Les sorties du 8 janvier
Bienvenue dans ce Zap'DC qui vous propose, je vous le rappelle, une sélection des titres sortis durant la semaine et garantie sans spoiler.
Et cette semaine, il y avait des très bonnes sorties chez la Distinguée Concurrence avec de nouveaux tie-in à Forever Evil, ou encore les nouveaux numéros de Green Arrow et Earth-2. Mais l'événement de la semaine reste la sortie du Detective Comics #27, hommage à la première apparition de Batman.
Pour bien commencer l'année, n'oubliez pas non plus de consulter le Zap'Marvel de Susano.
Bonnes lectures et à la semaine prochaine.
Un titre dont on ne parle pas assez en France mais qui gagne à être connu Encore un numéro à couper le souffle pour Earth-2. Tom Taylor s’en sort vraiment bien et on arrive à la conclusion de son premier arc. D’un côté, Batman et son équipe nouvellement formée découvre un alien qui réserve une bonne surprise et surprend par ses origines. D’un autre côté, Red Arrow tente tant bien que mal à aider le Dr. Fate perdu dans ses prophéties que l’on comprend à la fin de l’épisode. Enfin, Superman dévoile ses plans pour la Terre, ce qui annonce un futur toujours aussi sombre pour la série et la Terre-2. L’équipe de Batman est très intéressante à suivre car personne ne se fait vraiment confiance et tous se méfient. Le seul point dérangeant est que Jimmy a réussi à hacker les fichiers de Terry Sloan alors qu’il est censé être une des personnes les plus intelligentes sur terre.
Les dessins sont toujours aussi bons, et la présence de Robson Rocha pour certaines pages ne se fait pas sentir. Un très bon numéro pour commencer l’année.
A force d’en entendre parler et de voir circuler pléthores d’image à son sujet on était en droit d’attendre de pied ferme ce numéro anniversaire. Double anniversaire même puisque non seulement il célèbre le premier Detective Comics 27 de 1939 dans lequel le super-héros a donné ses premiers coups tout en marque le début des festivités pour les 75 ans de l’homme chauve-souris. Un événement hommage plutôt étonnant quand on connaît la volonté actuelle de l’éditeur de faire table rase de ce qui a été fait avant le reboot. Mais vu le casting royal d’artistes, auteurs et dessinateurs sur ce single d’une centaine de page, finalement, on est content que DC n’ait pas la mémoire trop courte. A retrouver ici dans cette anthologie qui ne ressemble en rien au raté Detective Comics 19 sept histoires tellement variées autant sur le genre que sur la qualité visuelle que tous les fans de Batman y trouveront forcément leur compte. Un argument de vente mais pas que, presque une démarche littéraire puisque pour ouvrir le bal, une réécriture moderne de la toute première histoire de Batman. Autant profiter de sa réédition par Urban dans son anthologie pour s’amuser à comparer les deux récits et ainsi appréhender le processus d’écriture d’un comics à notre époque. Sans parler de chaque histoire pour conserver un peu de suspense, il faut noter tout de même que Layman et Fabok propose une introduction au petit événement de la franchise Batman, Gothtopia, qui s’annonce plus que prometteur. L’idée de base est un classique mais le traitement proposé par le duo offre un moment de lecture incroyable à ne pas rater.
Un numéro assez surprenant notamment grâce aux dernières pages qui changent les origines du héros lors de son passage sur l’île. Ce numéro alterne entre passé et présent. Oliver et Shado se retrouvent face au Shield Clan qui se finit par une simple fuite. Mais surtout on découvre qu’Oliver a été torturé lors de son premier passage sur l’île, et donc qu’il était loin d’être seul. Lemire fait aussi le lien avec Katana, qui était aux prises avec le Sword Clan et qui croise la route de Magus.
Les dessins d’Andrea Sorrentino et surtout sa mise en page sont encore une fois excellents, même si son style peut en rebuter, mais il y a vraiment une inventivité dans chaque page. Les différences entre les cases du passé et celles du présent sont aussi bien démarquée, ce qui aide à la compréhension sans avoir besoin de texte.
Le seul point négatif est le rapprochement trop flagrant avec la série Arrow, notamment l’alternance passé/présent, mais aussi le fait que l’île soit apparemment loin d’être déserte.
Fin de l’arc qui aura finalement déçu, si l’originalité d’avoir à lire le comics tourné passe plutôt bien, le scénario n’est vraiment pas à la hauteur. Suite à la « résurrection » de Batman, on a là un épisode de baston pure et dure pendant 15 pages. Les dernières permettent bien évidemment de tout remettre en place, notamment concernant Batman. On a aussi l’apparition d’un personnage sans charisme qui décide de tuer grâce au jeu vidéo sans véritable raison et que Superman va bien entendu aider alors qu'il est la cause de sa colère. Et enfin, le pire de tout, Batman nous signale que comme dans les jeux vidéo, Mongul n’était peut-être que le premier boss et qu’il y en aura un autre, soulignant encore plus le fait que cet arc n’aura servi à rien visiblement.
Heureusement que les dessins de Brett Booth sont vraiment bons et sauvent ce numéro. Il faut que Parker se ressaisisse car sinon la série va vite perdre ses lecteurs. On verra donc si le crossover avec Worlds' Finest va remonter le niveau.
Cet épisode n’est ni plus ni moins qu’une parodie d’une aventure du traditionnel Dynamic Duo composé de Batman et Robin. Sauf qu’ici le Malefic duo est incarné par un Bane qui dévoile enfin ses objectifs et un sidekick insolite dont la présence ravira les grands amateurs de continuité. Parodie d’autant plus assumée que le duo improbable s’en prend ouvertement aux aliénés d’Arkham, dans des scènes de combats qui n’ont rien à envier à celles du chevalier noir. L’occasion alors pour le scénariste Tomasi d’approfondir de façon presque anecdotique son récit et surtout de commencer à remplir les blancs qui avaient tendance à plomber l’intrigue. Toutefois, le même constat que précédemment s’impose, l’histoire n’évolue pas. Depuis le premier chapitre de cette mini-série il souffle le chaud et le froid, comme le coloriste qui joue toujours sur ces deux tonalités de couleurs, en avançant de façon hésitante, pour ne pas dire titubante, dans cette histoire, notamment en ce qui concerne le traitement de son protagoniste. Si le personnage conserve une mégalomanie exacerbée et rassurante pour le lecteur, celui-ci peut être perturbé au vu des actions perpétrées par ce vilain qui se donne tout demême des airs de chevalier défenseur des opprimés. A tel point que la discussion finale entre Bane et son associé semblerait presque comme forcée, sonnerait faux. Comme rien ne paraît jusque-là cohérent ni clair, il était alors de bon ton de bien expliquer les ambitions de Bane et aussi justifier l’omniprésence de la Cour des Hiboux et de ses Talons dans une scène qui arrive comme un cheveu sur la soupe.
Le crossover Blight prend un tout autre visage avec ce titre qui continue de mettre en avant Phantom Stranger grâce à DeMatteis qui parvient à l’isoler de la nouvelle Justice League Dark. Et par la même occasion à occulter l’omniprésence de Constantine dans cette aventure. Et donc à donner tout son sens à la série. Le protagoniste retrouve son statut de loup solitaire tout en rencontrant de nouvelles défaites. Les dialogues entre lui et sa bête noire sont toujours aussi incisifs et percutants, aucun mélo ne vient entacher les scènes parfaitement représentées par Blanco dont le style s’impose comme une évidence de mois en mois. Un épisode à découvrir en deux parties, la seconde n’étant que du pur plaisir pour les yeux et la lecture tellement les rebondissements et les promesses pour les prochaines intrigues se multiplient. On retrouve même un personnage disparu depuis la première année des New 52 et qui semblait rempli de potentiel. Et surtout, même en approfondissant ce crossover dans le crossover, on ne perd pas de vue le Syndicat du Crime dont l’un des membres s’offre un petit cameo ici, court mais subtil.
Et cette semaine, il y avait des très bonnes sorties chez la Distinguée Concurrence avec de nouveaux tie-in à Forever Evil, ou encore les nouveaux numéros de Green Arrow et Earth-2. Mais l'événement de la semaine reste la sortie du Detective Comics #27, hommage à la première apparition de Batman.
Pour bien commencer l'année, n'oubliez pas non plus de consulter le Zap'Marvel de Susano.
Bonnes lectures et à la semaine prochaine.
Gare à toi si tu rates ça
Earth-2 19
Un titre dont on ne parle pas assez en France mais qui gagne à être connu Encore un numéro à couper le souffle pour Earth-2. Tom Taylor s’en sort vraiment bien et on arrive à la conclusion de son premier arc. D’un côté, Batman et son équipe nouvellement formée découvre un alien qui réserve une bonne surprise et surprend par ses origines. D’un autre côté, Red Arrow tente tant bien que mal à aider le Dr. Fate perdu dans ses prophéties que l’on comprend à la fin de l’épisode. Enfin, Superman dévoile ses plans pour la Terre, ce qui annonce un futur toujours aussi sombre pour la série et la Terre-2. L’équipe de Batman est très intéressante à suivre car personne ne se fait vraiment confiance et tous se méfient. Le seul point dérangeant est que Jimmy a réussi à hacker les fichiers de Terry Sloan alors qu’il est censé être une des personnes les plus intelligentes sur terre.Les dessins sont toujours aussi bons, et la présence de Robson Rocha pour certaines pages ne se fait pas sentir. Un très bon numéro pour commencer l’année.
NOTE
Detective Comics 27
A force d’en entendre parler et de voir circuler pléthores d’image à son sujet on était en droit d’attendre de pied ferme ce numéro anniversaire. Double anniversaire même puisque non seulement il célèbre le premier Detective Comics 27 de 1939 dans lequel le super-héros a donné ses premiers coups tout en marque le début des festivités pour les 75 ans de l’homme chauve-souris. Un événement hommage plutôt étonnant quand on connaît la volonté actuelle de l’éditeur de faire table rase de ce qui a été fait avant le reboot. Mais vu le casting royal d’artistes, auteurs et dessinateurs sur ce single d’une centaine de page, finalement, on est content que DC n’ait pas la mémoire trop courte. A retrouver ici dans cette anthologie qui ne ressemble en rien au raté Detective Comics 19 sept histoires tellement variées autant sur le genre que sur la qualité visuelle que tous les fans de Batman y trouveront forcément leur compte. Un argument de vente mais pas que, presque une démarche littéraire puisque pour ouvrir le bal, une réécriture moderne de la toute première histoire de Batman. Autant profiter de sa réédition par Urban dans son anthologie pour s’amuser à comparer les deux récits et ainsi appréhender le processus d’écriture d’un comics à notre époque. Sans parler de chaque histoire pour conserver un peu de suspense, il faut noter tout de même que Layman et Fabok propose une introduction au petit événement de la franchise Batman, Gothtopia, qui s’annonce plus que prometteur. L’idée de base est un classique mais le traitement proposé par le duo offre un moment de lecture incroyable à ne pas rater.NOTE
Green Arrow 27
Un numéro assez surprenant notamment grâce aux dernières pages qui changent les origines du héros lors de son passage sur l’île. Ce numéro alterne entre passé et présent. Oliver et Shado se retrouvent face au Shield Clan qui se finit par une simple fuite. Mais surtout on découvre qu’Oliver a été torturé lors de son premier passage sur l’île, et donc qu’il était loin d’être seul. Lemire fait aussi le lien avec Katana, qui était aux prises avec le Sword Clan et qui croise la route de Magus.Les dessins d’Andrea Sorrentino et surtout sa mise en page sont encore une fois excellents, même si son style peut en rebuter, mais il y a vraiment une inventivité dans chaque page. Les différences entre les cases du passé et celles du présent sont aussi bien démarquée, ce qui aide à la compréhension sans avoir besoin de texte.
Le seul point négatif est le rapprochement trop flagrant avec la série Arrow, notamment l’alternance passé/présent, mais aussi le fait que l’île soit apparemment loin d’être déserte.
NOTE
Euh...c'est presque ça
Batman/Superman 7
Fin de l’arc qui aura finalement déçu, si l’originalité d’avoir à lire le comics tourné passe plutôt bien, le scénario n’est vraiment pas à la hauteur. Suite à la « résurrection » de Batman, on a là un épisode de baston pure et dure pendant 15 pages. Les dernières permettent bien évidemment de tout remettre en place, notamment concernant Batman. On a aussi l’apparition d’un personnage sans charisme qui décide de tuer grâce au jeu vidéo sans véritable raison et que Superman va bien entendu aider alors qu'il est la cause de sa colère. Et enfin, le pire de tout, Batman nous signale que comme dans les jeux vidéo, Mongul n’était peut-être que le premier boss et qu’il y en aura un autre, soulignant encore plus le fait que cet arc n’aura servi à rien visiblement.Heureusement que les dessins de Brett Booth sont vraiment bons et sauvent ce numéro. Il faut que Parker se ressaisisse car sinon la série va vite perdre ses lecteurs. On verra donc si le crossover avec Worlds' Finest va remonter le niveau.
NOTE
Du côté de Forever Evil
Arkham War 4
Cet épisode n’est ni plus ni moins qu’une parodie d’une aventure du traditionnel Dynamic Duo composé de Batman et Robin. Sauf qu’ici le Malefic duo est incarné par un Bane qui dévoile enfin ses objectifs et un sidekick insolite dont la présence ravira les grands amateurs de continuité. Parodie d’autant plus assumée que le duo improbable s’en prend ouvertement aux aliénés d’Arkham, dans des scènes de combats qui n’ont rien à envier à celles du chevalier noir. L’occasion alors pour le scénariste Tomasi d’approfondir de façon presque anecdotique son récit et surtout de commencer à remplir les blancs qui avaient tendance à plomber l’intrigue. Toutefois, le même constat que précédemment s’impose, l’histoire n’évolue pas. Depuis le premier chapitre de cette mini-série il souffle le chaud et le froid, comme le coloriste qui joue toujours sur ces deux tonalités de couleurs, en avançant de façon hésitante, pour ne pas dire titubante, dans cette histoire, notamment en ce qui concerne le traitement de son protagoniste. Si le personnage conserve une mégalomanie exacerbée et rassurante pour le lecteur, celui-ci peut être perturbé au vu des actions perpétrées par ce vilain qui se donne tout demême des airs de chevalier défenseur des opprimés. A tel point que la discussion finale entre Bane et son associé semblerait presque comme forcée, sonnerait faux. Comme rien ne paraît jusque-là cohérent ni clair, il était alors de bon ton de bien expliquer les ambitions de Bane et aussi justifier l’omniprésence de la Cour des Hiboux et de ses Talons dans une scène qui arrive comme un cheveu sur la soupe.NOTE
Trinity of Sin : Phantom Stranger 15
Le crossover Blight prend un tout autre visage avec ce titre qui continue de mettre en avant Phantom Stranger grâce à DeMatteis qui parvient à l’isoler de la nouvelle Justice League Dark. Et par la même occasion à occulter l’omniprésence de Constantine dans cette aventure. Et donc à donner tout son sens à la série. Le protagoniste retrouve son statut de loup solitaire tout en rencontrant de nouvelles défaites. Les dialogues entre lui et sa bête noire sont toujours aussi incisifs et percutants, aucun mélo ne vient entacher les scènes parfaitement représentées par Blanco dont le style s’impose comme une évidence de mois en mois. Un épisode à découvrir en deux parties, la seconde n’étant que du pur plaisir pour les yeux et la lecture tellement les rebondissements et les promesses pour les prochaines intrigues se multiplient. On retrouve même un personnage disparu depuis la première année des New 52 et qui semblait rempli de potentiel. Et surtout, même en approfondissant ce crossover dans le crossover, on ne perd pas de vue le Syndicat du Crime dont l’un des membres s’offre un petit cameo ici, court mais subtil.NOTE
Commentaires