Archie vs Zombies
Certains de vous ne sont sans doute pas familier avec les publications Archie Comics, dont on ne parle d'ailleurs que très rarement sur MDCU. Sachez simplement que l'univers Archie est un peu un univers hors du temps. La vraie naissance de l'éditeur remonte à 1939 et bien que l'univers garde des éléments contemporains à son époque de publication, il garde une esthétique rétro.
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Afterlife With Archie est une nouvelle série régulière de cet univers. Roberto Aguirre-Sacasa s'occupe de l'écriture, tandis que l'excellent Francesco Francavilla est au dessin.
Et s'il y a bien un comics qui était attedu outra-Atlantique, c'était bien celui-ci ! Cinq petites heures ont suffit pour que le #1 soit épuisé du côté distributeur, et c'est donc le temps qu'il a fallut avant la prise de décision de le renvoyer à l'imprimerie pour une seconde impression.
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Et autant vous le dire tout de suite, il tient vraiment toutes ses promesses ! Nous sommes bien dans l'univers Archie, avec ses personnages bien installés depuis des décennies, mais à l'approche d'Halloween, un drame survient ! Hot Dog, le chien de Jughead, est écrasé et ce dernier va se tourner vers son amie Sabrina, qui malgré les avertissements de ses tantes va jouer avec la vie.
Nous sommes donc dans du comics très classique, le déroulement n'a rien de surprenant mais respecte à la lettre les règles du comics d'horreur. Dans ce premier numéro, nous sommes à la croisée des mondes, nous y rencontrons des sorcières, la résurrection de Hot Dog nous rappelle l'expérience de Frankenstein, et bien entendu, comme c'est très à la mode aujourd'hui, tout cela aboutira à une épidémie de zombies.

Le ton est très proche à la fois des comics à la Tales From the Crypt - comics d'horreur classique des années 50 popularisé par la série télévisée sur notre Vieux Continent dès la toute fin des années 80 - tout en ayant le dynamisme des comics d'horreur des années 70. Les influences sont donc multiples et on se retrouve avec un comics représentant un véritable hommage à un genre et son histoire.
Si le tout fonctionne si bien, c'est bien entendu également grâce à l'excellent Francesco Francavilla, qui a travaillé dernièrement avec Scott Snyder et Jock sur Detective Comics et actuellement sur sa série en creator-owned The Beetle chez Dark Horse. Ce dernier parvient à associer le style graphique Archie, et son ambiance si particulière, au côté sombre et terrifiant des comics d'horreur. Il utilise très bien les jeux d'ombres et de lumière. Il y a surtout une vraie recherche graphique pour rendre l'atmosphère terrifiante, ainsi on se retrouve souvent avec des plans de la maison vue de l'extérieur, en contre-plongée, baignée uniquement de la lueur de la lune et parfois de la lumière dégagée par un éclair qui craquelle le ciel. Ses visages très expressifs malgré la grande économie de traits nous plongent au cœur de l'action, mais c'est justement ce peu de traits qui laisse également de la place à l'imaginaire, et rend le comics encore plus sombre.
On terminera par évoquer la mise en scène de la violence, là où la tendance actuelle est plutôt au gore lorsqu'il s'agit de zombies (Walking Dead, les comics Avatar Press, ...), Francavilla cherche plutôt à la rendre terrifiante mais attrayante en même temps, en la stylisant via différents procédés. Que ce soit un gros plan sur le visage de Hot Dog qui veut du "Braaaains" ou le superbe plan en ombre chinoise sur fond de ciel couleur sang, chaque scène violente est stylée, mais absolument pas gore.

Cet Afterlife With Archie commence donc sur les chapeaux de roue et cet univers méconnu en France mériterait vraiment à l'être bien plus tant il offre des histoires au ton particulier. Nous retrouvons dans ce #1 tous les codes du comics d'horreur, et ça fait du bien de retrouver un comics de zombies qui ne fasse pas la part belle au gore !
[conclusion=4,5][/conclusion][onaime]- Les codes de l'horreur respectés
- Une violence stylisée
- La rencontre entre deux univers opposés[/onaime][onaimepas]- Le manque de reconnaissance pour cet univers[/onaimepas]



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