Panini Comics

[Review VF] Warcraft : Liens fraternels

Un peu fragiles, ces liens

Warcraft : Liens fraternels n'est pas une bande-dessinée comme les autres. Dans l'introduction, on nous signale tout de suite que cette bande-dessinée sert de complément au film Warcraft : Le commencement mais aussi au roman Warcraft : Durotan. Tandis que le premier se passe avant les événements du second et de cette bande-dessinée, le second nous donne les raisons qui poussent les Orcs à envahir Azeroth. Et cette bande-dessinée en elle-même ? Et bien, elle nous raconte comment trois personnages emblématiques d'Azeroth vont devenir les champions de ce monde. Ainsi, ses noms ne sont pas inconnus puisqu'il s'agit de Llane, Lothar et Medivh.


 

Au scénario de cette bande-dessinée, Chris Metzen, l'homme fort de Blizzard (même s'il n'est plus chez eux depuis quelques mois) bien que cela soit Paul Cornell qui se soit chargé de la mise en forme. Ce dernier n'est pas inconnu pour les amateurs de Doctor Who ou de DC Comics vu qu'il est derrière les scénarios de Stormwatch et Demon Knights. Par contre, au niveau des dessins, ils sont nombreux à s'y être attardés. Mat Broome, Michael O'Hare, Eddie Nunez, Roy Allan Martinez, Ale Garza et Mike Bowden sont ceux qui se sont occupés de mettre en images ce récit.

Ah ce récit d'ailleurs, parlons-en ! Tout commence avec l'invasion des trolls sur les terres humaines de l'alliance. Alors que d'un côté, on prône le renforcement des frontières pour repousser les trolls, de l'autre côté, on envisage une troupe de soldats aguerris pour terrasser à jamais ces amateurs de vaudou. C'est lorsque le trio de futurs héros arrive à mettre un terme à l'existence d'un troll possédant une étrange magie que tout va finir par s'enclencher. Un tel acte ne peut rester impuni, surtout quand un fils veut venger la mort de son père. Père, fils … Deux termes qui sont autant plus forts dans cette bande-dessinée puisqu'il concerne Llane et son père, le roi Barathen Wrynn. Mais aussi Lothar devenu père d'un fils nommé Callan au dépend de la vie de sa femme Cally. Oui, les liens familiaux sont bien mis en avant.

 

 

Oh ! Pour les amateurs de l'univers du jeu vidéo, Callan ne leur dit rien mais il s'agit bien du jeune chevalier d'Hurlevent que l'on voie dans le film. Ainsi, il est temps de se poser la question de savoir si l'univers du film Warcraft est possible à relier à celui du jeu vidéo. La réponse ? Elle est négative. Car même en ce qui concerne la mort du roi Barathen, elle diffère entre celle du jeu et celle de l'univers du film (et de cette bande-dessinée). Pour ceux qui ont déjà vu le film, la question ne se posait plus vraiment avec les relations concernant une certaine demi-orque.

 

Dans l'idée, la bande dessinée Warcraft : Liens Fraternels est pleine de bonnes intentions. Elle n'est pas très longue, se lit aisément, les dessins sont plutôt pas mal. Niveau histoire, elle n'est pas bien compliquée et il est vrai qu'il n'y a pas besoin d'avoir vu le film ou lu le roman Durotan pour comprendre ce qui s'y passe dans la bande-dessinée. On peut le dire honnêtement : ce n'est pas de la grande aventure, on ne s'attache pas vraiment aux personnages et tout s'enchaîne assez vite. Considérons cette bande-dessinée pour ce qu'elle est : un apéritif pour les amateurs du film. Pour ceux de la licence, on dira que c'est un peu plus problématique si on est assez puriste. Néanmoins, cette bande-dessinée permet de mettre les trolls en avant, chose qui avait été écartée pour le film qui préféra se concentrer sur l'arrivée des orcs.

 

En Résumé

Points forts

- Agréable à la vue
- Bon complément au film
- One-shot

Points faibles

- Les puristes de la licence n'apprécieront pas forcément
- Pas bien original en soi
3/5

Sans leurre ni concession, Warcraft : Liens fraternels ne cherche pas à être de la grande littérature.
Oui, pour autant, on passera un moment pas désagréable, sauf pour ceux qui connaissent Azeroth et sa lore originale sur le bout des doigts.
Là, comme pour le film, cela risque de faire grincer des dents si on est puriste.

Xavier

27 ans, toutes mes dents. Amateur d'animés/mangas, écrivain à ses heures perdues et cherche souvent à se trouver. Un peu poète sur les bords d'ailleurs.

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