Maintenant que Jonathan Hickman a fini son run sur les Avengers, il a un peu plus de temps pour se consacrer à ses projets personnels. Et pour Frontier, sa prochaine série chez Image, l'auteur ne va pas juste scénariser, il va aussi revenir au dessin, comme il l'avait fait pour Pax Romana et The Nightly News. Frontier est qualifié par son créateur de Star Trek, mais en beaucoup plus déprimant. En effet, nous allons suivre l'équipage d'un unique vaisseau spatial. Mais au lieu de se situer dans un futur en paix, l'univers de la série se place dans un futur où la planète Terre, toujours aussi violente, est virée d'un comité intergalactique pacifique de planètes, et n'a plus accès au voyage FTL (plus vite que la lumière).
La population de la Terre succombe alors à des luttes internes pour finalement former une société homogène qui emprisonne sur la Lune ceux qui ne rentrent pas dans le moule (les Maudits, The Accursed en anglais). Ces prisonniers vont alors servir de soldats facilement remplaçables dans une guerre galactique - un choix de la Terre pour revenir dans les bonnes grâces de ses ex-alliés. Hickman explique la génèse du projet :
Je voulais juste une histoire qui reflète la manière dont je ressens la société actuellement. Par exemple, pourquoi on part du principe que l'expansion va fonctionner ? Je veux dire, j'ai bon espoir, mais c'est tout, toute expectation que j'avais étant enfant quand j'ai commencé à lire ces trucs - que le futur, ou l'exploration, ou la colonisation est garantie – n’a pas de raison d’exister... J'ai bon espoir, mais l'idée que des espèces auraient un regard long et dur sur l'humanité et penseraient "Ouais, ces gars semblent géniaux, on doit absolument les avoir dans notre société utopique, immédiatement », semble être un vœu pieux.
Le premier numéro de Frontier fera 56 pages et sortira en novembre aux Etats-Unis.


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