La jeunesse de Max Eisenhardt enfin contée
Avec sa collection Marvel Dark, Panini Comics nous propose des récits réservés à un public mature dans une édition toute en sobriété. Malheureusement, la qualité des histoires sélectionnées est un peu en dent de scie. Cette histoire consacrée au pire ennemi des X-Men, devenu depuis quelques années leur allié, est-elle à ranger parmi le meilleur de ce que nous propose cette collection ?
Avec Le Testament, le scénariste Greg Pak s'est vu proposer le défi de raconter la jeunesse du Maître du Magnétisme. Il reprend les jeunes années du héros comme proposées dans X-Factor à la fin des années 1980. Le jeune homme que nous découvrons s'appelle Max Eisenhardt, il est le fils d'un vétéran de la Grande Guerre allemand et juif. Les années 1930 sont là et la situation des juifs d'Allemagne s'agrave très rapidement dans le récit. Tous les ingrédients sont là pour faire une bonne histoire qui nous prend aux trippes... Mais c'est bien là le problème.
En effet, la Seconde Guerre Mondiale, et en particulier le sort du peuple juif à cette époque, a été maintes fois immortalisée dans de grandes oeuvres. On peut en particulier mettre en avant le cinéma qui a pleinement rempli son devoir de mémoire avec d'excellents films comme la Liste De Schindler. Ce qui pose davantage de problème à ce Testament cela dit, c'est bien entendu la comparaison aux oeuvres ayant traité du sujet sur le même support. On pense évidemment à MAUS (éditions Flammarion), d'Art Spiegelman qui parvient à nous émouvoir sans pour autant chercher à nous apitoyer.
Dans ce récit de Pak, tout est montré de manière trop brute. On peut d'ailleurs faire aussi ce reproche aux couleurs utilisées par Matt Hollingsworth. Si les dessins de Carmine Di Giandomenico sont plutôt réussis, les couleurs supposées les mettre en valeur sont un peu ternes, ce qui vient une fois de plus souligner le caractère dramatique des événements. On ne souhaite pas de couleurs criardes bien sûr qui seraient totalement hors de propos, mais le travail d'Hollingsworth est très convenu.
Bref, un récit comme Le Testament nous rappelle ainsi que les comics ne sont plus vraiment écrits pour les enfants, mais nous rappelle qu'une approche moins frontale d'un sujet peut parfois aboutir à un résultat encore meilleur.
Ne vous méprenez pas, ce comic book est loin d'être mauvais, certaines scènes fonctionnent et Greg Pak parvient parfois à nous toucher, mais force est de constater qu'il ne va pas assez loin dans la démarche. Une oeuvre comme MAUS est boulversante, nous rappelle les heures sombres de l'histoire occidentale sans pour autant nous faire culpabiliser inutilement. Ce récit ne tire en plus absolument pas parti du fait que Max soit un Magneto en devenir. Il y avait sans doute quelque chose à creuser de ce côté là pour faire de ce comic book plus qu'un témoignage très convenu de la vie d'une famille juive à cette époque, comme le laissait penser la couverture de l'ouvrage.
Pour conclure, il est évident que Greg Pak n'était pas vraiment à la hauteur de la mission qui lui avait été confiée. Au lieu de chercher à proposer un récit historique qui aurait gagné à avoir un grain de folie super-héroïque, ce dernier s'enlise dans un témoignage qui met en lumière une partie de la vie de Magneto qui ne gagnait pas à être montrée. La situation du peuple juif lors de la Seconde Guerre Mondiale est en effet un élément connu de tous, ce récit ne fait donc que reprendre ce qu'on voit dans tout bon manuel scolaire d'histoire, en le mettant en image d'une manière absolument pas originale non plus.
[conclusion=2,5][/conclusion][onaime]- Un comic book pour adultes
- Un sujet audacieux[/onaime][onaimepas]- Pas original pour un sou
- L'accumulation de clichés
- Très faible face à la concurrence[/onaimepas]
[galerie2]http://www.mdcu-comics.fr/upload/news/news_illustre_1404728230_719.jpg[/galerie2]
Avec Le Testament, le scénariste Greg Pak s'est vu proposer le défi de raconter la jeunesse du Maître du Magnétisme. Il reprend les jeunes années du héros comme proposées dans X-Factor à la fin des années 1980. Le jeune homme que nous découvrons s'appelle Max Eisenhardt, il est le fils d'un vétéran de la Grande Guerre allemand et juif. Les années 1930 sont là et la situation des juifs d'Allemagne s'agrave très rapidement dans le récit. Tous les ingrédients sont là pour faire une bonne histoire qui nous prend aux trippes... Mais c'est bien là le problème.
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En effet, la Seconde Guerre Mondiale, et en particulier le sort du peuple juif à cette époque, a été maintes fois immortalisée dans de grandes oeuvres. On peut en particulier mettre en avant le cinéma qui a pleinement rempli son devoir de mémoire avec d'excellents films comme la Liste De Schindler. Ce qui pose davantage de problème à ce Testament cela dit, c'est bien entendu la comparaison aux oeuvres ayant traité du sujet sur le même support. On pense évidemment à MAUS (éditions Flammarion), d'Art Spiegelman qui parvient à nous émouvoir sans pour autant chercher à nous apitoyer.
Dans ce récit de Pak, tout est montré de manière trop brute. On peut d'ailleurs faire aussi ce reproche aux couleurs utilisées par Matt Hollingsworth. Si les dessins de Carmine Di Giandomenico sont plutôt réussis, les couleurs supposées les mettre en valeur sont un peu ternes, ce qui vient une fois de plus souligner le caractère dramatique des événements. On ne souhaite pas de couleurs criardes bien sûr qui seraient totalement hors de propos, mais le travail d'Hollingsworth est très convenu.
Bref, un récit comme Le Testament nous rappelle ainsi que les comics ne sont plus vraiment écrits pour les enfants, mais nous rappelle qu'une approche moins frontale d'un sujet peut parfois aboutir à un résultat encore meilleur.
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Ne vous méprenez pas, ce comic book est loin d'être mauvais, certaines scènes fonctionnent et Greg Pak parvient parfois à nous toucher, mais force est de constater qu'il ne va pas assez loin dans la démarche. Une oeuvre comme MAUS est boulversante, nous rappelle les heures sombres de l'histoire occidentale sans pour autant nous faire culpabiliser inutilement. Ce récit ne tire en plus absolument pas parti du fait que Max soit un Magneto en devenir. Il y avait sans doute quelque chose à creuser de ce côté là pour faire de ce comic book plus qu'un témoignage très convenu de la vie d'une famille juive à cette époque, comme le laissait penser la couverture de l'ouvrage.
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Pour conclure, il est évident que Greg Pak n'était pas vraiment à la hauteur de la mission qui lui avait été confiée. Au lieu de chercher à proposer un récit historique qui aurait gagné à avoir un grain de folie super-héroïque, ce dernier s'enlise dans un témoignage qui met en lumière une partie de la vie de Magneto qui ne gagnait pas à être montrée. La situation du peuple juif lors de la Seconde Guerre Mondiale est en effet un élément connu de tous, ce récit ne fait donc que reprendre ce qu'on voit dans tout bon manuel scolaire d'histoire, en le mettant en image d'une manière absolument pas originale non plus.
[conclusion=2,5][/conclusion][onaime]- Un comic book pour adultes
- Un sujet audacieux[/onaime][onaimepas]- Pas original pour un sou
- L'accumulation de clichés
- Très faible face à la concurrence[/onaimepas]

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