La review du jour est un titre proposé par Morgen. Il s'agit de Black Orion, écrit et dessiné par Bruno Seelig. Il est sorti le 2 septembre pour 19.90€.
Qu'y a-t-il de plus dangereux pour la Terre que deux ados qui s'ennuient ? Lorsque Dylan et Olivia mettent la main sur Black Orion, une mystérieuse drogue aux effets cosmiques qui altère durablement leurs réalités, c'est le destin de notre planète qui s'en trouve bouleversé. Mais leur rencontre avec Franco, mi-Freddie Mercury, mi-Pablo Escobar, avec en prime un zeste de dédain pour l'espèce humaine, sera la clé de leur destin astral.
C'est dingue qu'un plan aussi stupide ait marché.
Black Orion est un O.V.N.I. de la bande dessinée. Lire cet ouvrage, c'est avant tout prendre part à une expérience. Après tout, vous lisez un ouvrage qui commence par le commencement... Mais qui commence également par la fin (ouais, on en est là !). Ce petit principe bien sympathique est notamment possible grâce au découpage des planches qui sont systématiquement en deux parties. Ainsi, en haut de chaque planche, vous avez une histoire en noir et blanc. Une bande d'une ou quelques cases qui te racontent une histoire avec une lecture disons classique. A côté de cela, le reste de la page (soit un bon 80% de cette dernière) est consacré au coeur du récit à savoir une histoire mi voyage spatial, mi baston avec des bestioles plus déjantées les unes que les autres.
Cette construction atypique ainsi que le trait utilisé font que l'on n'est pas sur le simple hommage ou sur la reprise d'obscures codes. On est vraiment dans oeuvre qui te propose une ambiance de série B mais avec le travail sur la temporalité que pourrait réaliser Christopher Nolan sur une de ses oeuvres.
Bien sûr, il y a d'autres éléments qui seraient à souligner ici tels que l'humour ou le travail sur les personnages mais il est vrai qu'ils ne représentent que bien peu de choses par rapport à l'ouvrage dans son ensemble. Entendez par là que si vous ne pensez pas être capable de passer outre ce que nous avons décrit comme étant une "construction atypique", les personnages et l'humour ne seront pas suffisants pour vous faire apprécier le voyage proposé par Bruno Seelig.
J'ai tué, j'ai volé, j'ai fumé, et j'ai mangé beaucoup plus de chocolat que n'importe qui sur ce continent. Une vie bien remplie et sans rancune.
Pour ce qui est de la partie graphique, elle ne va pas plaire à tout le monde. C'est même le moins que l'on puisse dire dans le sens où, ici aussi, on retrouve pas mal de codes des anciens pulp magasines. Bien sûr, on n'imaginait pas vraiment la chose autrement vu le sujet mais ce point n'en reste pas moins important à souligner. Black Orion, ce sont des couleurs flashy, des poses souvent exagérées, des proportions non respectées et, disons-le franchement, une idée "d'aller à l'essentiel".
Et c'est là que l'on arrive au coeur du problème. Le titre est bon. C'est vraiment une expérience à tenter. Maintenant, on demande clairement au lecteur d'ouvrir ses chakras avant d'attaquer la lecture mais également, au final, de ne pas juger trop vite le dessin. C'est peut-être beaucoup demandé au lecteur "lambda" ou lecteur qui ne veut "pas se prendre la tête".
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En Résumé
Points forts
- Une série B déjantée
Points faibles
Un O.V.N.I. de la BD qu'il serait dommage de juger trop vite.




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