Deuxième review pour aujourd'hui : Revival, édité par Delcourt. Cette fois, il s'agit du Tome 8 : Reste encore un peu. Le numéro est écrit par Tim Seeley et est dessiné par Mike Norton. Il est sorti le 21 février pour 15.95 euros et contient Revival #42 à #47.
La petite ville tranquille de Wausau, en plein cœur du Wisconsin, est frappée par la renaissance stupéfiante des morts. C'est à l'officier Dana Cypress de gérer les médias, les fanatiques et surtout une quarantaine imposée par le gouvernement. Il règne un goût d'anarchie oû la violente répression militaire tente d'imposer l'ordre parmi les vivants et les réanimés. Au centre, deux sœurs, Dana et Em, qui est ranimée, tentent d'échapper aux militaires et évoluent au milieu d'une communauté apocalyptique.
Côté histoire, Seeley reprend un peu les mêmes ingrédients servis jusque-là. Le rythme est plutôt lent mais le tout reste pour le moins jouissif. A côté de ça, dernier volume oblige, les révélations sont un peu plus nombreuses et les scènes d'action sont bien plus présentes. Preuve en est, les militaires, les armes à feu et autres joyeuseries sont monnaie courante. Pour autant, le scénariste continue d'éviter la surenchère inutile et les marres de sang, ce qui n'est pas plus mal dans le sens où il ne nous a jamais habitué à cela auparavant.
En parallèle à tout ce qui fait Revival, le scénariste met en avant de nouvelles choses. Le suspense est bien géré mais, surtout, les révélations sont (enfin) un peu plus nombreuses. C'est notamment le cas de Lester qui aura été un personnage très particulier du début à la fin. Le loup parmi les hommes tombe le masque et la révélation finale est plutôt sympathique.Pour autant, le chemin choisi par le scénariste reste assez flou en début de volume ce qui fait que l'on ne sait pas vraiment comment cela va finir. Et si certains se posent la question, la réponse est oui, le résultat final est plutôt satisfaisant.
Finalement, le seul reproche que l'on pourrait faire est que l'oeuvre au sens large manque un peu d'ambition. Cela manque de page un peu plus tape à l'oeil, de révélations plus décisives et autres prises de risques. Certaines scènes ont beau sortir du lot, Seeley continue son chemin sans remise en question. Un côté positif pour certains, un manque pour d'autres. A vous de faire votre choix.
Concernant les dessins et la colorisation, la qualité est toujours au rendez-vous. Les décors sortent fréquemment du lot tout comme certains visages dont les émotions sont bien représentées. Enfin, le découpage, sans être extraordinaire, apporte fréquemment un beau soutien à l'ensemble du récit. Le tout permet à certaines planches de tirer leur épingle du jeu et de donner en suspense ou en dynamisme suivant le cas.
Dernier volume oblige, nous avons plusieurs choses à nous mettre sous la dent pour ce huitième volume. Il y a une magnifique postface de Tim Seeley qui transpire la sincérité, des mots vraiment touchants. Nous avons ensuite plusieurs covers et, enfin, un sketchbook. Ce dernier n'offre pas de nombreux éléments mais reste sympathique à découvrir.
Pour terminer cette review, je vous propose un petit extrait de la postface : C'est fini. Une vie s'achève. C'est cela que j'ai l'impression d'avoir vécu, avec l'écriture de Revival. Une vie entière […]. Mais j'aime à penser que Revival continuera à vivre bien après ma disparition, chaque fois que vous le lirez, qui que vous soyez, où que vous viviez. Quelle que soit la façon dont vous avez partagé cette histoire avec moi, Mike, Mark, Crank ! Et Jenny. De ce point de vue, peut-être que Revival est immortel. De ce point de vue, peut-être que l'histoire ne s'achève jamais.
En Résumé
Points forts
- Lester
- Les bonus
- Les dessins
- La colorisation
Points faibles
- Rien de franchement mémorable
Une série en huit tomes qui fait le travail. Sympa à découvrir et à suivre mais pas un incontournable du genre.






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