
Yop ! Yop !
Suite à la petite intervention de deux jours d’MDCU au comic-con de Lille (on commence à le savoir ^^), l’équipe a décidé de marquer l’événement en mettant en avant les conventions durant ce mois de novembre. Et, bien évidemment, il en va de même pour les rubriques qui, pour la plupart, peuvent s’adapter à ces magnifiques événements. C’est le cas de « Ce qui influence nos comics » qui change de chemise pour l’occasion afin de vous présenter son quatrième numéro HS porté cette fois sur les conventions. Ainsi, suite à mon expérience (très légère cela dit, je l’avoue, seules deux conventions de vues et donc quatre jours au total), je vais mettre en avant tout ce qui pourrait influencer nos conventions. En espérant que ceux qui n’y ont jamais participé trouveront mon petit taff intéressant et que ceux qui y ont déjà participé, verront un peu plus « l’envers du décor ».
Uh ? Une convention ? WTF !!! Il est où Batman ?!
Pour ceux qui se sont lancés dans les comics il y a peu ou ceux qui ne se limitent qu’aux comics et à MDCU et ignorent ce qu’est un comic-con, on va faire une petite définition rapide. Un comic-con (ou convention sur les comics) est une sorte de méga rencontre effectuée par les villes de différents pays afin de mettre en avant les comics. Il y a des invités, plus ou moins importants, des boutiques qui bradent leurs stocks, des déclarations sur ce qui arrive à grand pas dans le monde des comics et, bien sûr, quelques fois, des sites internet qui viennent présenter leurs taffs.
Aux Etats-Unis, il y a toujours beaucoup d’engouement pour ses rencontres entre fans. Le plus souvent, les conventions américaines en profitent d’ailleurs pour déborder des comics et mettent en avant d’autres éléments qui sont tout aussi appréciés par les lecteurs de comics. On peut ainsi voir qu’il y a souvent des acteurs de séries TV d’invités, des présentations de jeux vidéos fraichement sortis ou à venir,…
En France, les conventions sont encore plutôt timides même si on ne peut nier (pour notre plus grand plaisir) que ses rencontres improvisés ne cessent de prendre de l’ampleur. Néanmoins, il reste très important de noter que ses conventions ne restent que très rarement spécifiques aux comics ceci s’expliquant par la gigantesque importance que possède le manga en France mais aussi les BD plus de chez nous, je parle bien sûr de la BD Franco-Belge. Ainsi, même si encore une fois le phénomène prend de l’ampleur, de nos jours, il semble bien fragile face à une Japan-expo. Mais ne vous en faites pas, avec la stabilisation des ventes de manga voir leur baisse, il y a fort à parier que les américains prendront bientôt plus de place sur notre territoire français que nos amis présents de l’autre côté de la planète, les japonais (et les asiatiques de manière générale, on pense notamment aux BD coréennes).
Ah ouais, c’est cool… et ça sert à quoi sinon ?
Les organisateurs de ses conventions (tite pensée pour Arnaud), restent très dévoués et attachés au monde des comics. Cette rencontre a deux buts principaux finalement. Rassembler les fans de comics d’une même région mais aussi ramener les petits curieux qui se baladent dans le coin et donc, initier de nouvelles personnes aux comics. En fait, tous les visiteurs y sont gagnants. Pour les fans de comics, c’est le moment de rencontrer leurs idoles, d’avoir dessins et autographes, de se tenir à jour sur les nouveautés voir de glaner par ci par là de petites exclusivités mais aussi, passer un bon moment aux côtés de plusieurs centaines de personnes qui pour la plupart partagent cette même passion (pour les plus geeks d’entre nous, c’est aussi l’occasion de voir 3-4 fois par an cette magnifique boule de feu haut en couleur qui se balade dans notre ciel de temps en temps).
Pour les visiteurs lambda, c’est d’une part l’occasion d’élargir sa culture générale puisque, quoi qu’on en dise, les comics et les BD en générales sont là depuis suffisamment longtemps pour faire parti à part entière de notre culture. D’autre part, c’est bien évidemment l’occasion, pourquoi pas, de se mettre aux comics. Tout le monde le sait, le magnifique univers des BD américaines est, notamment chez Marvel et DC, très, très, très […], très complexe. On ne peut pas y entrer comme ça pour le fun et lire deux-trois histoires avant de se barrer. Non, c’est plus profond que ça et, heureusement pour certains, malheureusement pour d’autres, lire des comics, c’est accepter un univers très différent du nôtre et comprendre et accepter les différentes règles qui y règnent. Ainsi, les conventions sont également l’occasion de se dire « oh et puis merde, on s’en fou de WoW, je me jette à l’eau, je vais enfin m’y mettre sérieusement, vive les comics ! » puisque s’il y a bien un endroit sur Terre où des professionnels en masse peuvent vous conseiller sur vos lectures, c’est bien lors de ses réunions.
Enfin, les conventions sont également LE moyen (avec un immense « LE ») de venir voir les personnes « derrière » les comics et qu’on ne peut pas voir directement d’habitude. Par exemple, venir voir les auteurs pour leur dire : « je vous aime ! C’est grâce à vous que j’ai une vie (ou plus de vie, faut voir…) ! » ou des fois, à l’inverse, de dire : « Putain !!! Mais pourquoi t’as fais ça avec Gambit bordel mais t’as craqué !!! Imbécile !!! Je veux pu te voir sur une seule série X-Men !! Dégage, va foutre ta merde chez DC comics !! » (Note : cette phrase a été traduite d’un anglais approximatif et prononcée avec un accent des plus douteux). Mais aussi les éditeurs et notamment Panini pour leur dire : « Good job ! You did it !! Continuez comme ça les gars ! » ou à l’inverse : « euh, j’ai pas très bien suivi l’intérêt de vos dernières décisions, vous pouvez m’éclairer vite fait ? » puisque, bien évidemment, les conventions permettent de répondre à cette fabuleuse question trottant dans tous les cerveaux un tant soit peu utilisés et qui tient en un seul et unique mot magique : « POURQUOIIIIIIIIIIII ?????? ».
Convention ou le lieu où débarquent nos personnages préférés
Et il y a quoi dans ta super convention là ?
Les organisateurs s’efforcent de jouer sur plusieurs tableaux afin de ramener le plus de monde possible. Il y a des invités, le plus souvent des scénaristes et des dessinateurs (voir des acteurs) et, le moins que l’on puisse dire, c’est que sans nous ramener systématiquement un petit vieux au grand sourire et lunette et qui, par exemple, aurait créé les trois-quarts des héros Marvel, les organisateurs nous ramènent tout de même du beau monde avec Don Rosa par exemple (le dernier plus grand artiste en date invité). C’est donc l’occasion, après une longue queue le plus souvent et quelques euros en moins, de partager un petit moment avec ses idoles, d’avoir un dessin, une signature, de poser des questions voir d’avoir une photo.
On peut y voir quelques fois également des représentants des éditeurs français (voir les éditeurs eux-mêmes). On peut noter par exemple que Panini sera de la fête à Angoulême. De même, Urban Comics est venu nous faire un petit coucou discret le premier jour de la convention de Lille.
Toujours dans l’optique d’appâter petits et grands, geeks et moins geeks, il y a des consoles de jeux mises à dispositions où les incontournables jeux de combats s’enchaînent. A noter aussi quelques fois que des joueurs de cartes Magic viennent se perdre sur les tables adjacentes (nannnnnnnn, j’étais pas parmi eux je vous dis !!!).
Bien sûr, les comics-con c’est aussi des boutiques, des boutiques et des boutiques. Anciens comics, comics récents, Vo, VF, occasions, neufs, goodies et tout le tralala en pagaille partout et tout le temps. Besoin de faire le plein pour l’année niveau lecture ? Join us !
Aussi, différents sites internet viennent squatter les lieux. Gros sites ou petits sites, avec ou sans stands, ces passionnés seront fiers et ravis de vous expliquer leurs différents travaux et projets, de dire à l’unisson avec vous que la série Catwoman est mauvaise et que GL domine DC comics.
Il y a également fréquemment des panels d’organiser afin de débattre sur différents points, de répondre aux questions bref, afin d’expliquer leurs choix passés et à venir.
Enfin, suivant les conventions et le degré de folie des organisateurs, on peut trouver également différents événements : concours de cosplay, concours de dessins, du karaoké,…
Monsieur Picsou ou Don Rosa
Et ça marche ton truc ?
« Mon truc » (bien que cela ne soit pas le mien) marche bien mais surtout, de mieux en mieux. Les fans sont de plus en plus nombreux à faire le déplacement mais à côté de ça, il y a bien évidemment le revers de la médaille. On ne peut pas nier qu’il existe des points négatifs. Les conventions, c’est aussi des heures de patience dans les files d’attente pour rentrer dans l’enceinte mais également pour voir vos idoles une fois à l’intérieur. C\'est aussi délicat au niveau des différents choix proposés par les organisateurs. En fait, afin que tout le monde y trouve son compte, les organisateurs ont mis en place différents moyens de participer au comic-con. On peut y aller un jour, deux jour mais aussi en avance, sans avance, avec dessins des auteurs sans dessins, bref, tout le monde y trouve son compte mais du coup, c\'est assez difficile à gérer et à bien savoir qui veut quoi, qui fait quoi. De même, étant donné que les conventions restent des événements et ne sont pas à cadence régulières (une fois par an dans telle ou telle ville en général), ben le plus souvent, c’est bien galère pour se garer notamment.
L’autre problème majeur étant encore la méconnaissance du monde des comics. Ces conventions n’intéressent pas tout le monde du coup, apparemment c’est pas toujours facile pour les organisateurs de faire ce qu’ils veulent. Des fois la mairie n’est pas forcément satisfaite de la tournure des événements ou du nombre de visiteurs de l’année passée et donc donnent les mêmes conditions de travail que cette même année alors que des fois, la convention mériterait d’avoir un espace bien plus grand. C\'est dommage lorsque l\'on sait oh combien les organisateurs se défoncent pour que tout soit niquel.
Et dans tout ça, c’est quoi finalement la plus grande influence des conventions ?
Ben en fin de compte, c’est nous, les visiteurs ! De ce que j\'ai pu ressentir, les organisateurs des conventions font la promo, les campagnes de pub, invitent les artistes, font toutes les démarches dans un seul et unique but bien précis : nous voir affluer en masse ! Comme souvent lors des événements, c\'est le nombre de participants qui en fait son importance ! Après, je pense qu\'avoir dans sa ville un grand nombre de visiteurs (et les moyens qui vont avec bien sûr), c\'est s\'assurer d\'avoir un gros comic-con chez soi. C\'est le cas également pour les conventions un peu plus modestes qui, des fois, pour avoir rassemblé beaucoup de monde, se voit confier un plus gros espace pour l\'année suivante par exemple. Et lorsque l\'on sait que certains traversent la moitié de la France pour rejoindre ces magnifiques réunions, on se dit qu\'il est parfois dommage de les manquer alors que c\'est la porte à côté...
Voilà, je pense avoir fait le tour pour ce Ce qui Influence nos comics HS #4. Normalement vous êtes incollable maintenant ! Je vous dis donc à bientôt sur MDCU sur le net mais aussi à très, très bientôt devant le stand MDCU de la prochaine convention :).
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