Les sorties du 22 janvier
Alors qu'All-New Marvel NOW! continue et voit cette semaine l'apparition d'une nouveauté très prometteuse, c'est Inhumanity qui fait un retour en force avec trois numéros tie-ins. Pour faire les choses comme il faut, nous avons donc décidé de donner toute la place qu'il mérite à ce petit événement que l'on finissait par oublier. FF se termine malheureusement de manière décevante et vient ternir le tableau de cette semaine franchement sympathique pour les marvel-boys.
N'oubliez pas le Zap'DC de DavIds, envahit par le plutôt moyen Blight, le mini-event dérivé de Forever Evil.
Pour ce nouveau départ, nous retrouvons l’équipe créative qui a fait le succès de la série depuis son lancement, à savoir Brian Michael Bendis au scénario, et des dessins de Stuart Immonen superbement colorisés par Wade Von Grawbadger.
Ce numéro est très classique mais rudement efficace. Une bonne partie de ce dernier met en scène un dialogue à l’occasion d’un repas entre trois X-Men originaux – Jean, Scott et Warren – exactement le genre de scène dans lequel le scénariste excelle, et c’est bien sûr toujours le cas. Il est assez intéressant de suivre un dialogue construit sur des non-dits et Bendis parvient même à nous faire imaginer ce que voit jean dans la tête de Scott de manière plutôt habile. Warren est la caution comique de la mise en scène, avec des mimiques faciales plutôt rigolotes, et force est de constater que le scénariste n’a rien perdu de sa verve, en concluant le dialogue par une réplique franchement savoureuse d’Angel.
La suite du numéro est plus classique au niveau scénaristique, mais Stuart Immonen prend admirablement le relai des mains de son partenaire en redoublant de talent au dessin. S’il est déjà très bon lors des dialogues, nul ne peut nier que ce dessinateur excelle lorsqu’il s’agit de montrer l’action. Grâce à un storytelling sans faille et un sens de la pose très au point, les dernières pages de ce numéro sont un régal. L’intensité diminuant en fin de numéro, c’est l’occasion parfaite pour le conclure en amenant le second groupe de protagonistes et autant dire que les Gardiens de La Galaxie apparaissent avec panache. Cette page finale est la promesse d’une histoire résolument cosmique qui devrait nous en mettre plein les yeux !
Difficile de rêver meilleur redémarrage donc, avec des artistes au sommet e leur art. On pourra peut-être juste pester contre le fait que ce numéro n’est sûrement pas le plus indiqué pour commencer la série pour un débutant total.
James Robinson réutilise habilement la recette qui a fait le succès du lancement de sa série Earth-2 il y a environ un an et demi chez la Distinguée Concurrence. Il emploie ici un schéma semblable en présentant un unique personnage et son passé pendant l’essentiel du numéro. Cela dit, il étoffe le casting dès les dernières pages de ce chapitre, et autant dire que du peu que l’on découvre dans ce premier numéro, cette série risque bien de s’imposer.
Robinson pose les bases de son récit de manière classique et évite l’erreur qu’il a parfois commis sur sa précédente série : ça parlotte moins. Il va très vite à l’essentiel et il n’y a pas vraiment de paroles en l’air dans ce numéro. Il gagne ainsi en efficacité et ce lancement se suit donc avec grand plaisir. Il faut également ajouté à cela les très bons dessins de Steve Pugh qui tout en étant classique bénéficient d’un trait sympathique. Le coloriste Guru eFX répond comme toujours présent, et sa palette de couleurs vives et chaudes donne énormément d’énergie à ce démarrage. On appréciera forcément aussi le talent du dessinateur pour les phases d’action ou les temps fort, comme le premier embrasement de Jim qui est une réussite totale.
En définitive, nous sommes face à un lancement de série plutôt classique mais géré de manière très efficace. Le scénariste va droit au but, le dessinateur nous montre sa grande efficacité dans tous les domaines et la colorisation donne encore plus d’impact à ses œuvres. Du tout bon, espérons que ça continue !
Conclusion de la série FF par Matt Fraction, et encore une fois nous avons quelque chose de confus, et même franchement décevant. Il n’y a absolument rien à dire du point de vue graphique avec le couple Allred toujours au top cela dit.
Ce qui est cependant plus gênant, c’est cette conclusion qui est loin d’être satisfaisante. Le scénariste nous donne l’impression d’avoir voulu y fourrer trop de choses, on ne sait pas exemple pas bien pourquoi le Tribunal Vivant se retrouve mêlé à cette histoire. L’apparition d’un tel être semble disproportionnée face à l’utilisation qu’a fait Doom de ses pouvoirs, qui il faut l’avouer était franchement restreinte par rapport au champ des possibles s’ouvrant à lui.
Bref, il ne semble pas y avoir de but précis, Matt Fraction mélange une volonté de révolutionner les particules pym à l’intervention d’entités cosmiques, tout en faisant l’erreur de nous montrer un Scott Lang au bord de l’abject . En effet, le scénariste nous fait presque ressentir de la peine pour un homme aussi mauvais que Dr Doom, qui n’en mérite pas une once. En faisant de son héros un bourreau, on a l’impression que la démonstration que ce dernier veut faire tombe en lambeau, au profit d’une empathie pour l’antagoniste dont on se serait franchement passé.
Dans cette conclusion, Matt Fraction instaure donc une sorte de malaise et ce n’est franchement pas ce que l’on peut attendre de la fin d’une telle série, qui est l’endroit parfait pour faire ressortir le côté enfantin de certains personnages tout en développant des intrigues sérieuses.
Inhumanity est l’occasion de marquer une petite pause dans l’arc en cours, iron Metropolitan, au grand dam des lecteurs qui en attendaient la suite. Fort heureusement, Kieron Gillen nous propose là l’un des tous meilleurs tie-ins d’Inhumnanity. Nous y découvrons un jeu homme qui se sent rejeté de sa famille et qui va d’ailleurs douter de sa filiation en constatant que tous ses proches sauf lui ont été encoconné et font donc désormais parti de la grande famille inhumaine. Parallèlement à cela, les anneaux du Mandarin sont toujours à la recherche d’hôtes, et en particulier l’anneau noir Nightbringer. De manière plutôt plaisante, Gillen va faire le choix de nous montrer le passage en revue des différents hôtes possibles pour l’anneau en faisant de lui l’espace de quelques pages le narrateur de l’histoire. Cela nous permet de voir quelques héros sous un angle différent.
Enfin, on ne peut passer à côté de la performance d’Agustin Padilla qui débarque sur la série avec son style propre et parvient à s’imposer immédiatement. Il faut avouer qu’il est particulièrement performant lorsqu’il s’agit de mettre en scène le mouvement, et Iron man étant une série qui bouge énormément, on ne va vraiment pas s’en plaindre ! Scott Hanna magnifie ses dessins, particulièrement à l’occasion des scènes dans la pénombre tandis que Guru eFX, toujours excellent coloriste est là pour assurer une certaine continuité graphique avec le reste de la série.
Bref, un numéro plutôt surprenant qui aborde le thème de la famille de manière intéressante et qui voit l’arrivée d’un artiste que l’on espère revoir plus souvent à l’avenir sur le titre !
Décidément, l’arc de cette série liée à Inhuanity se révèle franchement sympathique. Après nous avoir montré la lutte entre les plus grands cerveaux de la planète aboutissant à la décision de confier la mission à Bruce Banner d’essayer de contrer l’effet des brumes terrigènes, nos héros se retrouvent face à la déflagration de cette humanity bomb, et l’explosion affectant le temps, cela donne lieu à une scène d’action plutôt originale. Les héros se retrouvent confrontés à des événements se déroulant anormalement lentement ou rapidement, il n’y a donc pas d’ennemi physique mais il est impératif de sauver les civils.
Le dessinateur Jheremy Raapack se révèle très bon dans cet exercice, son style très précis et détaillé fait de cette scène un régal. Ce sont Sepulveda et Grummet qui lui succèdent mais force est de constater que ces derniers sont un cran en-dessous. Leurs dessins sont loin d’être moches mais ne possèdent pas cette précision au niveau du trait plutôt appréciable chez le premier. Cette deuxième partie est l’occasion de se tourner du côté des assistants de banner et plus précisément sur leur relation souvent conflictuelle. Nous savons déjà que la bombe de Banner n’a pas fonctionné et nous en avons là la preuve, avec un nouvel inhumain au pouvoir difficile à comprendre mais dont l’impact pique notre curiosité. Cependant, force est de constater que cette seconde moitié du numéro ne peut absolument pas rivaliser avec la première, en effet, on a bien plus de plaisir à suivre tous ces grands esprits face à une situation de crise plutôt que des petits jeunes qui se cherchent des poux. Heureusement, Mark Waid gère plutôt bien cela et parvient à accrocher le lecteur, mais surtout à la rassurer avec les -3 dernières pages qui rendent celles d’avant plus appréciables.
Au final, un autre tie-in plutôt plaisant. Inhumanity n’est pas un événement dont on se souviendra, mais il aura quand même permis de développer des histoires sympathiques.
Encore un numéro lié à un event et même si le lien est ténu, sa présence est un fait et oblige l’auteur à donner une certaine orientation à son histoire. Il est obligé de lier tant bien que mal sa série à l’événement en cours et nous perdons ainsi de précieuses pages qui auraient servir à encore plus établir l’équipe comme telle.
La série est toujours aussi prometteuse, les dessins de Greg Land sont plutôt convaincants, mais il manque toujours ce petit quelque chose indescriptible pour en faire une série à suivre… Pas un instant cette équipe n’a pas grandir dans son coin, fort heureusement ce sera le cas dès le prochain numéro. Cela dit, la dynamique de groupe augure de bonnes choses, avec des groupes bien distincts puisque l’équipe est composée de « vieux de la vieille », mais aussi des deux jeunes Power Man et White Tiger qui forment un duo franchement intéressant. Nous avons également des femmes fortes dans cette série qui espérons le prendront une place plus importante encore à l’avenir.
Le scénario de ce numéro est bien écrit bien qu’un peu classique, on apprécie surtout l’attitude de Spider-Man qui colle si bien au personnage. Nous avons également l’occasion de retrouver une Jennifer Walters sexy en diable, malheureusement ce qui se déroule dans les ruines d’Attilan ne semble pas avoir vraiment d’importance pour le moment. On a vraiment l’impression qu’il s’agit d’une scène qui s’est retrouvée là pour justifier le logo inhumanity sur la couverture du numéro et c’est bien dommage. D’accord, cela risque de donner lieu à un élément autour de la présence de ce faux Ronin au sein de l’équipe, mais cette dernière aurait pu facilement être expliquée autrement. On a vraiment l’impression que cette série est un peu victime du contexte éditorial ambiant qui l’étouffe un peu.
Ce numéro est donc sympathique mais la série manque d’air pour se développer correctement… cela tombe bien, elle devrait en avoir dans le prochain !
N'oubliez pas le Zap'DC de DavIds, envahit par le plutôt moyen Blight, le mini-event dérivé de Forever Evil.
Gare à toi si tu loupes ça !
All-New X-Men #22.NOW
Pour ce nouveau départ, nous retrouvons l’équipe créative qui a fait le succès de la série depuis son lancement, à savoir Brian Michael Bendis au scénario, et des dessins de Stuart Immonen superbement colorisés par Wade Von Grawbadger.Ce numéro est très classique mais rudement efficace. Une bonne partie de ce dernier met en scène un dialogue à l’occasion d’un repas entre trois X-Men originaux – Jean, Scott et Warren – exactement le genre de scène dans lequel le scénariste excelle, et c’est bien sûr toujours le cas. Il est assez intéressant de suivre un dialogue construit sur des non-dits et Bendis parvient même à nous faire imaginer ce que voit jean dans la tête de Scott de manière plutôt habile. Warren est la caution comique de la mise en scène, avec des mimiques faciales plutôt rigolotes, et force est de constater que le scénariste n’a rien perdu de sa verve, en concluant le dialogue par une réplique franchement savoureuse d’Angel.
La suite du numéro est plus classique au niveau scénaristique, mais Stuart Immonen prend admirablement le relai des mains de son partenaire en redoublant de talent au dessin. S’il est déjà très bon lors des dialogues, nul ne peut nier que ce dessinateur excelle lorsqu’il s’agit de montrer l’action. Grâce à un storytelling sans faille et un sens de la pose très au point, les dernières pages de ce numéro sont un régal. L’intensité diminuant en fin de numéro, c’est l’occasion parfaite pour le conclure en amenant le second groupe de protagonistes et autant dire que les Gardiens de La Galaxie apparaissent avec panache. Cette page finale est la promesse d’une histoire résolument cosmique qui devrait nous en mettre plein les yeux !
Difficile de rêver meilleur redémarrage donc, avec des artistes au sommet e leur art. On pourra peut-être juste pester contre le fait que ce numéro n’est sûrement pas le plus indiqué pour commencer la série pour un débutant total.
NOTE
All-New Invaders #1
James Robinson réutilise habilement la recette qui a fait le succès du lancement de sa série Earth-2 il y a environ un an et demi chez la Distinguée Concurrence. Il emploie ici un schéma semblable en présentant un unique personnage et son passé pendant l’essentiel du numéro. Cela dit, il étoffe le casting dès les dernières pages de ce chapitre, et autant dire que du peu que l’on découvre dans ce premier numéro, cette série risque bien de s’imposer.Robinson pose les bases de son récit de manière classique et évite l’erreur qu’il a parfois commis sur sa précédente série : ça parlotte moins. Il va très vite à l’essentiel et il n’y a pas vraiment de paroles en l’air dans ce numéro. Il gagne ainsi en efficacité et ce lancement se suit donc avec grand plaisir. Il faut également ajouté à cela les très bons dessins de Steve Pugh qui tout en étant classique bénéficient d’un trait sympathique. Le coloriste Guru eFX répond comme toujours présent, et sa palette de couleurs vives et chaudes donne énormément d’énergie à ce démarrage. On appréciera forcément aussi le talent du dessinateur pour les phases d’action ou les temps fort, comme le premier embrasement de Jim qui est une réussite totale.
En définitive, nous sommes face à un lancement de série plutôt classique mais géré de manière très efficace. Le scénariste va droit au but, le dessinateur nous montre sa grande efficacité dans tous les domaines et la colorisation donne encore plus d’impact à ses œuvres. Du tout bon, espérons que ça continue !
NOTE
A toi de voir, mais je t'aurais prévenu !
FF #16
Conclusion de la série FF par Matt Fraction, et encore une fois nous avons quelque chose de confus, et même franchement décevant. Il n’y a absolument rien à dire du point de vue graphique avec le couple Allred toujours au top cela dit.Ce qui est cependant plus gênant, c’est cette conclusion qui est loin d’être satisfaisante. Le scénariste nous donne l’impression d’avoir voulu y fourrer trop de choses, on ne sait pas exemple pas bien pourquoi le Tribunal Vivant se retrouve mêlé à cette histoire. L’apparition d’un tel être semble disproportionnée face à l’utilisation qu’a fait Doom de ses pouvoirs, qui il faut l’avouer était franchement restreinte par rapport au champ des possibles s’ouvrant à lui.
Bref, il ne semble pas y avoir de but précis, Matt Fraction mélange une volonté de révolutionner les particules pym à l’intervention d’entités cosmiques, tout en faisant l’erreur de nous montrer un Scott Lang au bord de l’abject . En effet, le scénariste nous fait presque ressentir de la peine pour un homme aussi mauvais que Dr Doom, qui n’en mérite pas une once. En faisant de son héros un bourreau, on a l’impression que la démonstration que ce dernier veut faire tombe en lambeau, au profit d’une empathie pour l’antagoniste dont on se serait franchement passé.
Dans cette conclusion, Matt Fraction instaure donc une sorte de malaise et ce n’est franchement pas ce que l’on peut attendre de la fin d’une telle série, qui est l’endroit parfait pour faire ressortir le côté enfantin de certains personnages tout en développant des intrigues sérieuses.
NOTE
Cette semaine dans Inhumanity !
Iron Man #20.INH
Inhumanity est l’occasion de marquer une petite pause dans l’arc en cours, iron Metropolitan, au grand dam des lecteurs qui en attendaient la suite. Fort heureusement, Kieron Gillen nous propose là l’un des tous meilleurs tie-ins d’Inhumnanity. Nous y découvrons un jeu homme qui se sent rejeté de sa famille et qui va d’ailleurs douter de sa filiation en constatant que tous ses proches sauf lui ont été encoconné et font donc désormais parti de la grande famille inhumaine. Parallèlement à cela, les anneaux du Mandarin sont toujours à la recherche d’hôtes, et en particulier l’anneau noir Nightbringer. De manière plutôt plaisante, Gillen va faire le choix de nous montrer le passage en revue des différents hôtes possibles pour l’anneau en faisant de lui l’espace de quelques pages le narrateur de l’histoire. Cela nous permet de voir quelques héros sous un angle différent.Enfin, on ne peut passer à côté de la performance d’Agustin Padilla qui débarque sur la série avec son style propre et parvient à s’imposer immédiatement. Il faut avouer qu’il est particulièrement performant lorsqu’il s’agit de mettre en scène le mouvement, et Iron man étant une série qui bouge énormément, on ne va vraiment pas s’en plaindre ! Scott Hanna magnifie ses dessins, particulièrement à l’occasion des scènes dans la pénombre tandis que Guru eFX, toujours excellent coloriste est là pour assurer une certaine continuité graphique avec le reste de la série.
Bref, un numéro plutôt surprenant qui aborde le thème de la famille de manière intéressante et qui voit l’arrivée d’un artiste que l’on espère revoir plus souvent à l’avenir sur le titre !
NOTE
Indestructible Hulk #18
Décidément, l’arc de cette série liée à Inhuanity se révèle franchement sympathique. Après nous avoir montré la lutte entre les plus grands cerveaux de la planète aboutissant à la décision de confier la mission à Bruce Banner d’essayer de contrer l’effet des brumes terrigènes, nos héros se retrouvent face à la déflagration de cette humanity bomb, et l’explosion affectant le temps, cela donne lieu à une scène d’action plutôt originale. Les héros se retrouvent confrontés à des événements se déroulant anormalement lentement ou rapidement, il n’y a donc pas d’ennemi physique mais il est impératif de sauver les civils.Le dessinateur Jheremy Raapack se révèle très bon dans cet exercice, son style très précis et détaillé fait de cette scène un régal. Ce sont Sepulveda et Grummet qui lui succèdent mais force est de constater que ces derniers sont un cran en-dessous. Leurs dessins sont loin d’être moches mais ne possèdent pas cette précision au niveau du trait plutôt appréciable chez le premier. Cette deuxième partie est l’occasion de se tourner du côté des assistants de banner et plus précisément sur leur relation souvent conflictuelle. Nous savons déjà que la bombe de Banner n’a pas fonctionné et nous en avons là la preuve, avec un nouvel inhumain au pouvoir difficile à comprendre mais dont l’impact pique notre curiosité. Cependant, force est de constater que cette seconde moitié du numéro ne peut absolument pas rivaliser avec la première, en effet, on a bien plus de plaisir à suivre tous ces grands esprits face à une situation de crise plutôt que des petits jeunes qui se cherchent des poux. Heureusement, Mark Waid gère plutôt bien cela et parvient à accrocher le lecteur, mais surtout à la rassurer avec les -3 dernières pages qui rendent celles d’avant plus appréciables.
Au final, un autre tie-in plutôt plaisant. Inhumanity n’est pas un événement dont on se souviendra, mais il aura quand même permis de développer des histoires sympathiques.
NOTE
Mighty Avengers #5
Encore un numéro lié à un event et même si le lien est ténu, sa présence est un fait et oblige l’auteur à donner une certaine orientation à son histoire. Il est obligé de lier tant bien que mal sa série à l’événement en cours et nous perdons ainsi de précieuses pages qui auraient servir à encore plus établir l’équipe comme telle.La série est toujours aussi prometteuse, les dessins de Greg Land sont plutôt convaincants, mais il manque toujours ce petit quelque chose indescriptible pour en faire une série à suivre… Pas un instant cette équipe n’a pas grandir dans son coin, fort heureusement ce sera le cas dès le prochain numéro. Cela dit, la dynamique de groupe augure de bonnes choses, avec des groupes bien distincts puisque l’équipe est composée de « vieux de la vieille », mais aussi des deux jeunes Power Man et White Tiger qui forment un duo franchement intéressant. Nous avons également des femmes fortes dans cette série qui espérons le prendront une place plus importante encore à l’avenir.
Le scénario de ce numéro est bien écrit bien qu’un peu classique, on apprécie surtout l’attitude de Spider-Man qui colle si bien au personnage. Nous avons également l’occasion de retrouver une Jennifer Walters sexy en diable, malheureusement ce qui se déroule dans les ruines d’Attilan ne semble pas avoir vraiment d’importance pour le moment. On a vraiment l’impression qu’il s’agit d’une scène qui s’est retrouvée là pour justifier le logo inhumanity sur la couverture du numéro et c’est bien dommage. D’accord, cela risque de donner lieu à un élément autour de la présence de ce faux Ronin au sein de l’équipe, mais cette dernière aurait pu facilement être expliquée autrement. On a vraiment l’impression que cette série est un peu victime du contexte éditorial ambiant qui l’étouffe un peu.
Ce numéro est donc sympathique mais la série manque d’air pour se développer correctement… cela tombe bien, elle devrait en avoir dans le prochain !
NOTE

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