Par Duane Swierczynski
Histoire :
Birds of Prey est une série crée par Chuck Dixon et Gary Frank en 1996 (dans le one-shot Black Canary & Oracle – Birds of Prey) avant qu’une ongoing ne voit le jour en 1999. Cette dernière atteindra 127 numéros! Les membres fondatrices de l’équipe sont Black Canary et Oracle mais de nombreux autres héros mais surtout héroïnes y ont sévi (Katana, Zinda Blake, Batgirl, Hawk and Dove …). La nouvelle série regroupe quant à elle Black Canary, Starling, Katana Poison Ivy et Batgirl.L’équipe créative :
Duane Swierczynski est un scénariste américain connu pour ses runs sur Cable et the immmortal Iron Fist. Il écrit actuellement Bloodshot chez Valiant, Godzilla et Judge Dredd (à sortir le mois prochain) chez IDW. Jesus Saiz n’est pas étranger au titre puisqu’il dessinait déjà quelques numéros de Birds of Prey avant le reboot. Dans la nouvelle série il s’est occupé des numéros 1 à 5 et 7-8. Travel Foreman s’est occupé des dessins sur les numéros 9 à 11. Surtout connu pour avoir dessiné les premiers numéros de la nouvelle série Animal Man C’est actuellement Romano Molenaar (The Darkness, Witchblade …) qui est en charge des dessins (à partir du numéro 0).Trouble in Mind :
(Birds of prey # 1 à 7)
Le premier arc oppose les Birds of Prey à une organisation secrète composée de soldats en combinaison d’invisibilité et pouvant faire de n’importe quelle personne une bombe humaine à l’aide d’une injection de produit neurochimique. Ce dernier permet aussi d’exercer un contrôle mental sur les victimes les transformant en nouveaux soldats. Black Canary devra désintoxiquer la population contaminée tout en mettant fin aux activités d’un certain Choke, dirigeant de l’organisation. Le groupe ne compte au début que Dinah Lance (Black Canary) et Ev Crawford (Starling), deux fugitives recherchées pour meurtre. Elles sont très vite rejointes par Katana (une samouraï persuadée que l’âme de son défunt mari a investi son sabre) et Poison Ivy (dans le #2). Personnellement, j’ai pas mal accroché à ce titre dès le début. Ok, ça ne révolutionnera pas le genre mais l’ensemble est plutôt fun, rythmé, sympathique et comportant une pointe d’humour (principalement grâce au personnage d’Ev Crawford que j’ai immédiatement apprécié). Les dessins de Saiz sont bons et les scènes d’action sont bien lisibles. En comparaison, l’avant dernière série (celle d’avant le reboot) pourtant écrite par Gail Simone, éminente scénariste de la majeure partie de l’ongoing de 1999, m’avait plus que déçu. L’histoire s’embourbait au bout de 3 numéros et le personnage pourtant très intéressant de Dinah Lance semblait plus qu’effacé. On reprochera peut être le changement de costume de Black Canary : adieu les bas résilles et le body en cuir noir, l’héroïne est maintenant affublée d’une espèce d’armure noire et jaune… beaucoup moins affriolant. Rien à redire en revanche sur le look d’Ev Crawford. Les numéros suivants sont essentiellement des one-shots. A Far Cry
(Birds of Prey #8) Ce numéro totalement explosif où les Birds of Prey affrontent un groupe de super méchants nous offre une belle révélation sur le passé de Dinah Lance et la raison pour laquelle elle est recherchée par la police et autres tueurs. Toujours rien à redire sur le dessin de Jesus Saiz.The court of Owls
(Birds of Prey #9)
L’arrivée du dessinateur Travel Foreman, qui officiait sur les premiers numéros d’Animal Man, a de quoi surprendre si ce n’est choquer. En effet, si son style se prêtait plutôt bien aux aventures horrifiques de Buddy Baker il est ici totalement hors de propos et dénature un titre misant beaucoup sur l’action. Et franchement par moments, c’est vraiment moche. Côté scénar’, bah c’est pas terrible non plus : elles affrontent un talon de la cour des hiboux tout le long du numéro et Poison Ivy y est sévèrement blessée. Le numéro le plus faible de la série mais on ne devait pas s’attendre à grand chose d’autre venant d’un crossover qui n’a absolument aucun intérêt dans cette série. Heat Seekers, Tangled up Inside et Heartbreak and Vine
(Birds of Prey #10, 11 et 12)
Suite à leur affrontement avec le talon, Black Canary et son équipe partent dans la forêt amazonienne pour permettre à Poison Ivy de se régénérer. Mais la criminelle les a trahies et leur a secrètement administrées une dose de poison. Celui ci les tuera dans les 6 mois si elles ne la suivent pas dans sa quête contre les industries pétrolières et gazières. Un arc un peu plus faible, avec une fin un peu expédiée mais bon il fallait respecter le planning et préparer le terrain pour le #0, ce que Swierczynski fait de façon plutôt intelligente. On notera aussi le départ plutôt brutal de Foreman (au numéro 12), preuve en est que son style a rebuté pas mal de gens et ne correspondait pas à Birds of Prey.

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