Panini Comics profite de la sortie de Doctor Strange au cinéma pour éditer ou rééditer des tomes consacrés au Sorcier Suprême. C’est le cas du récit Le Début et la Fin donc il est question ici. Récit paru en 2005, l’arc est écrit par J. Michael Straczynski et Sara Barnes et dessiné par Brandon Peterson. Le tome originellement paru en 100% est réédité dans la collection Marvel Dark.
L’histoire est très simple, on suit les origines de Doctor Strange sur une durée assez longue, puisqu’on le suit de ses études jusqu’à son accession au titre de Sorcier (pas encore Suprême). JMS prend bien le temps d’installer le personnage sur deux numéros avant de faire véritablement apparaître la magie. On voit du coup son changement de caractères entre ses études et sa renommée, le récit se déroulant sur plusieurs années. Cela permet de comprendre bien plus le personnage mais du coup, on ne l’apprécie pas forcément à cause de son côté arrogant.
L’auteur prend aussi le temps d’installer d’autres personnages dès le premier chapitre comme Wong ou Devon qui auront leur importance pour la suite. Wong se révèle être tel que nous le connaissons, fidèle à Strange qu’il a attendu pendant de nombreuses années suite à sa promesse de revenir le voir. C’est par contre assez surprenant qu’il ne lui en veuille pas de ne pas être revenu après tant de temps, ça en ferait presque un personnage naïf, ce qu’il ne semble pas être dans le reste de l’histoire. L’accident qui lui fera perdre l’usage de ses mains arrive assez tôt et permet de voir une nouvelle facette du personnage.
C’est seulement à partir du troisième chapitre que le côté mystique arrive et JMS ajoute des personnages comme l’Ancien, Mordo et Clea afin de plonger Strange dans le magie. Et avec cela l’histoire avance très rapidement, et c’en est presque dommage. Strange semble arriver à maîtriser très rapidement la magie alors qu’il n’y connaissait rien, ça enlève un peu de crédibilité au scénario et JMS nous avait habitué à plus de subtilité. Par contre, le fait de créer des armes à partir de la magie pour les combats est une bonne idée, et permet des bastons plus visuelles que de simples sorts. On a quand même le droit à des surprises et retournements de situation bien amenés et d’autres que l’on attendait si on connait un peu les personnages gravitant autour de Strange comme Mordo. Mais le contrat est rempli, Straczynski signe une belle histoire qui se dévore en une seule fois, même pour un lecteur en chapitre comme moi car les cliffhanger donnent envie de voir la suite sans être extraordinaires.
Pour la partie graphique, Brandon Peterson de 2005 n’a rien à voir avec celui d’aujourd’hui et c’est une très bonne chose. Après son trait change, mais je le trouve bien meilleur que sur ces travaux récent comme Age of Ultron ou Uncanny Inhumans. Les personnages sont bien dessinés et sont expressifs, les décors sont travaillés, les démons ne sortent pas de l’ordinaire mais sont bien représentés. On peut aussi saluer la mise en forme de la magie qui sur certaines cases donne de très bons résultats. Concernant l'édition de Panini, je suis assez surpris que le réédition ne soit pas dans un 100% mais intègre la collection Marvel Dark qui est d'habitude réservée à des récits sombres ou sur les vilains (Magnéto, Carnage, Venom, Wolverine et Deadpool).
En Résumé
Points forts
- Des personnages attachants
- Brandon Peterson meilleur que maintenant
Points faibles
- Pourquoi pas un 100% ?
Cette histoire permet de (re)découvrir les origines du Doctor Strange. JMS a la bonne idée de partir de bien plus loin dans le passé et pas juste de l'accident qui lui fait perdre l'usage de ses mains. Cela permet la mise en place d'élément qui reviennent dans l'histoire à certains moments. On passe un agréable moment de lecture. Les dessins sont aussi très bons.






Commentaires
Une modernisation de l'origine du Dr Strange qui aurait été vachement bien en tant que version Ultimate quand j'y repense
Le titre est très évocateur "le début et la fin"... mais dommage tout de même..