La review du jour est un titre de HiComics : Teenage Mutant Ninja Turtles : L'histoire secrète du clan foot. Le tome est écrit par Mateus Santolouco et est co-scénarisée avec Erik Burnham. Au dessin c'est également Mateus Santolouco qui s'y colle. Il est sorti le 21 mars pour 14.90 euros.
Avant New York, avant les Tortues, se jouait l'histoire de deux maîtres du Japon féodal, Hamato Yoshi, destiné à devenir le sage maître Splinter, d'une part, et Oroku Saki, destiné à devenir l'implacable Shredder, de l'autre. Héritier du trône des Foot, ce dernier va devoir faire face à ses propres démons pour mener à bien le destin de Takeshi Tatsuo, mystérieux fondateur du clan ninja le plus dangereux du Japon .
De nos jours, les Tortues essaient tant bien que mal de démêler les fils du passé trouble de leur maître, témoin malgré lui de l'ascension de son pire ennemi.
Pour ce premier spin-off, HiComics nous propose donc l'Histoire secrète du Clan Foot. Sur le papier, l'opus s'annonce très bon. Après tout, c'est un livre accessible de par son côté year one et qui devrait plaire au plus grand nombre tant le légendaire clan du foot et apprecié par les fans des tortues. Reste à savoir, bien sûr, si la qualité est là.
Le point fort de cet opus est sa construction, terriblement efficace grâce au personnage du professeur. Ses différentes observations au fil du récit font que l'histoire est vraiment scindée en deux. D'un côté, vous avez tout ce qui touche au passé soit la fondation du clan, les anciennes rivalités et, finalement, le côté un peu légendaire. De l'autre côté vous avez le présent et les Tortues qui font tout pour que le Clan Foot ne retrouve pas son héritage perdu. En ce sens, les premières pages sont assez révélatrices de cette scission puisqu'il s'agit d'une conférence durant laquelle le professeur explique les prémices du fameux clan. Ce côté « légende » est renforcé par l'absence de dialogues et, à l'inverse, une narration très présente et parfaitement maîtrisée.
Concernant les éléments du passé, il y a deux écoles. La première remarquera une construction intelligente, des personnages travaillés, une sorcière très intéressante et un Oroku Saki encore plus méchant et violent que d'habitude (sa relation avec son père et sa rivalité avec Hamato Yoshi sont exceptionnelles). La seconde remarquera toutes ces choses... mais peut-être aussi que le tout est un peu trop bien ficelé. Le cas le plus flagrant est peut-être l'apparition de Krang. Le lier aux origines du clan et à la sorcière peut sembler être une bonne idée... ou donner côté un peu « too much » qui peut donner lieu de penser que le monde est tout de même sacrément petit. Encore une fois, cela dépend de l'école à laquelle vous appartenez, ce n'est pas forcément un défaut.
A côté de cela, les dialogues sont bons (certaines phrases de Shredder valent de l'or), l'action est là et bien là, la violence est présente sans être excessive, la quête de l'immortalité est très bien gérée, le respect des personnages est là (Donatello qui est sceptique face à la magie est une idée sympa) et plusieurs scènes sont cultes (Michelangelo et la réincarnation, entre autre).
Enfin, vous avez également de petits détails. Des choses qui semblent anodines et qui, pourtant, s'avèrent très importantes. Le cas le plus flagrant est peut-être l'intervention directe de la sorcière dans la transformation d'Oroku Saki en Shredder. Il semble assez évident, à travers les flashbacks, que Saki n'était pas vraiment un bon garçon mais également que ce n'était en aucun cas définitif et que, finalement, le personnage se cherchait encore. Preuve en est, Hamato Yoshi est parvenu à le raisonner, à le calmer. Ce n'est que suite à l'intervention de la sorcière (et encore quelques autres éléments, notamment une blessure) que Saki se place définitivement du côté des mauvais garçons. Cette idée était excellente car elle a donné une certaine légitimité à la sorcière mais a également avancé l'hypothèse que le destin de Saki n'était pas tout tracé.
Côté dessin c'est, encore une fois, le jour et la nuit avec l'autre volume proposé par HiComics. La mise en scène est excellente, les poses, les mouvements et les visages des personnages travaillés, les émotions sont dessinées sans problème, les designs assez novateurs sans s'éloigner des originaux (avec April, en tête), la colorisation est très bonne... Enfin, plusieurs planches sortent clairement du lot et ont un véritable impact visuel. En somme, une partie graphique irréprochable.
A noter que vous avez en bonus d'autres dessins de Mateus Santolouco mais également de Grampa et de Kevin Eastman, le papa des Tortues, dont le trait est toujours aussi reconnaissable.
En Résumé
Points forts
- Le passé de Shredder
- Les dessins
- Les bonus
- Beaucoup d'autres choses
Points faibles
L'histoire secrète du clan Foot marque sans doute le véritable retour des Tortues en France. Le récit d'Erik Burnham est travaillé, novateur et parfaitement mis en valeur par les dessins de Mateus Santolouco.






Commentaires
après pour les dessins, Santolouco plaira sans doute beaucoup plus au public mais d'un côté c'est oublier que niveau dessins les tortues ont toujours eu des artistes aux style particulier, Genre la série d'origine sous Eastman et Laird ou tmnt Bodycount par Bisley étaient visuellement très particulières mais c'est aussi ce qui fait leur charme
Avec un scénario assez bien ficelé, ça a été une bonne porte d'entrée pour moi ! J'ai hâte de lire la suite (enfin, pas la suite de ce tome car yen a pas, mais de la série "principale" sur laquelle Santolouco arrive) !
EDIT : Un petit guide que j'ai trouvé qui explique https://tortueman.wordpress.com/2018/03/20/petit-guide-pour-mieux-comprendre-les-tortues-ninja-dhicomics/
Je vais me lancer...
C est un spin off, mais il sert d intro aux tomes 2 et 3 a paraitre.
Apres juqu au n°50, ce qui doit correspondre au tome 13 en vo et au tome 9 chez Hi comics, la serie est geniale sans aucun temps mort.
Donc du tome 2 au 9; à acheter les yeux fermés :)