La review du jour est un titre proposé par Urban Comics : DC Univers Rebirth : Le Badge. L'équipe créative est composée de Tom King, Joshua Williamson, Jason Fabok et Howard Porter. Il est sorti le 13 avril pour 13,75 euros et contient les titres US Batman #21-22 + Flash #21-22.
Depuis le retour de Wally West, Batman et Flash enquêtent sur la mystérieuse entité qui a enlevé dix ans aux super-héros de la Terre. Le Chevalier Noir a même trouvé au sein de sa batcave un indice intrigant : un badge jaune taché de sang. Mais leur investigation se trouve compromise lorsque l'ennemi juré de Flash, le professeur Zoom, réapparait et attaque violemment Batman.
Derrière ce comics au faible nombre de pages et au nom assez surprenante, Le Badge, vous avez en réalité un comics extrêmement important. Extrêmement important vis-à-vis de ce qui s'est passé mais également vis-à-vis de ce qui va arriver. Pour faire simple, cet opus se situe entre Flashpoint (puis le DC Rebirth qui s'en suit) et Doomsday Clock, le gros event à venir (si vous passez fréquemment sur MDCU, vous n'avez pas pu manquer la promo de ce dernier tant DC avait mis les bouchées doubles). Autant dire que si les révélations ne s'enchaînent pas, le récit reste fondamental pour celui qui désire avoir toutes les pièces du puzzle.
Le récit commence très fort avec un premier chapitre d'anthologie dans la batcave. La tension est palpable et renforcé avec l'apparition du compteur de secondes à chacune des cases. Un moyen de briser le quatrième mur ? Même pas ! C'est tout simplement Batman qui compte les secondes dans sa tête jusqu'à l'arrivée des renforts. Une scène qui montre immédiatement le ton de l'ensemble de l'ouvrage.
Au fil des chapitres, plusieurs constats sont rapidement faits. Le premier, c'est que tout ce qui est dit n'est pas d'une importance capitale. On peut même dire qu'il y a un petit passage à vide en milieu d'opus (un peu dommage vu le nombre total de pages). Par contre, les séquences émotions sont là et bien là. On n'ira donc pas jusqu'à dire que l'on s'ennuie, loin de là. Certains pourraient même dire que le scénariste fait sa petite histoire sans en faire des caisses et c'est, effectivement, tout-à-fait possible. L'autre constat que l'on peut faire, c'est que King s'est creusé la tête. Ce n'est pas forcément facile de passer derrière Johns est encore moins de lier deux travaux de Johns mais le résultat final est plutôt bon. Le lien avec Flashpoint est évident et offre plusieurs scènes grandioses comme la rencontre des deux Batmen, les clins d'oeils s'enchaînent, et le lien avec le Doomsday Clock à venir est pour le moins évident. Dès lors, il s'agit donc d'une mission accomplie pour King.
Pour le reste, on notera des scènes assez incroyables autour de Thawne (comme souvent), un excellent découpage, des dialogues qui ne sont pas forcément extraordinaires mais qui ont le mérite de très bien s'enchaîner.
Côté dessin, l'intégralité de l'opus est bon bien que Fabok soit légèrement au-dessus de Porter pour le coup. Cela se ressent rien qu'avec les covers. Porter a fréquemment un petit manque de finesse dans les poses des personnaes voire dans certains visages, chose qui ne pose aucun souci à Fabok. La colorisation est également exceptionnelle notamment lors des scènes avec le tapis cosmique. Les mouvements des personnages lors des scènes de combat sont également à souligner. Sublimes covers.
A noter qu'Urban Comics vous propose en bonus un petit teasing de Doomsday Clock. Pour être plus précis, vous avez droit à six planches ainsi qu'à une petite explication (voir ci-dessous). Une bien belle initiative lorsque l'on sait que le grand public, qui ne suit pas forcément la logique des différentes parutions, pourrait très bien se perdre en route.
Teasing d'Urban Comics :
Avec la réapparition de Jay Garrick, LE BADGE amorce le retour de la première équipe de super-héros, la Société de Justice. Mais l'épiloque montre également la main bleue du Docteur Manhattan saisir le badge du Comédien avant que celui-ci se fonde avec le symbole de Superman. La rencontre est proche entre les deux univers : celui des héros DC et celui de WATCHMEN. Cette collision va se produire dans un récit à venir, DOOMSDAY CLOCK, écrit par Geoff Johns et dessiné par Gary Frank.
En Résumé
Points forts
- L'importance du récit
- Dans la continuité de Flashpoint
- Les dessins
- Les explications complémentaires d'Urban Comics
Points faibles
Un récit qui permet de mettre en place les différentes pièces du puzzle Flashpoint/Rebirth afin de se préparer sereinement à Doomsday Clock.




Commentaires
Après j'ai été très déçu par Howard Porter que j'avais connu en bien meilleure forme sur justice league...
Pour Jay/Flash :
Mais c'est vrai qu'en y repensant, ça fait écho à Barry durant Crisis.
Et on m'enlèvera pas de la tête que la JSA a dû subit la même chose que les Titans, quelqu'un ou quelque chose les a piéger dans une autre dimensions et en effet secondaire bah tout le monde les a oubliés. Je pense que c'est la faute de Johnny Thunder. Comme dans l'univers classique, la JSA a été menacé par le gouvernement américain d'être enfermé si ils se démasquaient pas, peut-être que Johnny a eu peur et pour "sauver" ses coéquipiers, il a conclut un pacte assez malsain.
Pour johnny Thunder et Saturn Girl c'est vrai que je n'ai pas songé à leur participation dans l'intrigue mais Saturn Girl vu son époque de provenance doit surement être la clé pour dénouer ce mystère mais Johnny Thunder par contre je me questionne sur pourquoi il en est là.... en tout cas Doomsday Clock m'intrigue fortement et j'espères que l'attente vaudra le coup :)