Un arc, une année
MDCU continue son tour d'horizon des séries DC un an après leur lancement. Voici la critique positive de Batman.
Un petit topo sur la Court des Hiboux. C’est une organisation secrète ayant infiltré les bas-fonds de Gotham. Leur organisation s’étend sur plusieurs siècles et n’a cessé de surveiller Batman depuis des décennies. A mon sens, rien ne présageait un arc digne d’un classique. Le début de The Court of Owl s’avère en effet très classique, mais aussi très efficace. On a de l’action, des personnages que l’on affectionne beaucoup (Alfred, Batman), mais pas quelque chose de « grand ». Cependant, dès la page finale du premier chapitre, Scott Snyder, procure la première surprise de ce titre. Certains n’ont pas aimé, moi si. Bien que ce soit classique, cela demeurait efficace, mais surtout, d’une grande importance pour le suite de l’histoire. Dès ce premier numéro, Snyder nous montrait son génie. S’en suis des numéros à la qualité grandissante, aux personnages de plus en plus intéressants et un ennemi des plus énigmatiques. Chez Snyder, rien n’ai laissé au hasard, notamment chez les personnages, et principalement un que je ne nommerai pas, au risque de spoiler certains. L’utilisation de ce personnage m’a énormément surpris. Je ne pensais pas que Snyder irait jusque là, et pourtant… Quant au bad-guy, je l’admets, au premier abord j’ai trouvé ce méchant assez ridicule. Je n’étais pas fan de son design, de la manière dont il est apparu, et rien ne me faisait penser à ce que ce méchant n’était en fait que la partie visible de l’iceberg. Et pourtant, au fil des numéros, on sent que ce Batman version Snyder risque (encore) d’être une anthologie. Chaque page finale ne me donnait qu’une seule chose : l’envie de savoir la suite. Et on arrive à ce numéro 5. Ce fameux numéro 5. La claque de ma vie en matière de comics. Tout y est : un scénario énorme, des dessins magnifiques, et un découpage des planches très originale. Le chapitre 5 n’a que concrétiser ce que Snyder mettait en place depuis 5 mois : un Batman poussé dans ses retranchements, un Batman faible, un Batman brisé aussi bien physiquement que psychologiquement. La psychologie, qui d’ailleurs, est retransmises avec brio dans ce numéro car le lecteur est autant perdu qu’est Batman. Et Capullo, à travers ses dessins, n’y demeure pas étranger. La fin de cette première partie va se finir par deux choses : l’apparition d’un nouveau personnage, celui de Harper, qui va réanimer Batman(Je m’étendrais sur ce personnage plus tard). Et enfin, la renaissance de Batman. Celui-ci est désormais prêt à en découdre avec la Court de Hiboux qui a décidé d’attaquer Batman et ses alliés, dont l’un va être chamboulé par une révélation très surprenante…
Hormis le fait que le cross-over était vraiment discutable,je considère que The Night of Owl n’était nécessaire qu’au titre Batman… Il n’y a qu’à voir le médiocre numéro de Batman et Robin qui faisait parti de ce crossover… Bref, cette partie a selon moi un ton complètement différent. Il est davantage tourné vers l’action que la psychologie même si celle-ci n’est pas du tout délaissée. On y retrouve un Batman qui tente de se rétablir, seulement, la Cour des Hiboux a décidé d’attaquer Batman dans son propre domaine : Le Manoir. Ainsi pendant ces deux numéros, nous avons le droit à un Batman qui met littéralement la misère à la Court, ce qui est vraiment très plaisant. Les scènes d’actions sont notamment très bien retranscrites par le travail de Capullo qui fait encore une fois un travail remarquable. Pour ce qui est du Batman Annual 1, Snyder a réécris les origines de Freeze d’une manière très surprenante. C’est certainement l’une des choses qui m’a le plus étonné mais en aucun cas gêné, et pourtant, il est clair que beaucoup ne vont pas du tout aimé cette nouvelle interprétation, qui pour moi, est très réussi Au passage, c’est à partir de ce cross over que Batman se dote d’un back-up qui se concentre sur le passé du père d’Alfred. Tout le long, j’ai pris plaisir à lire cela, notamment grâce aux dessins de Albuquerque qui sont une franche réussite. C’est notamment à travers ce back-up que j’ai eu le sentiment que Scott Snyder désirait vraiment mettre en place tout une histoire sur la Court des Hiboux et montrer qu’elle ne se limitait pas seulement au personnage de Batman, mais qu’elle pouvait impacter sur bon nombre de chose…
Numéro très spécial, pour deux raisons : - il est consacré entièrement au personnage d’Harper. - l’absence de Capullo au profit de Becky Cloonan qui nous signe ici une très belle performance. Les dessins, d’un style différent à celui de Capullo, servent parfaitement le personnage et l’ambiance. J’avais peur que ce numéro fasse bouche-trou, et bien c’est loin d’être le cas. Ce numéro m’est apparu passionnant grâce à la découverte de Harper. Son caractère, son attitude m’a énormément plu. Durant toute ma lecture, je n’ai cessé de penser à une similitude avec le personnage de Robin. Mais je doute fort que Snyder va nous pondre un nouveau Robin. Ce personnage sera très certainement important. Et ses qualités techniques vont certainement être mises à profit… Bref ce numéro de transition s’est avéré excellent et a approfondis davantage l’univers qu’a mis en place Scott Snyder. [conclusion=5][/conclusion] [onaime]- Un scénario subtil et prenant, qui n’a cessé de monter en puissance durant les 12 numéros. - Un Batman #5 d’anthologie - Le travail de Capullo qui colle parfaitement à l’ambiance de Batman - Des Back-up utile et qui approfondissent les personnages - Des artistes « secondaires » très convaicants - Une prise de risque de la part de Scott Snyder... [/onaime][onaimepas]...dont la résolution peut apparaître décevante.[/onaimepas]
L’équipe créative
Scott Snyder est un scénariste américain s’étant illustré sur plusieurs titres tels qu’American Vampire, Detective Comics, ou Swamp Thing. Chacun de ces titres n’étant pas sans qualités. L’un de ces travails les plus récents, Black Mirror, sur le personnage de Batman, a été grandement salué par la critique. Depuis le reboot de DC, Scott Snyder travaille sur le titre Batman, avec la collaboration de Greg Capullo, au dessin. Ce dernier fut notamment connu pour son travail sur Quasar (1991–1992), X-Force (1992–1993), Angela (1994) et Spawn (1993–1999, 2003–2004), ou encore pour la création de The Creech publié par Image Comics…The Court of Owl ( partie 1)
(Batman #1- #7)
Un petit topo sur la Court des Hiboux. C’est une organisation secrète ayant infiltré les bas-fonds de Gotham. Leur organisation s’étend sur plusieurs siècles et n’a cessé de surveiller Batman depuis des décennies. A mon sens, rien ne présageait un arc digne d’un classique. Le début de The Court of Owl s’avère en effet très classique, mais aussi très efficace. On a de l’action, des personnages que l’on affectionne beaucoup (Alfred, Batman), mais pas quelque chose de « grand ». Cependant, dès la page finale du premier chapitre, Scott Snyder, procure la première surprise de ce titre. Certains n’ont pas aimé, moi si. Bien que ce soit classique, cela demeurait efficace, mais surtout, d’une grande importance pour le suite de l’histoire. Dès ce premier numéro, Snyder nous montrait son génie. S’en suis des numéros à la qualité grandissante, aux personnages de plus en plus intéressants et un ennemi des plus énigmatiques. Chez Snyder, rien n’ai laissé au hasard, notamment chez les personnages, et principalement un que je ne nommerai pas, au risque de spoiler certains. L’utilisation de ce personnage m’a énormément surpris. Je ne pensais pas que Snyder irait jusque là, et pourtant… Quant au bad-guy, je l’admets, au premier abord j’ai trouvé ce méchant assez ridicule. Je n’étais pas fan de son design, de la manière dont il est apparu, et rien ne me faisait penser à ce que ce méchant n’était en fait que la partie visible de l’iceberg. Et pourtant, au fil des numéros, on sent que ce Batman version Snyder risque (encore) d’être une anthologie. Chaque page finale ne me donnait qu’une seule chose : l’envie de savoir la suite. Et on arrive à ce numéro 5. Ce fameux numéro 5. La claque de ma vie en matière de comics. Tout y est : un scénario énorme, des dessins magnifiques, et un découpage des planches très originale. Le chapitre 5 n’a que concrétiser ce que Snyder mettait en place depuis 5 mois : un Batman poussé dans ses retranchements, un Batman faible, un Batman brisé aussi bien physiquement que psychologiquement. La psychologie, qui d’ailleurs, est retransmises avec brio dans ce numéro car le lecteur est autant perdu qu’est Batman. Et Capullo, à travers ses dessins, n’y demeure pas étranger. La fin de cette première partie va se finir par deux choses : l’apparition d’un nouveau personnage, celui de Harper, qui va réanimer Batman(Je m’étendrais sur ce personnage plus tard). Et enfin, la renaissance de Batman. Celui-ci est désormais prêt à en découdre avec la Court de Hiboux qui a décidé d’attaquer Batman et ses alliés, dont l’un va être chamboulé par une révélation très surprenante…

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