La review du jour est un titre proposé par Delcourt. Il s'agit de l'intégrale de Solo, regroupant les tomes 1 à 3, écrite et dessinée par Oscar Martin. Il sortira le 11 juin pour 29,95 euros.
Sur une Terre ravagée où règne la loi du plus fort, Solo doit devenir le guerrier ultime pour survivre. Une quête initiatique sanglante à redécouvrir dans l'intégrale du premier cycle de la saga culte.
De son départ du foyer familial à son combat pour sauver celle qu'il aime, suivez la destinée sanglante de Solo. Dans un monde où l'attachement est une faiblesse mortelle, le héros devra transcender sa condition pour protéger les siens et former un disciple. Retrouvez les trois tomes du premier cycle : le parcours initiatique, visuellement époustouflant, d'un survivant face à la barbarie du monde cannibale.
Solo est une série qui a rencontré son public. La série principale étant terminée, Delcourt en profite pour la rééditer en version intégrale. Celle-ci est une bonne affaire, puisque le premier volume contient les trois premiers tomes pour moins de 30€. C’est le bon moment pour s'y mettre ! L’album présente en plus une belle couverture avec vernis sélectif. L’univers Solo n’est pas fini, puisque des spin-offs sortent encore, comme le tome 3 de Solo - Chemins tracés dont la critique arrive bientôt, mais la série principale est l'œuvre d’un seul homme : Oscar Martin.
Solo est aussi le nom du personnage principal de la série. Il s’agit d’un rat anthropomorphe. En effet, dans cet univers, il y a plusieurs camps d’animaux : les rats, les chats, les chiens… Nous sommes a priori dans un monde post-apocalyptique, où les animaux sont devenus anthropomorphes, et les humains ont perdu leur domination du vivant. Tout ça ne nous est pas vraiment expliqué, puisque le narrateur de ce monde est Solo qui est très jeune au début de la série. En effet, il vit avec ses parents et ses frères. Il est l'aîné et part chasser avec son père. Seulement, les conditions sont difficiles, et il est en âge de quitter la maison pour explorer le monde. Du coup, il doit partir vivre sa vie, et subvenir seul à ses besoins.
Une des qualités de la série est son dessin, d’un style très cartoon. C’est normal, car le dessin de Martin est issu de l’animation, et on a l’impression de voir des rats sortis de dessins animés Disney. Pourtant, dès les premières planches, on se rend compte que l’univers est dur. Très dur. C’est la survie du plus fort. Lorsque Solo quitte la maison sans se retourner, on comprend bien que l’histoire est résolument adulte, et difficile. La première impression s’estompe donc. Au début, c’est tout de même assez étrange d’avoir cet univers sombre, sans espoir, et des dessins aussi cartoonesque. Pourtant, on s’habitue, et petit à petit, on se laisse happer par l’ambiance absolument géniale de la BD. Il faut dire aussi que son trait s’affine de tome en tome, et l’évolution du dessin se voit bien dans une intégrale.
L’autre grosse qualité de la série est son ambiance. La civilisation est décimée, c’est la loi du plus fort. Tout est désespoir et lutte pour la survie. Il y a quelques facilités de scénario, surtout des inspirations assez classiques, notamment au début, lorsque Solo devient esclave et gladiateur. Cependant, l’écriture est bonne avec des tournures bien trouvées. Les descriptions sont parfois assez jolies, voire poétiques. Les pensées de Solo permettent d’avoir des détails sur le monde et ses dangers. Le côté négatif, c’est une certaine monotonie de la narration qui s’installe, mais qui colle finalement bien à l’état d’esprit du héros qui est un personnage peu bavard, et bourru par sa solitude.
Ces aspects permettent à l’auteur de créer et développer un univers captivant. Il est bien travaillé, avec pleins de petits détails malins, et une bonne cohérence. Dans ce monde post-apocalyptique, chaque camp représente une espèce animale, avec un background travaillé. Les spécificités de l’espèce sont pris en compte. Par exemple, les rats ne sont pas grands, mais certains aspects de leurs comportements sont aussi inspirés de l’animal que l’on connaît. Il y a aussi des mutants, ce qui donne une idée de ce qui a pu se passer dans cet univers. L’intégrale reprend notamment les bonus du premier tome, avec la description des différentes populations du monde.
Cette intégrale aura un second tome avec le deuxième et dernier cycle. Cependant, l’histoire qu’elle contient a une conclusion. Cet album est donc une belle réussite qui mérite d’y jeter un oeil. Le côté animation des dessins permet un dynamisme dans les planches, une fluidité dans les mouvements et des combats irréprochables. La quête d’identité de Solo débute dès sa jeunesse, et il va vivre des moments très durs. La lecture est captivante, brutale et sans pitié. Ce premier cycle méritait bien cette réédition.
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En Résumé
Points forts
- L'ambiance immersive
- Un univers riche
Points faibles
Cette intégrale du premier cycle de Solo est la parfaite occasion pour découvrir l'univers riche et brutal d'Oscar Martin. Une lecture captivante et marquante !


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