C’est le rentrée et Bliss Comics ne déroge pas à la règle en publiant le premier tome de Ninjak après deux mois sans sorties. Cette nouvelle série de l’écurie Valiant est écrite par Matt Kindt et dessinée en grande majorité par Clay Mann, assisté par Juan Jose Ryp et Marguerite Sauvage pour le quatrième numéro et Butch Guice pour les back-up. Ce premier tome fait 176 pages pour le prix spécial de 10€.
On suit Colin King alias Ninjak, un espion du MI-6. Il doit infiltrer une entreprise nommée l’Armurerie et qui permet, moyennant finances, d’obtenir ce que l’on veut. Il doit donc se faire passer pour un homme riche et tenter d’approcher les dirigeants nommées les Sept Ombres, en commençant par Kannon. Si l’histoire semble assez simple, on est rapidement surpris par les divers aspects qui surprennent à la lecture. Déjà, il y a pas énormément de Ninjak en tant que tel, on voit plus le personnage sous son identité d’infiltration: Henry Collins. Du coup, si vous vous attendiez essentiellement à des combats à coups de saïs ou nunchakus, vous risquez d’être déçus. L’aspect infiltration, mise en confiance de l’ennemi est bien écrit et ne se fait pas en 3-4 pages, mais sur les 2 premiers numéros, ce qui rend la chose plus crédible.
Kindt insère aussi des flashback pour nous montrer la jeunesse de Colin, qui fait penser à BRuce Wayne mais avec pas mal de différences, notamment un majordome qui ne l’apprécie pas et n’hésite pas à la frapper. Notre héros essaie alors de ruser pour le blesser voire pire, montrant ainsi son ingéniosité. Les back-up servent aussi à revenir sur le passé de King en nous montrant ses débuts en tant qu’agent secret alors qu’il est tombé amoureux de son superviseur, ce qui est interdit et aura des conséquences.
Le quatrième numéro est un peu à part comme signalé par le changement de dessinateur. En effet, on découvre les origines de Roku, la garde du corps de Kannon. Si elle est mystérieuse tout en paraissant être un adversaire de taille pour Ninjak, ses origines font qu’on comprend mieux sa froideur. Le style de Juan Jose Ryp colle parfaitement à l’ambiance de ce numéro, notamment les scènes sanglantes qu’il maitrise parfaitement. Il y a quelques passages rêvés dessinés par Marguerite Sauvage qui a un trait et une colorisation plus doux, ce qui contraste avec la dureté des autres scènes. Le back-up de ce même numéro sert à présenter Kannon.
Les dessins de Clay Mann sont très bons, les arrières plans sont bien détaillés. Les scènes d’actions sont dynamiques. Il n’y a pas à se plaindre de ce côté là. Par contre, après avoir vu ces planches, on peut tiquer sur celles de Butch Guice qui a un style très différents et moins lisible. En ce qui concerne les bonus, on retrouve les croquis préparatoires et diverses couvertures variantes. Au début de chaque chapitre, Matt Kindt nous présente une partie de l’équipement de Ninjak.
En Résumé
Points forts
- Pas tant super-héros que ça
- Une infiltration crédible
Points faibles
Nouvelle série Valiant et nouvelle bonne surprise. Ninjak est un ninja croisé avec James Bond. Du coup, on a un bon côté espionnage et pas forcément un titre super-héroïque à proprement parler. Le chapitre sur les origines des ennemis est bien pensé. L'équipe graphique est solide même si Butch Guice dénote un peu par rapport aux autres dessinateurs. L'édition est bien fournie et vaut largement le coup d'oeil.






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