Lorsque l'on nous annonce la sortie d'une compilation des deux premiers opus de Batman Arkham avec Arkham City et Arkham Asylum sous le nom de Batman : Return to Arkham, on s'était dit : « Chouette ! Le retour de deux excellents jeux sur PS3 remis au goût du jour avec les graphismes actualisés. » C'était plutôt une bonne nouvelle en un sens. Bon, ça restait un remaster comme on en a trop souvent l'habitude ces dernières années sur les différentes consoles de salon mais d'un côté et surtout, Batman : Arkham Origins n'était pas présent, vu qu'il n'était pas développé par Rocksteady Studios. Et dans le fond, peut-être que ce dernier a échappé au pire ?
Sur le papier, le tout était rassurant. Le portage des deux jeux n'était pas confié à un néophyte. Virtuos est un studio chinois qui est derrière les remasters de Final Fantasy X et X2 sur PS3 et Vita. Il en est de même pour les premiers instants lorsque l'on décide de lancer la galette dans la console : On est sur Unreal Engine 4, le 3 est derrière nous … et le framerate aussi. Et oui, passé les premiers instants à contempler les jeux, la moindre action fera tousser la console si on décide de mouvoir la caméra un peu trop vite pour tabasser du méchant. Alors que l'on pouvait s'attendre à un framerate constant de 30 FPS, il s'avère qu'en poussant le jeu en monde ouvert, celui-ci descend alors à moins de 20 FPS, ce qui devient très problématique.
Les graphismes, ils sont améliorés, il est vrai. Ce n'est pas pour autant que l'amélioration a du bon. Ainsi, en poussant le souci de l'amélioration un peu trop loin, certains changements rendent le tout bien moins plaisant et harmonieux comme sur les opus d'origine. Avec un abus d'effets spéciaux qui dénaturent complètement les deux jeux, on comprend que Virtuos a fait un peu trop de zèle et a voulu nous montrer ce que l'Unreal Engine 4 avait sous la manche. C'est vraiment dommage que les deux jeux en pâtissent. Au moins, on ne pourra pas reprocher à Virtuos d'avoir fait un double portage fainéant comme bon nombre de remasters qui proposaient simplement un upscale sans rien de plus.
Le mieux est l'ennemi du bien. C'est un peu ainsi que l'on pourrait résumer la compilation Batman : Return to Arkham. Le travail est là, il est omniprésent. Tous les DLCs sont intégrés de base dans les deux jeux mais l'amélioration graphique est malheureusement entachée par un abus d'effets spéciaux incipides, rendant le tout parfois indigeste. Il faut dire qu'en vue de nombreux sursauts ingame à cause des chutes de framerate, il ne s'agit là que d'un moindre mal. Qu'on le veuille ou non, il y a aussi cette petite sensation d'inachevée qui reste présente puisque l'absence d'Arkham Origins reste décevante. Cela nous aurait permis d'avoir toute la série Arkham sur une seule et même console. Ainsi, la compilation pourrait plaire à ceux qui ont attaqué la série par Batman : Arkham Knight qui est le dernier opus en date sortie en 2015 sur PS4, Xbox One et PC. Pour les autres qui auraient joué aux versions originales, il vaut mieux passer leur tour.
(Screenshots comparatifs issus du site Gamespot)
En Résumé
Points forts
- Des graphismes améliorés
- Tous les DLC offerts
Points faibles
- Trop d'effets spéciaux quitte à dénaturer le jeu
- Un framerate laborieux, diminuant presque de moitié en open world
En dépit de ses améliorations graphiques, c'est du côté de la technique que cette compilation de Batman qui, en plus d'être incomplète, nous ferait regretter notre achat.
Oh, tout n'est pas à jeter, loin de là. Néanmoins, pour ceux qui avaient apprécié les versions d'origine sur PS3, il est inutile de se jeter sur Batman : Return to Arkham.
Pour ceux qui n'avaient pas encore commencé la série, il n'est jamais trop tard. Ils n'auront aucune comparaison à faire avec les jeux d'origine.




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