Le voilà le final explosif de tout ce que Simone a mis en place depuis son arrivé sur le titre avec « The Circle », et franchement, il est largement à la hauteur de nos espérances. Le but affiché de la scénariste était de faire bouger les choses dans l’univers de l’amazone, de redéfinir pas mal de personnages, d’en apporter des nouveaux, de redonner au personnage un univers et une mythologie qu’elle mérite et qui lui redonne de l’intérêt et surtout de l’importance pour l’icône qu’elle est dans chez DC. Bah mission accomplie. Introduction de la garde royale, d’Alkyone et d’un évènement inconnu de la naissance de Diana, réintroduction d’Arès, redéfinition de Zeus, création d’Achilles et des olympiens (ou Thalarions pour être exacts) et pas mal de changements au sein de Themyscira. Tous ces éléments sont présents dans ce numéro qui conclut magistralement tout ça. Simone a relevé Wonder Woman comme il fallait après une période très compliquée, on ne peut être qu’admiratif de son travail. J’en parle pas comme si c’était la fin, elle approche malheureusement, mais il nous reste encore deux arcs à savourer avant qu’elle quitte définitivement le titre.
Pour parler de ce numéro en lui-même, commençons par le Cottus. Surement inconnu pour pas mal de monde, Simone reprend un personnage (si on peut l’appeler comme ça) qui existait déjà, crée par George Pérez dans Wonder Woman #10 en 1987. Il s’agit de la créature qui vit au cœur de l’île de Themyscira, enfermée à la base derrière un portail (doom’s doorway), grâce à Diana Trevor qui aida les amazones à combattre la créature et l’enfermer mais y laissa la vie. Wonder Woman tira son nom et son costume de cette héroïne de l’histoire des amazones. La princesse rencontra et vaincu le Cottus lors du challenge des Dieux où elle du entrer dans le portail pour y traverser les différentes épreuves qui l’attendaient. Simone remet donc la créature au goût du jour et y ajoute sa petite touche en déclarant que l’argile à partir de laquelle Diana a été créée provient du lieu où vivait le Cottus. Dans les autres références plus minimes à l’histoire de Wonder Woman, Alkyone cite à un moment Decay et Medusa, deux ennemis mythologiques de la princesse amazone, des références qui font vraiment plaisirs et qui témoignent du respect de Simone pour ce qui a été fait avant elle.
Un évènement important de ce numéro en dehors de la grande bataille est quand même le Mea Culpa de Zeus. On est mieux éclairé sur ce qui est arrivé aux Dieux et sur les motivations de Zeus depuis son retour dans « Rise Of The Olympian », et il était temps ! On a aussi l’explication du nouveau pouvoir de Diana, c’est cool.
Tout le monde a un petit rôle à jouer dans cette bataille finale et on apprécie. J’apprécie encore plus le fait que le destin d’Alkyone soit incertain, une fois de plus disparue dans les eaux. J’aurais été déçu qu’un des meilleurs vilains depuis longtemps trouve la mort (même si malheureusement on est pas sûr de la revoir de si tôt avec le nouveau statut actuel de Wonder Woman). Bref, on a de tout dans ce numéro et même la présence d’Arès qui nous offre un cliff’ bien sympathique, qui en deux images introduit la suite et surtout donne envie de la lire.
Je vais pas m’étendre une fois de plus sur les dessins, j’en ai déjà tellement fait les louanges, l’équipe Lopresti/Ryan/Anderson c’est de la tuerie pure et simple. Simplement une des meilleurs, voir la meilleure, équipe(s) à avoir bossé sur Wonder Woman. Merci les gars de nous régaler comme ça, ça ne fait que rendre le run de Simone encore plus historique.
Cet arc « Warkiller » fut le pied absolu, au niveau du ratio nombre de numéros/qualité, il est pour moi même légèrement supérieur à « Rise Of The Olympian », et c’est pas peu dire. Ce dernier numéro conclut parfaitement tout le bordel qui avait été créer mais qui était tellement bon et intéressant. Ce fut une p***** de bonne histoire et elle prend une place bien au chaud dans mes références. Au nom de tous les fans de Wonder Woman, merci les artistes.
10/10
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