Premier film du Spider-Verse de Sony, Venom ouvre la danse avec Tom Hardy dans la peau noire du symbiote. Après une promotion un peu houleuse sur la fin, quand est-il du film ? Purge du personnage d’origine ou adaptation édulcorée mais fidèle ?
Venom est parmi les vilains les plus célèbres de Marvel. Sa première adaptation remonte à Spider-Man 3, faite dans un certain respect sans pour autant lui donner autant d’ampleur et de carrure qu’il ne l’aurait mérité. Avec ce film éponyme, le symbiote est incarné par un acteur qui sait choisir ses rôles et les jouer. On peut donc s’attendre à un film en opposition à la standardisation Marvel, comme l'ont fait Deadpool, Logan, voire Thor : Ragnarok et Gardiens de la Galaxie. Le film a une bonne introduction du symbiote et prend le temps de développer Eddie Brock pendant les trente premières minutes. On découvre un San Francisco sale, pauvre et un Brock à la démarche de cow-boy qui a tout pour réussir. On nous présente bien son aspect journaliste d'investigation très rentre dedans. Dans le même temps on nous dresse le portrait d’un Elon Musk de Marvel, Carlton Drake, joué par Riz Ahmed. Le personnage est réussi, avec un charisme de philantrope à la Tony Stark. Son discours tout au long du film est très bien écrit, subtil et pointe du doigt la volonté de beaucoup d’hommes modernes de jouer à Dieu. Pendant cette première demi-heure, le film tient la route. Mais quand Venom prend vraiment forme, tout s’écroule.
Bien que visuellement irréprochable, le symbiote n’est pas Venom. Ce n’est pas un anti-héros, c'est un héros comme un autre. A la manière de Suicide Squad, dire que le personnage est méchant, se bat dans le noir, n’en fait pas un vilain. Jamais Venom n’apparaît comme un potentiel ennemi de Spider-Man. Pire, le symbiote que porte Eddie Brock a son image de gros bad guy du tisseur cassé et ridiculisé. Lorsqu’on clarifie les raisons de l’affrontement de Venom contre l’autre symbiote, Venom en devient naze. Dans le film vous découvrirez le Venom thérapeute de couple, psychologue et meilleur copain-copain. On rigole des blagues du film, des choses qui ne devraient pas se trouver dans un long métrage sur un personnage aussi sombre. De plus, énormément d’incohérences, de raccourcis créent des situations invraisemblables par moment, injustifiées de temps en temps. Pire, on passe à côté d’éléments du film car des scènes paraissent manquantes.
Malheureusement, on ne se rattrape pas sur les images. Si le premier tiers est réussi avec notamment une course poursuite dans les bois magnifique, la scène des premiers symptômes d'Eddie porteur du symbiote bien mis en scène, le reste est décevant. Par manque d’audace de mettre de la violence et du sang, on passe à côté de scènes qui aurait pu être extrêmement bien réussies et visuelles à la manière de Dark Vador dans Rogue One. Au lieu de ça, on se retrouve avec des combats brouillons, illisibles et classiques. Mention spéciale au choix du symbiote rival de couleur quasi similaire à Venom, histoire de rendre le combat plus clair, surtout dans le noir. Enfin, le peu de violence que l’on trouve est désamorcée par de l’humour pour éviter de choquer. En revanche, la musique est vraiment réussie. Elle mélange plusieurs styles, très rythmée, originale. Elle y est pour beaucoup dans la réussite de certaines scènes. Enfin, pour les scènes post-générique, l’une, classique, annonce la suite dont on peut douter au vu des dernières déclarations de Tom Hardy. La seconde est un extrait de la prochaine production sur Spider-Man.
Venom est donc décevant car il aurait pu être une adaptation de comics qui marque un peu plus. Ces films qui poussent doucement le genre super-héros à revoir ses codes et à évoluer. Au lieu de ça, le métrage tombe dans le travers inverse. Il standardise un personnage charismatique et populaire pour en faire un héros comme un autre. Chose qu’il n’est pas à l’origine et qui faisait justement son intérêt.
En Résumé
Points forts
- Le jeu des acteurs
Points faibles
- L'humour qui n'a rien à faire là
- Venom démystifié
- Des incohérences
Quand on rit devant un film Venom, non pas parce qu'il est ridicule, mais parce qu'il y a de l'humour, c'est que la production est passée à côté de ce qui faisait l'intérêt du personnage.





Commentaires
Il n'y a aucun Argument valable et le fait de dire qu'il est sensé être un '' méchant '' qui croque des têtes, montre que l'auteur de l'article ne connaît pas du tout le personnage des comics ! Et je ne parlerai pas du passage de spiderman .. C'est vraiment un bullshit cet article.'
La prochaine fois que tu écris un article,, sur un site qui se dit 'reference comics ', va te renseigner car là t'es passé à côté du film. Mais en beauté
Je crois de toute façon que depuis que j'ai appris qu'il ne serait pas lié à Spider Man, j'en attendais rien.
Je suis d'accord sur un ou deux points, comme le manque de lisibilité sur le combat final. Et la réplique de Venom qui se compare a un looser n'était pas nécessaire à mon sens. Juste le "on passe notre temps a consommer les mondes, ici pour moi seul, ça serait le pied total".
Franchement, vu l'attente sur un film pareil c'était difficile de faire mieux. C'est pas parfait mais un 2/5? Je regrette le rétro-pédallage en PG-13, mais le film ne manque pas de violence et de brutalité. Il suffit de voire comme le Swat est fracassé sur les murs, ou en prend un pour exploser les autres. Oui il y a deux scènes où la caméra se détourne quand Venom "bouffe" ou démembre quelqu'un, mais lisez l'arc narratif Lethal protector. A aucun moment il gobe une tête. J'espère juste que le prochain sera un chouilla plus sombre.
L'humour a mon sens était assez dosé, ou certaines scènes n'avaient pas vocation à, mais chacun a son point de vu ou rigole a différentes choses. C'est un perso des plus difficile a appréhender car ça n'est pas un, mais 2 entités. Et Tom Hardy s'en sort vraiment bien dans son interpretation.
Pour moi où ça traîne en longueur c'est l'attaque de drônes... et des flammes bleues? sinon cette course poursuite est vraiment top.
Après oui, pas évident en un seul film de passer d'un perso malsaint à un anti-héros en 2h de film. Et vous devez savoir que les ricains aiment les bonnes fins non? à la limite j'aurai préféré une fin a la The dark knight (le 2eme), où Venom continue a sévir pour les gens, mais traqué par la police pour ses démembrements de racails des gangs.
Au final, même s'il y a plusieurs détails à améliorer le film se regarde plus que facilement. J'ai plus été déçu par les réactions de chacuns, surtout ceux qui "détestent" le film et se prennent pour des réprésentants de la vérité absolue. C'est la situation inverse avec Homecoming ou là tout le monde s'est enjaillé de ouf alors que le film est loin d'être parfait et sans trop de reflexion non plus... peut être les mêmes personnes va savoir.
Le perso est réinterprèté. Et oui peut-être une tête de bouffé a l'écran aurait donné un meilleur accueil du publique. Mais c'est du gore ça pas de la violence. Et la violence est présente. Le reste est histoire de dosage, de subjectivité ou d'influence (car dans tout ce qui se lit sur le net sur le film, il y en a du mouton rageux qui taille sans scrupule ni approfondir).
Perso je prefere un film casse gueule a réalisé comme celui ci, même s'il aurait pu être encore mieux sur certaines choses, qu'un Spider-Man homecoming sans saveur tellement c'est fait pour être commercial et en faire une pelluche pour tout le monde, avec du "renouveau" pas assumé jusqu'au bout
si l'article nous explique que le film est passé à côté du personnage,
et qu'un commentaire nous explique que l'article est passé à côté du film,
indiquer en quel point V les deux peuvent se croiser.
Einstein a tenté de résoudre le problème. Sa conclusion a été que c'était impossible, car il faut vraiment être dans une autre dimension pour imaginer Venom en pote sympa.
Il a alors tiré la langue mour montrer que, lui aussi, il pouvait faire peur comme Venom.
La postérité a un peu brouillé le message.
Le pote sympa, ça fait longtemps que c'est arrivé. Mais récemment, on dirait que la relation Eddie Brock/Symbiote est passé de "ami" à "être cher/amour"
Tu m'as fais économiser du temps. Tu as tout dis!