Comme depuis le lancement de sa nouvelle série, The Punisher continue sur sa lancée en nous proposant un nouveau numéro de très bonne facture. Face au nouveau Cap', nous verrons si Franck Castle peut poursuivre sa mission.
La diffusion d'une revue sur le Punisher est toujours un évènement en soi. On sait ce que l'on va y trouver (action, sang...) et ce que l'on va y perdre (notre patience... en attendant la suite). Depuis le début, la série n'a de cesse de nous impressionner. Le caractère de notre justicier à la tête de mort est disséqué au travers des nombreuses situations auxquelles il a affaire. Franck Castle n'est plus (depuis très longtemps) un gros bourrin qui balance des salves de munitions pour satisfaire un public en attente de voir l'illustration d'un mafieu avec une balle dans le crâne.
Pour autant, lire un numéro de la série, c'est avant tout s'aventurer dans ses problèmes que lui apportent sa notion de justice ! Car des problèmes, il va continuellement en avoir et surtout lorsque son envie de faire sa justice auprès de très hauts placés du gouvernement américain est au maximum. Mais s'attaquer à ce type de personne envoie un message très clair : le Punisher défie les bases mêmes du pays. Toucher à l'Amérique et à ses représentants ne pouvait que lui octroyer un adversaire des plus ...bannièrés...
Alors, on le sait tous, ce All-New Captain "Sam Wilson" America n'arrive pas à remplacer dans notre coeur Steve Rogers, mais si il y a une chose qu'on ne peut lui enlever, c'est son addiction à vouloir continuer à perpétrer le message de l'homme au bouclier : Honneur, Justice, Loyauté.
Et la loyauté, dans sa définition la plus extrême, est à l'ordre du jour dans cette suite. Un Punisher acquis à la cause de sa justice, face à un héros acquis à la cause de la justice, mais chacun avec ses solutions. L'idée est bonne et elle le sera encore plus avec au pinceau Gerads, toujours attentif à exprimer au mieux l'action et la ligne directrice scénaristique de Nathan Edmondson, infatigable dans sa perception de ce Punisher face à ses idéaux.
On a devant nous deux héros qui représentent à eux seul la définition de justice et on est tenté de prendre parti pour l'un et pour l'autre.
Edmondson est là depuis le début de cette série. On a toujours eu un moment où l'on s'est dit que comme toutes les autres séries qui fonctionnenet plutôt bien, on aura le droit d'avoir deux ou trois numéros qui vont manquer singulièrement de pêche et apporter son lot de lourdeur scénaristique, en attendant de rebondir sur autre chose. Pour l'instant cela n'a jamais été le cas. Ce duo Edmondon/Gerads fonctionne vraiment et qui plus est dans la durée.
Alors que Franck Castle est aux prises avec les soldats du gouvernement et Captain America, on a le droit à cette spécialité : ces phylactères qui contiennent les pensées de notre protagoniste. On est au plus proche de l'action et on fait le décompte de ce possède Castle en terme d'armes avant la finalité de l'action engagé par Wilson.
C'est crescendo, c'est une montée en puissance à chaque fois entre les "bulles" et les dessins, c'est addictif.
Et au travers de tout ceci, on se rend compte d'une chose. On a devant nous deux héros qui représentent à eux seul la définition de justice et on est tenté de prendre parti pour l'un ou pour l'autre. La dernière fois que je me suis pris au jeu c'était lors des èvènements de World War Hulk, où j'avais clairement choisi mon camp... Ici, la même, connaissant les antécédents à ce numéro, on se dit que Wilson n'est clairement pas celui sur qui il faut miser.
On assiste alors à un enchainement de combat air, sol puis air de nouveau puis sol enfin, le tout avec des échanges très "moralisateurs" chacun défendant ce pourquoi il est là aujourd'hui et ce pourquoi il est tel qu'il est actuellement. Le rapport de force n'est donc pas que physique, il est aussi moral. Le choix des mots de Edmondson est d'excellente facture, à ce titre.
Le plus difficile dans tout cela est qu'une nouvelle fois, on avale les pages à une vitesse étouffante. On a envie de savoir ce qui passe par la suite, vite lire, vite admirer les dessins pour vite se concentrer sur la page suivante que l'on va vite avaler à grande vitesse...pour arriver à la page 16, où l'on comprend et admet ce que l'on a toujours eu peur de comprendre et d'admettre et ce, depuis le début pour un héros tel que le Punisher.
Alors, on s'avance lentement mais sûrement (ce qui nous permet de reprendre quelque peu notre souffle) vers cette maudite page 22, qui nous met de nouveau devant le fait accompli : attendre un mois pour dévorer le prochain numéro.
En Résumé
Points forts
Les dessins de Gerads, toujours aussi dynamiques
Le duel Punisher-Cap'
Une conclusion bien menée...
Points faibles
...mais qui pourrait sembler un peu hâtive pour certains
Encore un numéro réalisé avec brio par le duo Edmondson-Gerads, qui amène une conclusion tranchante mais réaliste sur la conception des valeurs de notre héros.





Commentaires
Honnêtement, je suis un grand fan du Punisher. Mais encore plus de celui de Edmondson et de Gerads. Il y a un fil conducteur scénaristique qui, personnellement, me tient en halène et exergue mon engouement sur cette série. Après, tu adores ces deux personnages, tu peux foncer déjà sur le trimestriel de fin d'année Panini Marvel Saga sur le Punisher qui regroupe les 6 premiers numéros.
Edmondson fait du très très bon Punisher!