Unknown Soldier, Hellblazer et Top Ten
Après la librairie DC hier, voici un petite mise en avant des titres librairies Vertigo d'Urban Comics pour ce vrai premier mois de sorties.
Trois titres, une réédition et deux inédits. On commence tout de suite par une série inattendue.
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Plusieurs incarnations ont ensuite suivi jusqu'en 2008 ou Joshua Dysart démarre une nouvelle série, moderne, engagée et coup de poing.
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L'histoire raconte la vie d'un enfant né en Ouganda et émigré aux États-Unis à cause de la guerre civile qui y règne depuis plus de 30 ans. Lwanga Moses est maintenant docteur et il décide de retourner dans son pays d'origine en mission humanitaire pour aider la population qui souffre des atrocités perpétrées par les soldats et les rebelles luttant pour le pouvoir.
Comme vous pouvez vous en rendre compte, ce n'est pas un récit joyeux. Lwanga va subir de terribles épreuves jusqu'à devenir l'Unknown Soldier, un soldat au visage couvert de bandages qui se bat pour faire régner l'ordre.
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Ce qui frappe dans la narration de Dysart, c'est le réalisme et la violence du récit. On est pas dans le cliché mais dans la vérité vraie (pléonasme assumé) et le contexte politique est vraiment celui qui agite l'Ouganda depuis plusieurs dizaines d'années.
L'engagement qu'il met dans son oeuvre se ressent et on remarque qu'il s'est imprégné de l'atmosphère du pays pendant ses voyages en Afrique.
Rien ne nous est épargné, entre les scènes de tortures, les massacres, les membres arrachés et le dessin absolument sublime de Alberto Ponticelli (Frankenstein: Agent of Shade) rehausse encore plus le niveau.
Au niveau de l'édition, Urban fait bien les choses avec en bonus des textes du scénariste parus à la fin des premiers numéros pour expliquer la création de l'oeuvre et sa vision du conflit ougandais.
Unknown Soldier est donc une très bonne surprise de la part d'Urban et déjà un indispensable pour ceux qui recherchent une bande-dessinée de qualité et en accord avec son temps.
Le coup de coeur surprise du mois.
4 tomes sont prévus en 2012 pour terminer la série, achevée au #25 en décembre 2010 au USA.
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Au niveau de l'histoire, John Constantine est renversé par une voiture et doit être transporté à l'hôpital. Il y reste un long moment et ses docteurs découvrent les propriétés maléfiques de son sang, mi-homme, mi-démon et vont l'innoculer à d'autres patients. Les effets secondaires vont forcer le magicien à mener son enquête et à déjouer les plans maléfiques des deux hommes.
Si le scénariste Si Spencer est surout connu pour son travail sur Judge Dredd, le dessinateur Sean Murphy est depuis devenu une star avec des titres comme Joe the Barbarian et American Vampire: Chronicles qu'Urban sortira dans les prochains mois.
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Des pages à couper le souffle
C'était personnellement ma première lecture sur le personnage de John Constantine (hormis ces quelques apparitions dans Sandman), et quelle claque.
Le scénario, même s'il est sans surprise se lit agréablement. Le héros est très bien introduit pour les néophytes comme moi et il n'y a pas besoin de s'être tapé 20 ans de publication pour comprendre que le bonhomme n'est pas un gai luron et qu'il affronte des démons à longueur de journée.
D'ailleurs, au début du volume, une mini biographie du personnage et des ses publications vient aider les premiers venus dans l'univers: bravo Urban parce que c'est bien foutu.
En plus, la traduction de Philippe Touboul (vendeur de renommée internationale au comic shop Arkham à Paris) est comme d'habitude très bonne et retransmet bien l'ambiance d'un Londres sale et glauque.
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C'est lent et laconique. Violent, sanglant et cinglant à la fois. Les scènes d'horreur sont parfaites et on ressent un certain malaise quand par exemple un personnage se crève les yeux avec des épingles brûlantes.
Dommage que la fin soit aussi prévisible mais on ne peut pas critiquer tout le reste du tome pour une conclusion un peu facile.
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Moore voit cette série comme une série télévisée policière.
L'action se passe dans le commissariat de Néopolis ou la jeune recrue Robyn Slinger vient d'être affectée. Sauf qu'à Néopolis, tout le monde est spécial: tout le monde a un super-pouvoir. Et les journées de la police sont assez différentes de ce que l'on peut voir dans NYPD Blue, la principale inspiration du scénariste.
On suit donc la brigade composée d'individus aussi étrange qu'un homme à tête de chien ou un imposant géant bleu.
Le fil rouge de ce premier arc est la poursuite d'un meurtrier que Moore parvient à rendre passionnant grâce au contexte de la ville.
Surprenant et original, la série est un véritable ovni maintes fois récompensées aux États-Unis.
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La première saison continue avec les épisodes #8 à #12 puis plusieurs spin-offs s'intercalent avant une saison 2 qui ne s'est jamais terminée.
Smax est une mini-série en cinq épisodes qui met en avant le co-équipier de Robyn.
Beyond the Farthest Precinct se déroule 5 ans après la première saison.
The Forty-Niners explique les origines de Néopolis et la création des premiers officiers de la ville.
Choisir Top Ten dès les premiers mois est un choix assez risqué pour Urban Comics car ce n'est pas la série la plus connue d'Alan Moore, même parmi le catalogue ABC Comics.
Prendre Prométhea ou même Tom Strong aurait semblé plus logique mais à l'origine, c'est Semic qui avait débuté la parution de la série en comic-books, puis Panini avait pris le relais sans ré-imprimé les précédents volumes.
Ces deux premiers numéros étaient donc difficiles à trouver, même sur le marché de l'occasion, ce qui semble être la justification donnée par Urban pour sortir ce titre.
Mais cela n'enlève rien à la qualité du titre.
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