La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit de Lobo : Le dernier Czarnien écrit par Keith Giffen et Alan Grant et dessiné par Simon Bisley. Il sortira le 5 juin 2026 (demain donc) pour 15€. Il contient les titres US Lobo #1-4.
Dernier survivant de la race des Czarniens, le chasseur de primes le plus déjanté de la galaxie poursuit sa route à travers l'espace, entre contrats juteux et la protection de ses amis les dauphins. Mais lorsqu'une biographie non autorisée sort à son sujet, Lobo se met sur la trace de son auteur pour lui faire rentrer dans le crâne la signification du concept de "vie privée"... Malheureusement pour lui, c'est le moment que choisit Vril Dox pour l'envoyer convoyer une prisonnière très spéciale : la propre institutrice de Lobo !
Un de ces jours, je sens que je vais disperser quelqu'un, façon puzzle.
Lobo : Le dernier Czarnien est une très bonne surprise. Il s'agit d'un ouvrage qui fait très souvent sourire sans pour autant tomber dans le piège de la multiplication des prétextes pour susciter une réaction de la part du lecteur. Non, on suit Lobo dans sa mission barrée, c'est juste que Lobo est fidèle à lui-même, ce qui relève plus de l'écriture du personnage que de l'enchaînement de vannes. Le principe de l'institutrice est drôle et est utilisé comme rebond scénaristique à plusieurs reprises notamment lors de l'excellente scène de la dictée sacrée. Toujours pour jouer avec le côté "instituteur", le comics est entrecoupé des anciens bulletins et des anciennes observations des professeurs vis-à-vis de notre cher Lobo. Ici encore, non seulement c'est drôle mais c'est aussi à propos.
Bien sûr, en terme de scénario, il ne faut pas chercher bien loin. Lobo a une mission, amener une personne d'un point A à un point B sans trop l'abîmer. Est-ce que l'on s'attendait à autre chose ? Pas vraiment, d'autant plus que le récit est court. A peine quatre numéros. Malgré cela, le récit s'enchaîne bien, les rebondissements sont sympathiques et le rythme est assez incroyable. On en aurait presque demandé plus mais il ne faut peut-être pas abuser des bonnes choses comme dirait l'autre.
"J'ai besoin de la prisonnière vivante". 'Dedieu, il me fait le coup à chaque fois. Son disque est rayé.
Pour ce qui est du dessin, c'est vieux, brouillon parfois même moche. Et malgré les apparences, cela colle parfaitement au personnage. Il y a une dimension un peu crasseuse qui passe du feu de Dieu sur ce titre. Le côté "allons à l'essentiel" mêlé aux déformations des personnages qui frôlent parfois le cartoon dans les scènes d'action apportent également un réel plus à l'ouvrage. Bien sûr, cela ne va pas plaire à tout le monde. On pourrait même dire que, pour le coup, le feuilleter ne serait pas la meilleure des idées. Le feuilleter avant de véritablement le lire, c'est peut-être prendre le risque de le juger un peu trop rapidement. Une fois n'est pas coutume, il vaudrait peut-être mieux juste... se laisser tenter.
Mention spéciale à l'institutrice mademoiselle Tribb qui, visuellement parlant, coche toutes les cases de la parfaite institutrice d'antan. C'est particulièrement drôle.
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En Résumé
Points forts
- Drôle sans forcer
- La carte de l'institutrice qui est jouée à plusieurs reprises
- Les bulletins de Lobo
- La partie graphique crasseuse qui colle bien au personnage
Points faibles
- La partie graphique peut diviser alors qu'encore une fois... elle colle tellement bien !
Lobo : Le dernier Czarnien est une excellente surprise.




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