Le prix est donc mérité. Le contenu est en revanche assez déstabilisant. En effet, Nick Abadzis a décidé de centrer son récit sur Gabriella, qui semble être une immigrée mexicaine aux Etats-Unis. Eh oui, pas d'Angleterre ici... Gabriella n'est pas libre de faire ce qu'elle veut, et est bridée par sa famille. On comprend vite qu’elle sera la prochaine compagne du Docteur, mais, alors que ce dénouement est évident, il traîne en longueur. Comme dans la série, des choses étranges se passent, mais le Docteur est pratiquement absent de ce numéro. Il s'agit finalement d'une grosse introduction, et il faudra attendre les prochains numéros pour découvrir plus précisément où veut nous amener l'auteur.
Akiléos, par un petit texte, nous situe le comics dans la continuité de la série. Pour les curieux, on se trouve après que le Docteur a effacé la mémoire de Donna Noble. C'est une période intéressante, et on espère qu'elle sera bien exploitée. Les dessins d'Elena Casagrande sont très efficaces, il n'y a rien à redire à ce niveau-là. Lorsqu'on arrive à la dernière page, on est vraiment accroché, limite frustré, et on a envie de lire la suite, de voir la relation entre Gabriella et le Docteur. Au niveau éditorial, Akiléos nous propose un extrait d'une page d'IRL, une autre de leurs publications. Il y a bien quelques pubs à la fin, mais ce ne sont que des pubs Akiléos, donc rien de bien choquant, au contraire.
3/5
Ce numéro de Doctor Who débute comme celui sur le dixième Docteur, en se focalisant sur Alice, un personnage que l'on ne connaît pas, mais qui pourrait bien finir comme la nouvelle compagne. Oui, parce que là aussi, le Docteur est seul, on se situe après qu'il a quitté les Pond. Alice est aussi seule, triste d'avoir perdu sa mère, son boulot et son logement, elle voit la vie en noir et blanc. Jusqu’à ce qu’elle croise un chien multicolore poursuivi par un étrange personnage avec un nœud papillon. Les scénaristes Al Ewing et Rob Williams nous offre un récit court, très dynamique, à la fois triste et marrant. Ce numéro contient une petite histoire complète, mais ouvre la porte à plus. En effet, on aperçoit un Timelord qui annonce des choses intéressantes pour la suite.
Cette série commence bien mieux que celle sur le dixième Docteur. On est content de retrouver Londres, et un Docteur qui court beaucoup. Les dessins de Simon Frazer sont moins précis, mais plus vivants. La qualité du fascicule est toujours là, avec du bon papier. En bonus, nous avons une histoire courte d’une page consacrée aux Pond. Ensuite, c’est l’excellente série Fear Agent qui a le droit à un extrait. Si ce numéro n’a rien d’extraordinaire, il reste très sympathique, et surtout promet une intrigue plus passionnante sur les Timelords. A suivre !
3,5/5
Le récit de ce numéro commence avec un certain Zaxx et son robot qui vont rencontrer quelques difficultés sur une planète rendu vivable pour l’homme il y a peu grâce à une grosse entreprise. On retrouve ensuite le Docteur avec… Clara ! Eh oui, ici, pas de Docteur solitaire, il est déjà accompagné, et par quelqu’un que l’on connait très bien. Ils vont se retrouver comme souvent par accident sur cette fameuse planète. Robbie Morrison ne prend aucun risque et calque son comics sur la série TV. C’est bien simple : on a l’impression d’être devant sa TV en train de regarder un épisode des dernières saisons de Doctor Who.
Cette impression est due notamment aux repliques, et au débit de parole du Docteur. On retrouve notre cher duo tel qu’on l’aime sur notre écran, avec la même dynamique. Du coup, peut-être que la prise de risque est moins grande, mais on s’en fiche, on accroche dès le début. De plus, les dessins de Dave Taylor sont plus que correct, c’est très coloré et on reconnait bien le Docteur et Clara. Bref, c’est la série dont le début est le plus captivant, et on a hate d’en découvrir la suite. La série Akiléos qui a le droit à un extrait ici est Sherlock Holmes, mais ça reste très discret.
4/5
Si les séries sur le dixième et le onzième Docteur doivent encore faire leurs preuves, celle sur le douzième nous replonge directement dans l’ambiance de la série TV. Ce n’est que le début, donc la qualité a le temps d’évoluer. En tout cas, c’est une excellente nouvelle de voir ces séries débarquer en France, et surtout d’avoir le choix entre fascicules et albums librairie qui arriveront plus tard. Si la qualité des albums est aussi bonne que celle des fascicules, c’est une collection à suivre de près pour les amoureux du Docteur !




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