Le vilain pas si vilain
Cette nouvelle année débute avec l'arrivée de l'un des projets les plus osés de l'initiative Marvel NOW!, la Maison des idées a, pour l'occasion, réuni Joe Keatinge, reconnu dernièrement pour sa reprise de Glory et le lancement de la série régulière Hell Yeah chez Image Comics, et Richard Elson, reconnu pour son long passage sur le comics Sonic, ses quelques chapitres de Judge Dredd ou encore Thor, aux côtés de Kieron Gillen dès le #607. Autant vous le révéler tout de suite, le projet est osé et l'essai est transformé !
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Graphiquement, c'est superbe. Le personnage de Morbius semble être une silhouette en noir et blanc, héritée de vieux films de vampires (sacrément remis au goût du jour quand même) au milieu d'un monde sombre mais en couleur. Je vous l'accorde, ça ne m'a pas sauté tout de suite aux yeux, mais en retournant une seconde fois sur le numéro c'est frappant. Les rues de Brownsville sont réduites à leur plus simple effet, mais on sentirait presque la crasse qui semble y être omniprésente.
On a donc un superbe jeu de couleurs qui renforce parfaitement le récit, Morbius se retrouve dans un monde qui lui est totalement étranger.
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Je profite donc de cet élément pour m'intéresser maintenant à l'écriture, qui est elle aussi superbe. Keatinge nous (re)présente le personnage en seulement 8 pages et ce qui est assez énorme, c'est qu'il nous rappelle qu'il fut l'ennemi de Spider-man (et il est connu pour ça), mais il suscite chez le lecteur instantanément une grande empathie pour le personnage. Ces 8 pages sont très carrées, reviennent sur le mythe du vampire, mais de manière très sympathique.
Suit un rapide retour dans le passé afin de lier l'épisode à ce que nous avons pu lire dans ASM #699.1, et tout en cherchant à disparaître le temps que son affaire se tasse, Morbius va s'orienter vers Brownsville, un quartier fictif de Manhattan. Un trou malfamé, un espace de non-droit que la police et toute forme d'autorité ont déserté. En à peine quelques pages, le décor est joliment planté. On croit discerner un début de casting secondaire qui a du potentiel. Au final, je dirais que tout ça est écrit très intelligemment, c'est très bien maîtrisé et ultra efficace.
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Pour conclure, nous avons donc affaire ici à un numéro de grande qualité qui nous fait oublier instantanément la précédente activité de Morbius, induit un très fort sentiment d'empathie et donne très envie de revenir pour le prochain numéro. Chapeau Messieurs Keatinge et Elson !
[conclusion=4,5][/conclusion]
[onaime]
-L'intelligence de l'écriture
-Le contraste monde en couleurs / personnage en noir et blanc
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[onaimepas]
-Devoir attendre la suite
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