La review du jour est un titre proposé par Delcourt. Il s'agit du récit complet Dust to dust, écrit par Phil Bram et J.G. Jones, et dessinée par Jones. Il est sorti le 2 juillet pour 22,50 euros.
Ce récit complet se déroule pendant la Grande Dépression aux USA, au cours du Dust Bowl, une catastrophe météorologique et écologique qui traversa le sud des États-Unis dans les années 1930.
Alors que d'immenses tempêtes de poussière se lèvent, la petite ville de New Hope en Oklahoma, fait face à une mystérieuse présence, celle d'un terrifiant tueur en série. J.G. Jones et Phil Bram nous concoctent un récit obsédant qui prend aux tripes porté par le sublime dessin ultra réaliste de J.G. Jones.
Dust to dust se déroule dans une petite ville d’Oklahoma, au début des années 30. Si l’agriculture était présente, à cette époque, le sable et la poussière a tout envahi, et les terres deviennent stériles. Toute cette ambiance, et les personnages principaux nous sont introduits de façon très cinématographique par le dessin réaliste de JG Jones. Je commence par l’aspect graphique, car il s’agit vraiment d’un point fort de l’album. L’artiste nous offre de belles planches peintes, au ton ocre, la couleur de ce désert en devenir.
Les auteurs nous offrent une véritable plongée dans l’amérique de cette époque. La reconstitution est crédible, et les personnages aussi. Nous sommes après la Première Guerre Mondiale, et ses stigmates sont encore présents. Nous suivons principalement un shérif, à l’ancienne, et une journaliste, femme libre dans un monde très sexiste. Le rythme est posé, presque lent, un peu comme on imagine ce genre de ville à cette époque.
L’ambiance de Dust to dust est donc une réussite. Il y a cependant quelques bémols. D’abord, si le dessin de Jones est superbe, il manque de constance sur les visages. Il faut parfois réfléchir un peu pour savoir qui est qui, et certains passages sont un peu nébuleux. D’ailleurs, ce n’est parfois pas un défaut, notamment dans certains passages hallucinés.
Ce genre de soucis arrive de plus en plus souvent au fur et à mesure de la lecture de l’album. La narration se détériore quelque peu, et les dessins semblent moins travaillés, avec quelques erreurs flagrantes de proportion. Peut-être que les auteurs ont eu une deadline un peu courte pour finir leur histoire, et c’est bien dommage.
L’album n’est pas dépourvu de qualité, loin de là. La période racontée est celle du Dust Bowl, peu exploitée en fiction, et pourtant très intéressante. L’intrigue permet d’ailleurs d’explorer les inégalités sociales, la désolation économique et la résilience humaine dans un contexte difficile. Il y a même une espèce d’anti-héros masqué, totalement crédible et intégré dans l’histoire, qui permet un lien avec les comics plus mainstream.
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En Résumé
Points forts
La période racontée
Les personnages
Points faibles
Dust to dust est un très bel ouvrage, avec de beaux dessins, et une reconstitution réussie du Dust Bowl. Il est juste un peu dommage qu’il manque de constance.


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