Après nous avoir laissé dans un monde transformé à la fin de la précédente mini-série, Matt Kindt et Trevor Hairsine reviennent avec Divinity III, sous-titré Stalinevers, pour conclure leur trilogie. En plus de la mini-série, Bliss a incorporé dans le tome les one-shots sortis en parallèles et se concentrant sur les nouvelles version de Bloodshot, X-O Manowar, Shadowman et Archer & Armstrong.
Le tome s’ouvre et on découvre (ou on nous confirme si on a lu le tome précédent) que le monde entier a basculé dans le communisme suite aux actions de Myshka, présentée dans Divinity II. On suit tout d’abord les héros que l’on connait, notamment Colin King, alias Ninjak qui supervise les autres et s’assure de leur loyauté. On voit rapidement qu’un de ces héros se souvient de l’univers Valiant avant qu’il ne change et cherche à le rétablir en trouvant Abram Adams, le véritable Divinity qui est enfermé dans un asile.
Avec seulement 4 épisodes, on pourrait avoir peur que l’histoire aille trop vite, surtout qu’il y a tout un univers à poser mais Kindt gère très bien le rythme. Chaque numéro a son lot de révélations, fait avancer l’intrigue et nous présente un aspect ou une partie de ce nouvel univers. On voit aussi le troisième cosmonaute, Kazmir qui avait été aperçu dans les deux premiers volumes. Il a une plus grande importance ici, chaque volume mettant en avant un des cosmonautes. On a aussi l’introduction d’une nouvelle équipe de héros, la Brigade Rouge, qui agit en marge de Bloodshot et ses comparses mais plutôt autour de Myshka. Il y a quand même quelques réactions de personnages qui étonnent au vu des événements. Mais on ne s’ennuie pas un instant et la lecture se fait très bien. C’est juste un peu dommage que les one-shots soient intercalés entre les chapitres alors qu’ils auraient pu être placés au début ou à la fin, chacun se situant dans le passé.
Ces one-shots sont d’ailleurs très bons et amènent les origines ou une partie de vie des personnages qui est importante. Dans celle de Bloodshot, on découvre des liens avec le run de Lemire puisqu’on y retrouve des personnages. Celui sur Shadowman est intéressant, notamment parce qu’on a peu vu le personnage (mais l'intégrale a été annoncé pour une parution au premier semestre 2018) et on découvre le personnage. On a aussi de superbes mises en pages dans ce numéro signé Robert Gill.Le numéro sur X-O Manowar permet de voir le changement d’Aric, lui qui avait quitté la Terre avant qu’elle ne soit communiste.Enfin, celui sur Archer & Armstrong est surprenant car la dynamique du duo est complètement réinventée. C’est dommage de ne pas les voir dans la mini-série principale. D’un autre côté, le gros manque de ces one-shots est un numéro centré sur Peter Sanchek, présent dans le tome et visiblement très affecté par ses actes. On peut néanmoins souligner le niveau de ses numéros spéciaux, comparés à ceux de 4001 A.D. dont la qualité était plus variable.
La partie graphique est bonne, on retrouve un Trevor Hairsine en meilleure forme que sur le tome précédent où il n’était pas à son niveau. Ici, seul le troisième chapitre est en dessous du lot. Par contre, il propose de très belles mise en pages et des doubles pages qui se répondent, ce qui est plaisant à voir. On a d’ailleurs un bon aperçu de son travail avec les bonus qui signent le retour des pages où l’on voit sur une même planche un tiers dessiné, un tiers encré et le dernier tiers colorisé, pour voir l’apport de chaque membre de l’équipe artistique. On retrouve aussi les traditionnelle couvertures variantes et les pages esquissées pour les one-shots.
En Résumé
Points forts
- Des variations crédibles
- Une bonne partie graphique dans l'ensemble
Points faibles
Matt Kindt conclut en beauté la trilogie Divinity en compagnie de Trevor Hairsine. Le nouveau monde et les changements sur les personnages sont bien amené et on est embarqué dans l'intrigue. Les difféents one-shot apportent des éclaircissement sur les personnages et en présente de nouveaux.







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