Gotham est repartie et la série a de quoi être attendue puisqu’elle s’attaque aux vilains les plus charismatiques de Batman, je parle ici d’Hugo Strange et de Mister Freeze. Alors que peut-on dire de cet épisode ?
Commençons par le négatif, la série a un défaut depuis le début : ses intrigues policières bancales. Gordon et Bullock, que l’on retrouve réunis, avancent dans leur enquête tranquillement. Les choses suivent leur cours d’une simplicité déconcertante et respectent toujours la même mécanique. La série, et l’épisode perd en crédibilité. La crédibilité, un autre gros point noir de l’épisode, où certaines scènes les actions sont justes… comiques. Le réalisateur a dû se dire « ça passe, ça passe » mais certains éléments font grotesques. C’est dommage car l’épisode a du bon.
Bruce Wayne n’est pas présent, idem pour Selina. L’épisode a donc une bonne fluidité qui nous remet les personnages dans leurs situations et avec de bonnes transitions dans le scénario. Le seul hic dans ses « retrouvailles » avec la crème de Gotham, c’est Butch. L’ex-bras droit du Pingouin n’a pas les épaules pour tenir seul une scène, et encore moins lorsqu’il est assisté de la sœur de Galavan. Leur passage est le moins intéressant, et il casse le rythme en plus ! Le Pingouin et Nigma font évidemment leur come-back. Ce dernier a une personnalité bien différente, il n’est plus le Yes Man du début. L’acteur a un charisme moins fort, sûrement dû au fait que ce soit plus le Pingouin qui soit mis en avant. Ce dernier, sans spoiler, a une intrigue qui fait penser au personnage du Requin Blanc du comics les « Patients d’Arkham ». Cobblepot qui avait tout se retrouve au plus bas. Le personnage est maltraité et c’est, disons-le, assez jouissif.
Ensuite, l’épisode a deux intrigues bien démarquées, l’une sur Strange, l’autre sur Fries. On comprend l’excitation des producteurs de vouloir nous les présenter, mais cela crée un genre de duel entre les deux vilains. Ils auraient mérité chacun leur propre épisode de présentation car Fries est vraiment réussi, le côté dramatique du personnage est super. L’acteur est sobre (j’évite les blagues sur le côté glacial) et joue plutôt juste, certaines scènes sont touchantes. Pour Hugo Strange, le personnage est très neutre et peu intéressant pour l’instant. Son interprète en revanche prend un ton vraiment envoûtant lorsqu’il parle. Ce qui manque aux deux vilains est un thème musical reconnaissable. La musique est toujours une bonne chose pour un personnage et Gotham a encore du mal à l’exploiter, cet épisode le montre. Deux grands Vilains et aucune musique particulière. En revanche, un vrai travail a été fait sur la réalisation. La caméra bouge différemment, des plans s’alternent rapidement. L’épisode a un style nouveau et moins classique. Du coup, ça nous éloigne aussi des classiques contre-plongées que Gotham utilise énoooormément. Cette réalisation différente est une valeur à garder, elle rend l’épisode plus plaisant à suivre. Au niveau du thème, "Mr Freeze" est plus inscrit dans le drame et l'on retrouve peu les éléments comiques d'avant la pause hivernale. Seul quelques rares blagues entre Gordon et Bullock détendent légèrement. Mais l'épisode est définitivement dramatique, collant ainsi à l'histoire de Victore Fries.
Pour conclure, l’épisode ne marque pas un tournant incroyable dans la série. Il reste marqué des mêmes défauts habituels, précipitation et grosses ficelles. Pourtant, la réalisation et les deux nouveaux méchants font de cet épisode un bon épisode. Même si, encore une fois, la précipitation a gâché le potentiel de ces deux grands méchants qui avaient de quoi porter un épisode chacun et d’être mieux présentés ou mis en valeur. Mais les épisodes suivants se rattraperont, on en doute pas…
En Résumé
Points forts
- La touche dynamique à la réalisation
- Pas de Bruce
- Le côté dramatique réussi
Points faibles
- Butch
- Pas de thème particulier
- Grosses ficelles, toujours
"Mr Freeze" est sympa. Si vous avez tenu la série jusque là, les points négatifs ne vous gêneront pas et vous serez même épaté par le dynamisme de certaines scènes. Pour un retour, on attendait quand même mieux.




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